Gian Lorenzo Bernini (d’après), « Rosa d’oro »

D’après Gian Lorenzo Bernini (Naples, 1598 – Rome, 1680)

Rosa d’oro (Rose d’or), 1658.

Bronze doré, feuille d’or, saphir, h. : cm.

Inscriptions :

  • (sur les rebords de la base) : « ALESSANDRO VII PONT. MAXIMUS. ANNO I. »

Provenance :

Cathédrale de Santa Maria Assunta, Sienne.

Sienne, Museo dell’Opera del Duomo.

La rose d’or, réalisée sur un dessin de Gian Lorenzo Bernini, repose sur un pied pyramidal à trois faces en bronze doré, formé par les montagnes des armoiries de la famille Chigi [1]Six collines surmontées d’une étoile à huit branches. et soutenu par des pattes de lion. La tige de la rose s’élève depuis la base qui, à l’endroit où les feux rameaux se séparent, comporte l’étoile héraldique [2]Celle-ci compte douze branches et non huit du fait qu’elle est figurée en volume. de la famille du pape siennois. La tige se sépare en sept branches principales, trois à gauche et quatre à droite, qui comportent un total de dix-neuf corolles et deux bourgeons représentés de manière naturaliste. La rose centrale, plus grande que toutes les autres, portait autrefois un cabochon de saphir en son centre. L’ensemble est entièrement recouvert de feuille d’or. La pièce d’orfèvrerie a été donnée à la Cathédrale de Sienne par le pape Alexandre VII en 1658, en signe d’estime pour sa ville natale.

La rose d’or, dont les origines remontent au Moyen Âge, est un cadeau papal d’une importance sacrée, et béni par le pape en personne. Il était envoyé par l’évêque de Rome en signe de reconnaissance particulière envers certaines églises, villes, princes ou souverains qui avaient obtenu la reconnaissance du Saint-Siège.

Notes

Notes
1 Six collines surmontées d’une étoile à huit branches.
2 Celle-ci compte douze branches et non huit du fait qu’elle est figurée en volume.
%d blogueurs aiment cette page :