Simone Martini, « Polittico di San Domenico »

Reconstitution d’après Andrew Martindale [4]

Simone Martini (Sienne, documenté à partir de 1315 – Avignon, 1344)

Polittico di San Domenico a Orvieto (Polyptyque de San Domenico à Orvieto), v. 1320-1322.

Tempéra et or sur panneau, volet central : 113 x 63 cm, volets latéraux : 94 x 48,5 cm.

Inscriptions :

  • (dans l’auréole de la Vierge) : « AVE GRATIA PLENA DOMINVS TECVM BENEDICTA TV IN MV[LIERIBVS » [1]« [Et ingressus angelus ad eam dixit:] Ave gratia plena: Dominus tecum: benedicta tu in mulieribus. » (« [L’ange entra chez elle et dit :] ‘Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes’ ») . Lc 1, 28.
  • (dans l’auréole du Christ) : « AVE IH[ES]V CRISTE VER[VM DEI] »
  • (sur le phylactère du Christ) : « EGO SVM LUX MV[NDI] » [2]« [De nouveau, Jésus leur parla :] ‘Moi, je suis la lumière du monde. [Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie’] ». (Jn 8, 12).
  • (au bas du panneau central) : « [SY]MON DE SENIS ME PINXIT AN[NO] D[OMINI] M.CCC.XX[…] » [3]Date et signature : « Simon de Sienne m’a peinte l’an du Seigneur 132… ». La signature du peintre est partiellement effacée. La date (M.CCC.XX.-) est incomplète et pourrait avoir inclus un ou plusieurs chiffres complémentaires.

Provenance : église de San Domenico, Orvieto. [4]La provenance exacte de cette œuvre est encore incertaine, bien que certains érudits avancent qu’elle provient d’une fondation franciscaine à Orvieto (Giovanni PACCAGNINI, Simone Martini, Londres, Martello, 1957, p. 123 ; Gianfranco CONTINI et Maria Cristina GOZZOLI, L’opera completa di Simone Martini, Milan, Rizzoli, 1970, p. 89, n. 11 ; Philip HENDY, European … Poursuivre

Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo ; Rome, Pinacoteca Vaticana ; Birmingham, Birmingham Museums Trust ; Boston, Boston Museum of Fine Arts ; Florence, Collezione Frescobaldi.

Du polyptyque probablement peint pour l’église de San Domenico d’Orvieto [5]John POPE-HENNESSY, « Three Panels by Simone Martini », The Burlington Magazine, Vol. XCI (1949), p. 196 et Klara STEINWEG, « Beitrage zu Simone Martini und seiner Werkstatt », Mitteilungen des Kunsthistorischen Institutes in Florenz, Vol. VII (1956), p. 164. Un retable de Simone (Virgin and Child with Saints) à l’iconographie comparable et dont la … Poursuivre, aujourd’hui démantelé, il ne demeure, au Museo dell’Opera del Duomo de cette ville, que cinq des panneaux qui composaient le registre principal, ainsi que différentes parties provenant du couronnement et de la prédelle dispersées entre Fitzwilliam Museum (Cambridge), le Wallraf-Richartz Museum (Cologne), et la Collection Frescobaldi (Florence).

Éléments subsistants du polyptyque
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REGISTRE PRINCIPAL

Outre le fait qu’il subsiste souvent des doutes sur la nature des panneaux constituant le polyptyque démembré, on constate, à travers l’ordre dans lequel ils sont exposés au Museo dell’Opera d’Orvieto est loin de la proposition de reconstitution de l’œuvre Martindale ci-dessus, que leur emplacement dans l’œuvre ne va pas nécessairement de soi (la reconstitution du Musée d’Orvieto place les trois saints de gauche différemment de celle proposée par Andrew Martindale).

