
Chartreuse de Saint Pierre à Pontignano
Località Pontignano, 5. [1]Le hameau est situé entre Ponte a Bozzone et Corsignano. Castelnuovo Berardenga, Sienne.
Informations :
- Tel : (+39) 0577 1521104
- Email: info@lacertosadipontignano.com
Se rendre sur place :
Il ne reste qu’une partie de l’ancienne chartreuse médiévale qui fut, avec celles de Maggiano et de Belriguardo, l’un des trois monastères de l’Ordre des Chartreux construits en territoire siennois. C’est cours du XIIIe siècle que fut stabilisée la structure architecturale typique des chartreuses, parfaitement reconnaissables à leur disposition caractérisée par deux cloîtres adjacents. Cette organisation particulière était liée à une nécessité : le premier cloître, celui communiquant avec l’extérieur, devait également garantir l’isolement du second, destiné à abriter ainsi les cellules des moines. De cette manière, grâce à un désert spirituel artificiellement recréé, les Chartreux pouvaient consacrer leur vie à la prière et à la méditation sans avoir aucun contact avec le monde extérieur.
Ici, ce sont quatre cloîtres qui subsistent : le cloître principal, dit « des Obédiences » [2]Les lieux de travail des frères chartreux sont appelés obédiences. Les ateliers, en particulier les plus bruyants (menuiserie, forge, ferme, etc.) se trouvent dans cet espace suffisamment à l’écart des cellules pour ne pas en troubler le silence., était destiné aux convers, en contact avec le monde extérieur, ainsi qu’aux hôtes du monastère ; celui exclusivement réservé aux convers, autour duquel se situaient leurs cellules ; le grand cloître, où étaient aménagés les logements des moines chartreux et au centre duquel se trouvait le cimetière ; enfin, le cloître des moines, dissimulé à l’intérieur de la clôture, espace de communication depuis lequel les Chartreux pénétraient dans l’église, dans le réfectoire et d’autres lieux sans jamais entrer en communication avec l’extérieur.

Éléments d’histoire
Quelques dates
| 1341 | Bindo di Falcone Petroni [3]Bindo di Falcone Petroni, seigneur siennois enrichi par le commerce qu’il réalise essentiellement avec la papauté, est aussi prévôt de la cathédrale de Bologne et protonotaire apostolique., neveu du cardinal Riccardo Petroni [4]Le monument funéraire du cardinal Petroni, sculpté par Tino di Camaino, est visible dans la Cathédrale de Sienne., acquiert des terres et des biens dans le « comunello » [5]Comunello : unité administrative de la Toscane jusqu’à la fin du XVIIIe siècle (abolition en 1770). de Pontignano et en fait don à frère Amerigo, un Chartreux venu d’Aquitaine pour y fonder un monastère dédié à saint Pierre. |
| 1343 | Fondation de la Chartreuse par Bindo di Falcone Petroni. Après l’approbation de son projet par l’évêque de Sienne, Donosdeo Malavolti, Petroni confie la construction du monastère à un chartreux venu d’Aquitaine, le frère Amerigo, député du chapitre de Grenoble, avec l’engagement que le monastère pourra accueillir douze moines et trois frères convers. [6]A cette époque, l’ordre des Chartreux commençait à s’étendre en Italie, et la Toscane était l’un des territoires privilégiés. Plusieurs monastères virent le jour à Sienne : le premier d’entre eux fut celui de Maggiano, construit par le cardinal Riccardo Petroni, cousin de Bindo di Falcone, en 1314. Suivirent la construction de la Chartreuse de Belriguardo, … Poursuivre |
| 1353 | Bindo di Falcone Petroni lègue tous ses biens à la nouvelle communauté monastique. |
| 1383 | La municipalité de Sienne fait fortifier contre les bandes du condottière John Hawkwood [7]Sir John Hawkwood, en français Jean Haccoude (!), en italien Giovanni Acuto (Sible Hedingham [Essex], v. 1323 – Florence, 1394) : mercenaire anglais considéré comme l’un des premiers condottieres des temps modernes. Les Florentins s’étaient engagés à lui ériger une statue à son effigie à sa mort mais se contentèrent de faire peindre une fresque représentant la statue … Poursuivre. |
| 1385 | Le monastère est doté d’une enceinte fortifiée. [8]Construite en pleine campagne, à la frontière entre les États de Sienne et de Florence, la Chartreuse devait délimiter son domaine et être défendue contre les incursions de mercenaires. En 1385, l’État de Sienne, reconnaissant l’importance de la colonie, construisit une solide muraille. Cette même année, Stefano Maconi, disciple favori de sainte Catherine, fut nommé prieur … Poursuivre |
