‘Maestro di Tressa’, « Il Crocifisso in mezzo a un gruppo di figure fra cui un personnaggio in trono ed un infermo »

3DA74AED-3F29-4069-AF24-DAC1097843D7

‘Maestro di Tressa’ (… – XIIIe s.)

Le Miracle de l’Image qui saigne et la Guérison du malade

Compartiment latéral de l’antependium du Redentore benedicente (Le Rédempteur bénissant), tempéra et or sur bois..

Provenance : Église de San Salvatore e Alessandro, Fontebuona della Badia Bardenga (Castelnovo), près de Sienne.

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

L’histoire se poursuit dans l’image placée immédiatement au-dessous de la précédente. Alors que l’image du Crucifié a été percée sur son flanc, du sang et de l’eau s’échappent de la plaie. Surpris par un tel miracle, les Juifs et le prêtre décident de vérifier le pouvoir thaumaturge des précieux liquides saints et en remplissent un vase. Ils se disent alors entre eux : « Puisque les Chrétiens croient qu’Il est l’auteur de tant de miracles dans le monde, prenons ce sang et cette eau et portons-les à la synagogue où l’on pourra guérir tous les malades. On les aspergera avec : si ce qui est dit est vrai, tous seront immédiatement soignés ; sinon, nous utiliserons ces liquides comme preuve contre ce que les croyants déclarent à Son sujet ». Ils appelèrent un homme qui était paralysé depuis sa naissance et, après l’avoir aspergé avec le sang et l’eau provenant de l’image du Christ, celui-ci fut à nouveau en mesure de marcher et de courir comme un daim.

L’ensemble des détails de ce passage, absents de la version de Jacques de Voragine, est figuré dans le panneau. Sur la droite, le prêtre du Sanhédrin, d’un geste clair, ordonne de recueillir les liquides miraculeux ; un homme barbu rempli le vas (hydria) ; un autre homme manifeste son étonnement. Sur la droite, la guérison miraculeuse a lieu sous nos yeux : sous une arche symbolisant la synagogue, le paralytique est au premier plan tandis que l’aveugle apparaît derrière lui.

Dans les trois scènes qui viennent de s’achever, où l’image du Crucifix joue le rôle de principal protagoniste, les principaux moments de l’histoire du Christ de Beyrouth sont résumées avec concision mais non sans précision. Bien que la narration se poursuivent dans le texte d’Athanase et que la conversion générale des Juifs de Beyrouth en soit la conclusion, elle s’achève ici sans que le baptême général qui en est la conclusion soit représentée.