Les livres de la Bible et leurs abréviations

Les noms des différents livres de l’Ancien et du Nouveau Testament sont fréquemment cités sous forme d’abréviations. Celles-ci diffèrent selon la langue de rédaction mais aussi selon le choix de l’auteur. Même si certaines abréviations sont répandues, elles peuvent différer dans une même langue. [1]Les abréviations comportant un chiffre sont présentées ici systématiquement avec un espace entre le chiffre et la ou les lettres qui suivent. Cependant, on peut aussi trouver indifféremment des abréviations ne contenant pas d’espace (par ex., soit « 2Cor » soit « 2 Cor »).

Ancien Testament

Pentateuque [2]Pentateuque (gr : penta : cinqet teuque : étui) désigne « les cinq étuis » dans lesquels étaient conservés les cinq rouleaux de la Torah. On sait qu’à l’époque on écrivait sur des rouleaux, selon une tradition conservée dans les synagogues.
  • Livre de la Genèse (Gn)
  • Livre de l’Exode (Ex)
  • Livre du Lévitique (Lv)
  • Livre des Nombres (Nb)
  • Livre du Deutéronome (Dt)
Livres historiques [3]Les livres historiques constituent un sous-ensemble de l’Ancien Testament. Quatre d’entre eux (*) sont deutérocanoniques, c’est-à-dire qu’ils ne font pas partie du Canon juif reconnu par les protestants, mais qu’ils sont reconnus comme canoniques par les religions catholique et orthodoxe. (*) Le Livre de Tobie, le Livre de Judith, les Premier et Second … Poursuivre
  • Livre de Josué (Js)
  • Livre des Juges (Jg)
  • Livre de Ruth (Rt)
  • Premier livre de Samuel (1 S)
  • Deuxième livre de Samuel (2 S)
  • Premier livre des Rois (1 R)
  • Deuxième livre des Rois (2 R)
  • Premier livre des Chroniques (1 Ch)
  • Deuxième livre des Chroniques (2 Ch)
  • Livre d’Esdras (Esd)
  • Livre de Néhémie (Né)
  • Livre de Judith (Jdt)
  • Livre d’Esther (Est)
  • Premier livre des Maccabées (1 Mac)
  • Deuxième livre des Maccabées (2 Mac)
Livres sapientiaux [4]Livres sapientaux : Ensemble des livres de l’Ancien Testament qui visent à donner un enseignement moral, qui comprend Le Livre de Job, Les Psaumes, Les Proverbes, L’Ecclésiaste, Le Cantique des Cantiques, La Sagesse, L’Ecclésiastique.
  • Livre de Job (Jb)
  • Livre des Psaumes (Ps)
  • Proverbes (Pr)
  • Livre de l’Ecclésiaste (Ec) ou Qohelet (Qo) [5]Considéré comme une sorte de portrait autobiographique, ce livre est rédigé par un auteur qui se présente en tant que « Qohelet », fils de David, et ancien roi d’Israël à Jérusalem. La fin du livre lui attribue également la rédaction des Proverbes. Il a été quelque temps identifié à Salomon, ce qui fut contesté par Voltaire et … Poursuivre
  • Cantique des Cantiques (Ct)
  • Sagesse (Sg)
  • Siracide (Si) [6]Le Siracide est aussi appelé Ecclésiastique ou Livre de Ben Sira le Sage.
Livres prophétiques [7]Les livres des prophètes comportent deux sous-ensembles réunissant d’une part, les grands prophètes (*), qualifiés ainsi par opposition aux petits prophètes (**), non pas en raison d’une autorité supérieure des premiers sur les seconds mais du seul fait de la plus important volume des textes qui leur sont attribués. (*) Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel. (**) Osée, Joël, … Poursuivre [8]« […] les chrétiens, en même temps qu’ils changeaient le nom, le sens et la portée de la Bible hébraïque, en modifièrent aussi l’ordonnancement. Cette partie de leurs livres saints que les juifs nommaient Nebî’îm — mot que nous traduisons par Prophètes — était séparée en deux parts respectivement appelées Prophètes antérieurs et Prophètes postérieurs. Dans les … Poursuivre
  • Livre d’Isaïe (Is)
  • Livre de Jérémie (Jr)
  • Livre de Baruch (Ba)
  • Livre des Lamentations (Lm)
  • Livre d’Ezéchiel (Ez)
  • Livre de Daniel (Dn)
  • Livre d’Osée (Os)
  • Livre de Joël (Jl)
  • Livre d’Amos (Am)
  • Livre d’Abdias (Ab)
  • Livre de Jonas (Jon)
  • Livre de Michée (Mi)
  • Livre de Nahum (Na)
  • Livre d’Habaquk (Ha)
  • Livre de Sophonie (So)
  • Livre d’Aggée (Ag)
  • Livre de Zacharie (Za)
  • Livre de Malachie (Ml)
Deutérocanoniques [9]Les livres dits « deutérocanoniques » (du gr. deutéro : deuxième) ne sont devenus « canoniques » que tardivement, dans un second temps. Les livres deutérocaniques, ou apocryhes de l’Ancien Testament, ne font pas partie de la Bible hébraïque. de l’Ancien Testament
  • Livre de Judith (Jdt)
  • Livre de Tobie (Tob)
  • Passages grecs du Livre d’Esther (Est) [10]Sont inclus parmi les passages : le « Songe de Mardochée » et le « Complot contre le roi » (avant le verset 1,1 du texte hébreu), l’« Edit d’Ataxersès » (après 3, 13), « Mardochée à Esther » (après 4, 8), la « Prière de Mardochée » et la « Prière d’Esther » (après 4, 17), la « Rencontre d’Esther et du roi » (après 5, 5), le « Nouvel édit … Poursuivre
  • Premier livre des Macchabées (1 Mac)
  • Deuxième livre des Macchabées (2 Mac)
  • Livre de la Sagesse (Sa)
  • Ecclésiastique ou Siracide ou Livre de Ben Sira le Sage (Sir)
  • Livre de Baruch (Ba) [11]Sont inclus les chapitres 1 à 6 (Ba 6 = Lettre de Jérémie). Cette lettre ne fait pas partie du canon des écritures hébraïques. Elle figure comme un livre indépendant dans la Septante, constitue le 6e chapitre du livre de Baruch dans la vulgate et figure dans le canon catholique.
  • Passages grecs du Livre de Daniel [12]Sont inclus les insertions au chapitre 3 (prière des trois jeunes gens dans la fournaise), le chapitre 13 (« Suzanne »), le chapitre 14 (« Bel et le dragon »).