| XVe s. | Malgré ses défenses, au plus fort de la guerre entre Sienne et Florence, la Chartreuse fut violée et pillée. Une bande de Florentins pénètre dans le monastère et, lors de la conjuration des Pazzi, il est incendié. |
| 1554-1555 | Pendant la guerre de Sienne, le monastère est pillé par les troupes allemandes et espagnoles, et partiellement détruit, au point qu’une restructuration est devenue nécessaire. |
| Entre les XVIe et XVIIe siècles | D’importants travaux sont effectués dans le style de la Renaissance ; ils visent la transformation des six chapelles initiales en une seule église. |
| 1607 | La nouvelle église est consacrée par l’archevêque Camillo Borghese. [9]Camillo Borghese ou Camille Borghèse (Rome, 1550 – 1621) : descendant d’une grande famille siennoise, élu pape sous le nom de Paul V le 16 mai 1605. Il est célèbre pour avoir achevé la basilique Saint-Pierre de Rome, comme le rappelle l’inscription en lettres énormes de la frise surplombant la loge des bénédictions. (*) (*) … Poursuivre Certaines interventions artistiques datent également de cette période, comme le San Romualdo genuflesso du peintre originaire de Forlì, Antonio Fanzaresi. |
| 1636 | La chartreuse siennoise de Belriguardo [10]La chartreuse de Belriguardo, fondée par le banquier siennois Nicola Cinughi, n’a jamais été prospère en raison des guerres incessantes et de sa dotation trop médiocre. Elle est rasée pour des raisons militaires lors du siège de Sienne (1555). Pendant 50 ans, ses religieux campent dans les ruines. Faute de ressources pour la reconstruire, le projet est définitivement abandonné et … Poursuivre est réunie avec celle de Pontignano. |
| 1784 | La Chartreuse est supprimée lors des lois Léopoldines. Les Chartreux quittent le monastère. , qui les vendit en 1886 à la famille Cecchini. De là, ils passèrent en 1919 à la famille Sergardi, puis, en 1939, à la société Certosa di Pontignano, dont le professeur Mario Bracci était actionnaire. La même année, le futur juge de la Cour constitutionnelle supervisa, à ses frais, la restauration de la villa et du petit cloître central. Tout au long de la guerre, Pontignano servit de refuge aux Juifs et aux prisonniers politiques. En 1959, le complexe fut racheté par l’Université de Sienne, qui l’utilise depuis comme résidence universitaire. |
| 1785 | Par un rescrit du 16 juillet, Pontignano est concédé à l’ordre des Camaldules. |
| 1810 | La Chartreuse est à nouveau supprimée, cette fois par Napoléon. Les moines camaldules sont contraints de l’abandonner à leur tour. La paroisse de San Martino a Cellole est alors transférée à Pontignano [11]L’activité ecclésiastique n’est pas interrompue en raison de ce transfert de la paroisse de San Martino a Cellole à Pontignano. ; les bâtiments, à l’exception de ceux destinés au logement du curé, sont acquis, ainsi que l’ancien cloître et quelques fermes, par la famille Masotti. |
| L’activité ecclésiastique n’est pas interrompue en raison du transfert à Pontignano de la paroisse de San Martino a Cellole. | |
| 1959 | Après divers changements de propriétaire, le coenobium est acheté et transformé en collège universitaire par la même université grâce au siennois Mario Bracci, juge constitutionnel et recteur de l’Université de Sienne, |
Pontignano est la seule Chartreuse siennoise à avoir conservé son aspect et son atmosphère d’origine. [12]Les deux autres, Maggiano et Belriguardo, furent très tôt utilisées à d’autres fins, notamment agricoles. La disposition architecturale générale est naturellement influencée par les diverses interventions qui ont eu lieu au fil du temps. Le modèle architectural suit le modèle traditionnel des chartreux, divisé en trois parties : l’espace réservé aux moines, contenant les cellules et organisé autour du grand cloître ; l’espace réservé aux frères convers ; et enfin l’espace réservé à l’église, à la salle capitulaire et au réfectoire, autour du petit cloître, véritable cœur du complexe. L’église, premier bâtiment construit, conserve certains éléments du XIVe siècle, tels que les épais murs d’enceinte et les arches.