  • Madonna col Bambino (Vierge à l’Enfant). Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo
  • Maria Maddalena (Marie Madeleine). Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo. portant un vase d’onguent ; agenouillé devant elle, de profil, le regard pointé en direction du panneau central, apparaît, représenté à une beaucoup plus petite échelle, le portrait de Trasmondo Monaldeschi, évêque de Sovana et commanditaire de l’œuvre
  • Domenico (Dominique). Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo. une fleur de lys à la main, symbole de chasteté, et un livre
  • Pietro (Pierre). Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo. armé des deux clés, l’une d’or et l’autre d’argent
  • Paolo (Paul). Orvieto, Museo dell’Opera del Duomo. brandissant l’épée, instrument de son martyre, et l’épître (lettre) aux Corinthiens

COURONNEMENT

En proposant pour gâble central du polyptyque le Rédempteur bénissant des Musei Vaticani, Andrew Martindale [6]Andrew MARTINDALE, Simone Martini, Oxford, Phaidon, 1988, p. 30. précise que ce panneau pourrait convenir aussi bien au polyptyque de San Domenico d’Orvieto qu’à celui auquel appartenait une splendide Vierge à l’Enfant aujourd’hui visible à la Pinacothèque de Sienne.

PRÉDELLE

Selon l’hypothèse de reconstitution du polyptyque due à Martindale, le nombre d’emplacements prévus dans la largeur de la prédelle (douze au total), rend vraisemblable que les portraits de saints figurant dans la prédelle aient été ceux des douze apôtres [7]Dans cette hypothèse, les saints Pierre et Paul bénéficieraient d’un traitement particulier puisqu’ils sont également présents dans le registre principal..

Deux compartiments de la prédelle sont actuellement identifiés :

Notes

Notes
1↑ « [Et ingressus angelus ad eam dixit:] Ave gratia plena: Dominus tecum: benedicta tu in mulieribus. » (« [L’ange entra chez elle et dit :] ‘Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes’ ») . Lc 1, 28.
2↑ « [De nouveau, Jésus leur parla :] ‘Moi, je suis la lumière du monde. [Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie’] ». (Jn 8, 12).
3↑ Date et signature : « Simon de Sienne m’a peinte l’an du Seigneur 132… ». La signature du peintre est partiellement effacée. La date (M.CCC.XX.-) est incomplète et pourrait avoir inclus un ou plusieurs chiffres complémentaires.
4↑ La provenance exacte de cette œuvre est encore incertaine, bien que certains érudits avancent qu’elle provient d’une fondation franciscaine à Orvieto (Giovanni PACCAGNINI, Simone Martini, Londres, Martello, 1957, p. 123 ; Gianfranco CONTINI et Maria Cristina GOZZOLI, L’opera completa di Simone Martini, Milan, Rizzoli, 1970, p. 89, n. 11 ; Philip HENDY, European and American Paintings in the Isabella Stewart Gardner Museum, Boston, 1974, p. 238).
5↑ John POPE-HENNESSY, « Three Panels by Simone Martini », The Burlington Magazine, Vol. XCI (1949), p. 196 et Klara STEINWEG, « Beitrage zu Simone Martini und seiner Werkstatt », Mitteilungen des Kunsthistorischen Institutes in Florenz, Vol. VII (1956), p. 164. Un retable de Simone (Virgin and Child with Saints) à l’iconographie comparable et dont la menuiserie a été reconstituée, se trouve au Isabella Stewart Gardner Museum, Boston. Voir Joel BRINK, « The Original Carpentry of Simone’s Altarpiece », Fenway Court (1978), pp. 7-13. La provenance exacte de cette œuvre est encore incertaine, bien que certains érudits avancent qu’elle provient d’une fondation franciscaine à Orvieto (Giovanni PACCAGNINI, op. cit., p. 123 ; Gianfranco CONTINI et Maria Cristina GOZZOLI, L’opera completa di Simone Martini, Milan, Rizzoli, 1970, p. 89, n. 11 ; et Philip HENDY, European and American Paintings in the Isabella Stewart Gardner Museum, Boston, 1974, p. 238). Sherwood A. Fehm soutient que l’iconographie des pinacles avait été influencée par les idées franciscaines (Sherwood A. FEHM, « Simone and the Franciscan Zelanti », Fenway Court [1978], pp. 3-6).
6↑ Andrew MARTINDALE, Simone Martini, Oxford, Phaidon, 1988, p. 30.
7↑ Dans cette hypothèse, les saints Pierre et Paul bénéficieraient d’un traitement particulier puisqu’ils sont également présents dans le registre principal.

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