Nouveau Testament

Évangiles [13]Avant Jésus-Christ, le terme évangile est utilisé pour annoncer une victoire ou encore la montée sur le trône d’un nouvel empereur. Dans l’Ancien Testament, il annonce le succès des rois, des héros. Il est également utilisé pour annoncer des événements fondamentaux comme celui du retour des exilés de Babylone en terre d’Israël (587-538 av JC). Dans le Nouveau … Poursuivre et Actes [14]Par « Actes » on entend le récit des Actes des Apôtres. Les exégètes contemporains, tout comme les historiens, désignent Luc comme étant l’auteur des Actes. Cette identification recoupe la tradition chrétienne, dont le premier témoin littéraire est Irénée de Lyon (*), vers 180. Le texte s’adresse « à  Théophile », de même que … Poursuivre
  • Matthieu (Mt)
  • Marc (Mc)
  • Luc (Lc)
  • Jean (Jn)
  • Actes (Ac)
Épîtres [15]Épitre (« lat. épistola, ou épistula […]) : lettre, missive, dépêche. » (*) Ce mot a pris aujourd’hui le sens d’un court traité philosophique ou religieux exposé sous forme épistolaire.

(*) Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934.
de saint Paul
  • Épitre aux Romains (Rm)
  • Épitre aux Corinthiens (1 Co)
  • Deuxième épitre aux Corinthiens (2 Co)
  • Épitre aux Galates (Ga)
  • Épitre aux Ephésiens (Ep)
  • Épitre aux Philippiens (Ph)
  • Épitre aux Colossiens (Col)
  • Première épitre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (1 Th)
  • Deuxième épitre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (2 Th)
  • Première épitre de saint Paul Apôtre à Timothée (1 Tm)
  • Deuxième épitre de saint Paul Apôtre à Timothée (2 Tm)
  • Épitre à Tite (Tt)
  • Épitre à Philémon (Phm)
Épîtres catholiques
  • Lettre aux Hébreux (He)
  • Lettre de saint Jacques Apôtre (Jc)
  • Première lettre de saint Pierre Apôtre (1 Pe)
  • Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre (2 Pe)
  • Première lettre de saint Jean Apôtre (1 Jn)
  • Première lettre de saint Jean Apôtre (2 Jn)
  • Première lettre de saint Jean Apôtre (3 Jn)
  • Lettre de Jude (Jd)
  • Livre de l’Apocalypse (Ap)