Au cours de la seconde moitié du XVe siècle, des ajouts Renaissance donnèrent une nouvelle impulsion à la construction. Ces interventions sont principalement visibles dans le cloître, situé sur le côté long de l’église, dont le plan carré, avec cinq travées de chaque côté et des voûtes d’ogives soutenues par des colonnes à chapiteaux ioniques, témoigne d’un grand équilibre et de sobriété. D’autres rénovations mineures eurent lieu à la fin du XVIIe siècle, lors de la rénovation des salles du côté est du monastère : les six chapelles précédemment construites furent réunies pour former le Cappellone. Enfin, en 1703, la chapelle Sainte-Agnès fut construite, dont la porte d’entrée se trouvait à l’extrémité du bras oriental du grand cloître.
Les importantes rénovations de la Renaissance et les rénovations ultérieures n’ont pas altéré l’harmonie qui fondait la vie des Chartreux : l’équilibre entre l’homme, la foi et la nature. La région du Chianti apparaît ici sous sa forme la plus douce, les collines accompagnant la transition vers Sienne toute proche ; vignes et oliviers entourent la Chartreuse, et une campagne soignée l’imprègne, la transformant en jardins exquis.
Il n’existe donc aucune séparation entre l’extérieur et l’intérieur, entre l’environnement et son architecture harmonieuse et les œuvres d’art qui l’enrichissent. Les témoignages les plus significatifs se trouvent notamment dans les églises. La première, construite à nef unique et divisée en trois travées couvertes de voûtes d’ogives, présente un mur de maçonnerie percé d’une ouverture centrale qui servait à diviser l’espace en deux zones de tailles différentes : l’une réservée aux moines, l’autre, plus petite, aux frères convers. Le principal artisan de cet édifice était le peintre florentin Bernardino Poccetti, qui avait également travaillé pour les chartreux de Calci et de Florence, suivant les canons représentatifs de la peinture de la Contre-Réforme.
Son art est visible sur les murs représentant les histoires chartreuses de saint Bruno et de saint Pierre, sur les toiles et dans les décorations du maître-autel. Avec le chœur, œuvre du charpentier Domenico Atticciati, les décorations créent une sorte de « tache manifeste ».
Le reste de la décoration fut réalisé par Orazio Porta, Stefano Cassini et des peintres siennois, dont l’influence stylistique est clairement marquée par Francesco Vanni et Alessandro Casolani. Poccetti est également à l’origine de la fresque de « La Cène » dans le réfectoire (1596), d’une fresque du « Samaritain au puits » dans l’une des cellules des moines, ainsi que d’une lunette représentant la « Mort de saint Bruno » au-dessus d’une porte près du cimetière. Dans le Cappellone, adjacent à l’église, la toile du maître-autel est attribuée à Francesco Vanni, tandis que les décorations et les fresques murales sont attribuées à Nicola Nasini et à son fils Apollonio.
Dans la chapelle, à droite de la petite église, l’autel présente une « Lamentation du Christ mort et des saints », œuvre récemment associée à Cristofano Rustici, témoignage supplémentaire de l’activité des artistes de l’école siennoise.
Dans la chapelle Sainte-Agnès, ancienne chapelle privée du prieur, des œuvres attribuées à Apollonio Nasini (vers 1740-1750) méritent également d’être signalées. Saint Romuald agenouillé d’Antonio Fanzaresi (vers 1607) mérite également d’être souligné.
Dans le « Cappellone », où les laïcs fréquentant la chartreuse (aujourd’hui l’église paroissiale) assistaient autrefois à la messe, se trouvent également une Crucifixion de Francesco Vanni sur le maître-autel, ainsi que deux fresques de Giuseppe Nicola Nasini.
