Girolamo

Jérôme de Stridon (342 – 420 ?), prêtre et l’un des quatre premiers Docteurs de l’Église, chargé par le pape Damase, dont il était le secrétaire, de réviser, d’après l’original en hébreux et sa traduction grecque, la version latine de la Bible.

Il n’a jamais été cardinal. La représentation de Jérôme vêtu de l’habit rouge est anachronique puisque le cardinalat n’a été créé que vers l’an mille ; elle est sans doute liée à la période romaine de Jérôme au cours de laquelle il est le secrétaire du pape Damase Ier. Le chapeau rouge ne lui a été attribué comme symbole iconographique qu’à partir du XIVe s. (ce chapeau, qui n’était pas rouge du temps de Jérôme, ne l’est devenu qu’en 1245 [1]).

Iconographie

Jérôme est représenté selon son âge, plus ou moins vieux, sous les traits

  • d’un prêtre
  • d’un cardinal
  • d’un moine écrivant
  • d’un pénitent dans le désert
  • d’un humaniste dans son studio d’étude

Ses attributs sont les suivants :

  • un chapeau de cardinal qu’il peut tenir à la main, avoir accroché au mur et parfois posé à même le sol
  • un lion à ses cotés
  • la maquette d’une église
  • des serpents et des scorpions
  • un chapelet à la main
  • une pierre (dans la main, ou proche de lui)
  • un crâne à proximité
  • un crucifix qu’il tient à la main ou devant lequel il est en prière

Scènes de la vie du saint :

  • Une nuit, alors qu’il est alité et fiévreux, il se voit en songe devant le Juge Suprême qui le fait fouetter par des anges en raison de son amour excessif de la littérature classique ; à son réveil, il se trouve guérit et jure de cesser de lire des écrits profanes.
  • Alors qu’il expliquait la Bible aux moines de son couvent, un lion s’approche en clopinant, la patte blessée par une épine. Jérôme extrait cette épine de la patte du lion et décide de le garder à son service [2], en charge de la surveillance de l’âne. Profitant du sommeil du lion, des voleurs s’emparent de l’âne.
  • Quelques temps après, le lion retrouve les coupables, des marchands caravaniers qui reviennent par le même chemin que celui emprunté à l’aller. Il met les larrons en fuite et ramène l’âne au couvent, ainsi que les chameaux des caravaniers, chargés de marchandises.
  • Sentant sa mort prochaine, Jérôme communie, soutenu par deux frères.
  • Ses funérailles.
  • Des infirmes sont groupés autour de son cadavre tandis que son âme monte au ciel.

Episodes posthumes :

  • Son apparition à saint Cyrille de Jérusalem.
  • Apparition à Sulpice Sévère.
  • Enfin, aux côtés de saint Jean Baptiste, son apparition à saint Augustin.

[1] REAU 1958, III, 2, p. 743.

[2] La bête féroce, ainsi apprivoisée, s’imposa comme le symbole d’un tempérament impétueux, mis au service du bien et domestiqué par l’amour du Christ. Le lion incarnait aussi la force avec laquelle le saint s’était dressé pour défendre l’orthodoxie de la doctrine chrétienne.

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