Notes

Notes
1 Les abréviations comportant un chiffre sont présentées ici systématiquement avec un espace entre le chiffre et la ou les lettres qui suivent. Cependant, on peut aussi trouver indifféremment des abréviations ne contenant pas d’espace (par ex., soit « 2Cor » soit « 2 Cor »).
2 Pentateuque (gr : penta : cinqet teuque : étui) désigne « les cinq étuis » dans lesquels étaient conservés les cinq rouleaux de la Torah. On sait qu’à l’époque on écrivait sur des rouleaux, selon une tradition conservée dans les synagogues.
3 Les livres historiques constituent un sous-ensemble de l’Ancien Testament. Quatre d’entre eux (*) sont deutérocanoniques, c’est-à-dire qu’ils ne font pas partie du Canon juif reconnu par les protestants, mais qu’ils sont reconnus comme canoniques par les religions catholique et orthodoxe.

(*) Le Livre de Tobie, le Livre de Judith, les Premier et Second Livres des Macchabées.
4 Livres sapientaux : Ensemble des livres de l’Ancien Testament qui visent à donner un enseignement moral, qui comprend Le Livre de Job, Les Psaumes, Les Proverbes, L’Ecclésiaste, Le Cantique des Cantiques, La Sagesse, L’Ecclésiastique.
5 Considéré comme une sorte de portrait autobiographique, ce livre est rédigé par un auteur qui se présente en tant que « Qohelet », fils de David, et ancien roi d’Israël à Jérusalem. La fin du livre lui attribue également la rédaction des Proverbes. Il a été quelque temps identifié à Salomon, ce qui fut contesté par Voltaire et les exégètes modernes après lui, qui datent l’œuvre du IIIe siècle av. J.-C., pendant la période hellénistique où les Juifs furent influencés par les divers systèmes philosophiques grecs comme l’épicurisme et le stoïcisme.
6 Le Siracide est aussi appelé Ecclésiastique ou Livre de Ben Sira le Sage.
7 Les livres des prophètes comportent deux sous-ensembles réunissant d’une part, les grands prophètes (*), qualifiés ainsi par opposition aux petits prophètes (**), non pas en raison d’une autorité supérieure des premiers sur les seconds mais du seul fait de la plus important volume des textes qui leur sont attribués.

