Fresque détachée

Avant le XVIIIe s., les premières fresques qui ont pu être sauvegardées en dépit de la démolition du bâtiment qui les contenaient l’ont été en découpant purement et simplement le mur sur lequel elles étaient peintes. Seules quelques rares images, objets d’une dévotion particulière ou chefs d’œuvres reconnus, ont été sauvées de la destruction définitive par ce moyen. C’est le cas, par exemple, du Saint Jean Baptiste de Domenico Veneziano, conservé aujourd’hui au Musée de l’Œuvre de Santa Croce, à Florence.

La méthode du strappato, quant à elle, est connue et utilisée à partir du XVIIIe s. Elle permet, selon une technique complexe, littéralement d’arracher (it. strappare) la surface picturale afin de la séparer du support mural initial. La pellicule peinte est ensuite contrecollée sur un support plus léger, le plus souvent une toile, ceci à des fins de conservation.

L’Italie a beaucoup employé cette technique afin de sauvegarder des œuvres insignes qui auraient pu souffrir des bombardements qui ont eu lieu lors du dernier conflit mondial.

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