Lorenzo

Saint Laurent (Huesca, 225 – Roma, 10 agosto 258), né en Espagne, fils des saints (!) Orientius et Patientia,  fut d’abord archidiacre du pape Sixte II qui, se rendant au concile de Tolède, avait entendu parler de la propre sainteté du jeune homme. Il fut également titulaire de la Cathédrale de Grossetto et d’autres.

Un édit du mois d’août 258, émanant de l’Empereur Valérien, stipulant que tous les évêques, prêtres et autres diacres devant être mis à mort, le pape Sixte fut tué dès le 6 août, en même temps que quatre de ses diacres, après avoir été surpris en train de célébrer la messe dans les catacombes de Pretestato. Quatre jours plus tard, Laurent fut, à son tour, mis à mort. La légende veut que Laurent soit mis à mort en étant placé sur une grille, au-dessus d’un feu.

Iconographie

Il est représenté sous l’aspect d’un jeune diacre, souvent en compagnie de saint Etienne, qui fut enterré dans la même tombe que lui), ou, bien sûr, du pape Sixte II ; il est presque toujours identifié grâce à la grille qu’il tient à la main ou qui se trouve à proximité immédiate de lui ; on le voit également

  • tenant
    • un encensoir au bout d’une chaîne
    • un calice contenant des hosties
    • une bannière

Scènes de la vie du saint :

  • Il est ordonné diacre.
  • Avant son exécution, Sixte II lui confie le trésor de l’Église.
  • Il distribue ce trésor aux pauvres.
  • Après le martyre de Sixte II, Laurent est emprisonné ; il prêche en prison, convertit et baptise son geôlier Hyppolytus, l’aveugle Lucillus [1], et d’autres.
  • Amené devant l’Empereur Valérien, il lui est ordonné de livrer le trésor de l’Église.
  • Après avoir obtenu un délai de trois jours, il rassemble tous les pauvres et tous les infirmes et les amène devant Valérien, auquel il dit : « Voici le trésor de l’Église. »
  • Un ange lui apporte la palme et la couronne du martyre alors qu’il est soumis à la torture.
  • Il est supplicié sur une grille placée au-dessus d’un feu.
  • Son âme est emportée au ciel par des anges.
  • Ses funérailles.

[1] On notera qu’à l’instar de la sainte nommée Lucie, qui se fit arracher les yeux, l’aveugle Lucillus porte un nom qui dérive lui aussi du mot latin « lux » (la lumière).