Geremia

Rappelons d’emblée ce que tout le monde sait dorénavant : le nom de Jérémie a donné naissance au mot « jérémiade » en raison des plaintes qui parsèment le Livre de Jéremie, ce qui est parfaitement injuste si l’on considère qu’il n’est pas l’auteur véridique de ce texte biblique [1]Louis REAU, Dictionnaire iconographique …, II, 1, p. 370..

« Jérémie est représenté dans le cadre de nombreux cycles christologiques mais rares sont les citations de ses écrits mentionnées plus de deux fois. Jérémie 11, 19 (Et ego quasi agnus mansuetus, qui portatur ad victimam) est cité […] lors d’évocations de la Passion du Christ et Jérémie 21, 22 (Quia creavit Dominus novum super terram : Femina circumdabit virum) est également cité […] dans le cadre de la Nativité. En revanche, [de nombreuses] représentations de Jérémie sont accompagnées du texte de son disciple Baruch (3, 36) [2]« C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. » (Ba 3, 36).. bible

Iconographie
  • En tant que prophète de la Passion, son principal attribut est une croix
  • Pour rappeler qu’il fut plongé dans une fosse de boue (voir ci-dessous), on l’accompagne parfois d’une mantichore [3]« En grec, animal fabuleux à tête d’homme et corps de lion, du persan mardi-chouran, mangeur d’hommes. » (Littré)., animal fabuleux des Bestiaires médiévaux, qui est réputé habiter dans les profondeurs de la terre.
Scènes de la vie du prophète
  • Jérémie se lamente sur les ruines de Jérusalem (Jérémie, 9, 10) : « Je ferai de Jérusalem un tas de pierres, un repaire de chacals ; et des villes de Juda, un lieu désolé : plus personne n’y habitera. »
  • Jérémie est plongé dans une citerne boueuse (Jérémie, 38, 6) : « Alors ils se saisirent de Jérémie et le jetèrent dans la citerne de Melkias, fils du roi, dans la cour de garde. On le descendit avec des cordes. Dans cette citerne il n’y avait pas d’eau, mais de la boue, et Jérémie enfonça dans la boue. »
  • Il annonce la ruine du temple du soleil en Égypte (Jérémie, 43, 10-13) : « […] Ainsi parle le Seigneur de l’univers, le Dieu d’Israël : Voici que j’envoie chercher mon serviteur Nabucodonosor, roi de Babylone ; je placerai son trône sur les pierres que j’ai enfouies, et il étendra son baldaquin au-dessus d’elles. Il viendra et frappera le pays d’Égypte. Qui est pour la mort, qu’il aille à la mort ! Qui est pour la captivité, à la captivité ! Qui est pour l’épée, qu’il aille à l’épée ! Je mettrai le feu aux maisons des dieux de l’Égypte. Nabucodonosor les brûlera, il emmènera les dieux en captivité ; comme un berger s’enveloppe de son manteau, il s’enveloppera du pays d’Égypte, et de là repartira en paix. Il brisera les stèles de Beth-Shèmesh au pays d’Égypte et il incendiera les maisons des dieux de l’Égypte. »
  • Lapidation de Jérémie.

Notes

Notes
1 Louis REAU, Dictionnaire iconographique …, II, 1, p. 370.
2 « C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. » (Ba 3, 36).
3 « En grec, animal fabuleux à tête d’homme et corps de lion, du persan mardi-chouran, mangeur d’hommes. » (Littré).
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