(*) Isaïe, Jérémie, Ézéchiel et Daniel.
(**) Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, SophonieAggéeZacharie et Malachie.
8 « […] les chrétiens, en même temps qu’ils changeaient le nom, le sens et la portée de la Bible hébraïque, en modifièrent aussi l’ordonnancement. Cette partie de leurs livres saints que les juifs nommaient Nebî’îm — mot que nous traduisons par Prophètes — était séparée en deux parts respectivement appelées Prophètes antérieurs et Prophètes postérieurs.
Dans les bibles chrétiennes, les Prophètes antérieurs comprennent des livres que l’on a appelés Livres historiques ; il convient de comprendre que cette épithète devrait être prise avec des pincettes historico-critiques, car bon nombre des événements qui y sont racontés furent rédigés bien des siècles après les époques où ils seraient prétendument survenus. Il s’agit des livres de Josué, des Juges, de Samuel (I et II) et des Rois (I et II). Ils portent sur l’histoire du peuple hébreu depuis son entrée en Canaan : la conquête du pays, la recherche d’un mode de gouvernance des tribus hébraïques, l’institution de la royauté, le schisme, la défaite des royaumes d’Israël et de Juda aux mains des armées assyrienne et babylonienne, et enfin l’exil.
Les Prophètes postérieurs comprennent (en gros) les livres que les chrétiens classent sous le titre de Livres prophétiques […]. Ces livres prophétiques sont caractérisés par le fait que la tradition leur associe les noms de personnages qui en auraient été les auteurs. Il serait néanmoins imprudent de conclure à partir de cette attribution que les livres associés à ces prophètes furent intégralement rédigés par ces derniers. La conclusion inverse, voulant qu’aucun de ces écrits — ou aucune de leurs parties — ne doive être attribué à ces personnages, serait à son tour tout autant erronée. Il faut juger au cas par cas.
La plupart de ces livres prophétiques ont été reçus comme canoniques par les grandes traditions religieuses juive, orthodoxe, catholique et protestante. Il existe néanmoins quelques rares exceptions de livres prophétiques qui, en partie ou en totalité, ne sont pas considérés comme canoniques par l’ensemble des confessions chrétiennes et juives. Par exemple, le Livre de Daniel comporte deux chapitres intitulés Histoire de Suzanne et Daniel et les prêtres de Bel (ou Daniel et le Dragon), que les juifs et les protestants considèrent comme non canoniques parce qu’on n’en connaît que des traductions en grec, alors que la source hébraïque d’où émanent ces traductions semble avoir été perdue. Mais, en revanche, tous s’entendent pour accepter la canonicité des douze premiers chapitres de ce livre. » 
Claude BOUCHER, La bible lue sous les regards de l’art et de la raison, t.2, Montréal, Fides, 2012, « 1.2. Les prophètes écrivains ». En ligne : https://www.usherbrooke.ca/apprus/fileadmin/sites/apprus/documents/Publications/ClaudeBoucher/livre/1.2__LES_PROPHETES_ECRIVAINS.pdf
9 Les livres dits « deutérocanoniques » (du gr. deutéro : deuxième) ne sont devenus « canoniques » que tardivement, dans un second temps. Les livres deutérocaniques, ou apocryhes de l’Ancien Testament, ne font pas partie de la Bible hébraïque.
10 Sont inclus parmi les passages : le « Songe de Mardochée » et le « Complot contre le roi » (avant le verset 1,1 du texte hébreu), l’« Edit d’Ataxersès » (après 3, 13), « Mardochée à Esther » (après 4, 8), la « Prière de Mardochée » et la « Prière d’Esther » (après 4, 17), la « Rencontre d’Esther et du roi » (après 5, 5), le « Nouvel édit d’Ataxersès » (après 8, 12), l’« Explication du songe de Mardochée » (ap. 10, 3), la « Conclusion de la version grecque ».
11 Sont inclus les chapitres 1 à 6 (Ba 6 = Lettre de Jérémie). Cette lettre ne fait pas partie du canon des écritures hébraïques. Elle figure comme un livre indépendant dans la Septante, constitue le 6e chapitre du livre de Baruch dans la vulgate et figure dans le canon catholique.
12 Sont inclus les insertions au chapitre 3 (prière des trois jeunes gens dans la fournaise), le chapitre 13 (« Suzanne »), le chapitre 14 (« Bel et le dragon »).
13 Avant Jésus-Christ, le terme évangile est utilisé pour annoncer une victoire ou encore la montée sur le trône d’un nouvel empereur. Dans l’Ancien Testament, il annonce le succès des rois, des héros. Il est également utilisé pour annoncer des événements fondamentaux comme celui du retour des exilés de Babylone en terre d’Israël (587-538 av JC). Dans le Nouveau Testament, évangile est la traduction du grec euangelion, littéralement « bonne nouvelle ». Le premier à utiliser ce mot est Marc, qui écrit son texte entre les années 64-70 ap. J.-C. Au début de son récit, Marc désigne le terme euangelion pour nommer l’annonce de cette bonne nouvelle : « Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ Fils de Dieu » (Mc 1,1).
14 Par « Actes » on entend le récit des Actes des Apôtres. Les exégètes contemporains, tout comme les historiens, désignent Luc comme étant l’auteur des Actes. Cette identification recoupe la tradition chrétienne, dont le premier témoin littéraire est Irénée de Lyon (*), vers 180. Le texte s’adresse « à  Théophile », de même que l’évangile lucanien.

(*) IRÉNÉE DE LYON, Contre les hérésies, p. III, 14,1.
15 Épitre (« lat. épistola, ou épistula […]) : lettre, missive, dépêche. » (*) Ce mot a pris aujourd’hui le sens d’un court traité philosophique ou religieux exposé sous forme épistolaire.

(*) Félix GAFFIOT, Dictionnaire Latin-Français, Paris, Hachette, 1934.

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