Empire byzantin

L’empire chrétien d’Orient, plus communément appelé Empire romain d’Orient ou Empire byzantin, est l’état apparu vers le IVe siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux [1]Durant le IVe siècle, l’Empire romain se partage en deux parties : l’Empire romain d’Occident et l’Empire romain d’Orient. Si le premier disparaît au siècle suivant sous le coup des invasions germaniques, de la création de royaumes sur son territoire et d’autres raisons plus complexes que les seules invasions, l’existence du second se poursuit … Poursuivre. Il se caractérise par sa longévité : il puise ses origines dans la fondation même de Rome, bien que la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. L’année 330 et la fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin Ier, ou celle de 395, et la division définitive d’un Empire romain qui devenait de plus en plus difficile à gouverner, sont les deux dates de naissance les plus communément adoptées. Plus dynamique qu’un monde romain occidental dont l’administration effective est de plus en plus le fait des élites barbares à la suite de leur arrivée progressive par traité ou par conquête, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. En 476, le dernier empereur d’Occident abdique, l’empereur byzantin devient alors l’unique souverain de l’Empire romain en titre.

Quelques dates
11 mai 330Constantin Ier fonde la ville de Constantinople et en fait la nouvelle capitale de l’Empire romain.
17 janvier 395Division de l’Empire romain entre les deux fils de Théodose Ier.
476Odoacre renvoie les insignes de la fonction impériale à Zénon. Fin théorique de la scission Occident/Orient de l’Empire.
527-565Règne de Justinien, apogée territorial de l’Empire byzantin.
602-628Guerre contre les Perses : victoire « à la Pyrrhus [2]Victoire obtenue au prix de pertes si lourdes pour le vainqueur qu’elle équivaut quasiment à une défaite. Une telle victoire annule tout sentiment de succès et compromet la situation à long terme du vainqueur. L’expression fait allusion au roi Pyrrhus d’Épire, dont l’armée eut à souffrir des pertes importantes et irremplaçables en battant les … Poursuivre » remportée par Héraclius en 620 ; le grec, déjà langue parlée par la moitié orientale de l’Empire romain depuis le IIe siècle av. J.-C., devient langue de cour de l’Empire.
635-717Les invasions arabes entraînent la perte du Proche-Orient, de l’Égypte byzantine et de l’Afrique byzantine. Les Bulgares et les Slaves pénètrent dans les Balkans.
717-842Période iconoclaste de l’Empire byzantin, lutte religieuse interne et stabilisation des frontières.
960-1025Règne de Basile II, point culminant de l’expansionnisme byzantin durant la dynastie macédonienne.
1054Schisme de 1054.
1071Bataille de Manzikert : l’Empire perd l’Anatolie centrale au profit des Turcs Seldjoukides.
1081-1180Restauration de la puissance byzantine durant la dynastie des Comnènes.
1204Prise de Constantinople par les croisés de la quatrième croisade. Le territoire byzantin est partagé entre États grecs et États latins.
1261Reprise de Constantinople par Michel VIII Paléologue.
29 mai 1453Chute de Constantinople aux mains des Ottomans sous Mehmed II : mort au combat du dernier empereur romain d’Orient, Constantin XI Paléologue.

Notes

Notes
1 Durant le IVe siècle, l’Empire romain se partage en deux parties : l’Empire romain d’Occident et l’Empire romain d’Orient. Si le premier disparaît au siècle suivant sous le coup des invasions germaniques, de la création de royaumes sur son territoire et d’autres raisons plus complexes que les seules invasions, l’existence du second se poursuit jusqu’à la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, à travers ce que l’Europe occidentale a désigné successivement par les noms de « Romanie » (ou encore Romée), de « Bas-Empire », puis d’« Empire byzantin ».
2 Victoire obtenue au prix de pertes si lourdes pour le vainqueur qu’elle équivaut quasiment à une défaite. Une telle victoire annule tout sentiment de succès et compromet la situation à long terme du vainqueur.
L’expression fait allusion au roi Pyrrhus d’Épire, dont l’armée eut à souffrir des pertes importantes et irremplaçables en battant les Romains pendant ses guerres en Italie aux batailles d’Héraclée en 280 av. J.-C. et d’Ausculum en 279 av. J.-C.

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