Pittore senese della fine del sec. XIV (Cristoforo di Bindoccio [documenté à Sienne de 1361 à 1407] ou Francesco di Vannuccio ? [Sienne, documenté de 1356 à 1389])
Madonna dell’umiltà, San Giovanni Battista, San Biagio, San Ludovico o San Sigismondo (Madone de l’humilité et les saints Jean Baptiste, Blaise, Louis de Toulouse ou Sigismond), fin du XIVe s.
Tempéra, or et argent sur panneau, 74 x 38 cm.
Inscriptions :
- (sur le rouleau de l’Enfant-Jésus) : « EGO SVM » [1]« Ego sum via veritas et vita » (« C’est moi qui suis la voie, la vérité et la vie »). Jn 14,6.
- (sur le rouleau de Jean Baptiste) : « ECCE AGNV[S] D(EI) » [2]« Ecce agnus dei, [ecce qui tollit peccata mundi. » (« Voici l’agneau de Dieu, [voici celui qui enlève les péchés du monde.]. »). Jn 1, 29.
Provenance : Leg Crociani.
Montepulciano, Museo Civico e Pinacoteca Crociani.

L’œuvre, probablement exécutée par Francesco di Vannuccio avec la collaboration de l’atelier (?), constitue un exemple typique de tableau-reliquaire [3]La destination originelle de l’objet semble confirmée par la présence, dans la partie inférieure du dos de la tablette, de deux traces indiquant le point où devaient être appliqués deux supports servant probablement de base d’appui au reliquaire.. Celui-ci comporte treize réceptacles de forme ronde qui abritaient autrefois des reliques de saints. Répartis le long des rebords du cadre, alternant symétriquement des fonds bleus et des fonds rouges, tout autour de l’image peinte de la Vierge de l’Humilité, accompagnée en bas par les saints Jean Baptiste, Blaise (attribut symbolique: un peigne à carder) et saint roi, probablement saint Sigismond). Un beau décor géométrique à poinçons sur fond de feuille d’argent recouvre presque tout le dos du tableau qui comporte également trois cachets de cire à cacheter, dont l’un porte les armoiries des Lorena et la mention « DOGANA DI SIENA ». Un sceau identique aux armes de la famille de Lorraine est également présent sur la tablette représentant la « Vierge à l’Enfant trônant entre saint François d’Assise et le saint évêque » exposée dans la même salle. L’œuvre, qui provient de la collection privée du primicerius Francesco Crociani, est rappelée par Francesco Brogi et par lui attribuée à un artiste siennois anonyme du XIVe siècle. Attribué par Cesare Brandi et de nombreux autres chercheurs au goût pictural raffiné du siennois Francesco di Vannuccio et daté d’environ 1360, le reliquaire, selon Laura Martini, semble cependant répondre au style populaire et fortement expressionniste de l’activité tardive d’un maître comme Cristoforo di Bindoccio, actif dans la seconde moitié du XIVe siècle, tel qu’il apparaît dans le panneau dévotionnel avec les « Histoires du Nouveau Testament » de la Pinacothèque nationale de Sienne
Notes
| 1↑ | « Ego sum via veritas et vita » (« C’est moi qui suis la voie, la vérité et la vie »). Jn 14,6. |
|---|---|
| 2↑ | « Ecce agnus dei, [ecce qui tollit peccata mundi. » (« Voici l’agneau de Dieu, [voici celui qui enlève les péchés du monde.]. »). Jn 1, 29. |
| 3↑ | La destination originelle de l’objet semble confirmée par la présence, dans la partie inférieure du dos de la tablette, de deux traces indiquant le point où devaient être appliqués deux supports servant probablement de base d’appui au reliquaire. |