Les lieux, aujourd’hui propriété de l’Université de Sienne, sont exploités en tant que structure hôtelière de luxe.
Les différents lieux du monastère
- Chiostro principale
- Villa Bracci
- Giardino all’italiana
- Chiesa dei Monaci
- Chiostro dei Conversi
- Sala Bracci (ancien réfectoire)
- Chiostro Grande
- Chiostro principale detto « delle Obbedienze » o del Pozzo
- Chiesa parrocchiale di San Martino a Cellole a Pontignano detta « il Cappellone » [13]A l’intérieur, œuvre de Francesco Vanni.
- Chiesa dei Monaci ou Chiesa monastica di San Pietro
- Villa Bracci
- Giardino all’italiana
- Chiostro dei Conversi
- Sala Bracci (ancien réfectoire avec le Cenacolo de Bernardino Poccetti)
- Chiostro Grande o chiostro « delle celle »
- Chiostro dei monaci [14]Situé à l’intérieur de la clôture, le cloître des moines servait de nœud de communication pour les moines qui pouvaient se rendre d’un lieu à l’autre de celle-ci sans avoir à en sortir.
- Ingresso in Loc. Pontignano n. 5 (Castelnuovo Berardenga)
- Biglietteria presso la casa del Fattore (facilmente visibile non appena si arriva)
- Chiesa parrocchiale di San Martino a Cellole a Pontignano detta « il Cappellone », con il capolavoro di Francesco Vanni
- Chiesa monastica di San Pietro con affreschi di Bernardino Poccetti
- Chiostro « delle obbedienze » o « del pozzo »
- Chiostro dei Conversi
- Refettorio con il Cenacolo di Bernardino Poccetti
- Chiostro dei monaci o delle celle
- Cisterna con pozzo e scalinata
- Forno
- Villa patronale (con ambienti)
- Giardino all’italiana
- Bacini per acqua piovana
- La bottaia (cantine)
- Limonaia
- Orti dei monaci

Alla fine del Cinquecento venne ricostruito anche il chiostro principale, già dei conversi, in uno stile tipicamente tardo-rinascimentale, dove si trova il pozzo e dove prospetta la chiesa.
Sulla fiancata destra si trova il palazzo che, verso il giardino, presenta un doppio loggiato. Un terzo chiostro, il più grande, si trova dietro la chiesa e conteneva le celle dei monaci, su tre lati; le lunette qui affrescate dalla bottega del Poccetti si trovano oggi nel refettorio. Nel giardino fanno bella mostra una grande peschiera e gli orti.
Nella cappella di Sant’Agnese, già cappella privata del priore, riferibili ad Apollonio Nasini(1740-50 circa). Da segnalare, infine, il San Romualdo genuflesso di Antonio Fanzaresi (1607 circa).
Nel « Cappellone » dove un tempo prendevano la messa i laici che gravitavano attorno alla certosa (oggi chiesa parrocchiale), si trova anche una Crocifissione realizzata da Francesco Vannisull’altare maggiore, e due affreschi di da Giuseppe Nicola Nasini.
Notes
| 1↑ | Le hameau est situé entre Ponte a Bozzone et Corsignano. |
|---|---|
| 2↑ | Les lieux de travail des frères chartreux sont appelés obédiences. Les ateliers, en particulier les plus bruyants (menuiserie, forge, ferme, etc.) se trouvent dans cet espace suffisamment à l’écart des cellules pour ne pas en troubler le silence. |
| 3↑ | Bindo di Falcone Petroni, seigneur siennois enrichi par le commerce qu’il réalise essentiellement avec la papauté, est aussi prévôt de la cathédrale de Bologne et protonotaire apostolique. |
| 4↑ | Le monument funéraire du cardinal Petroni, sculpté par Tino di Camaino, est visible dans la Cathédrale de Sienne. |
| 5↑ | Comunello : unité administrative de la Toscane jusqu’à la fin du XVIIIe siècle (abolition en 1770). |
| 6↑ | A cette époque, l’ordre des Chartreux commençait à s’étendre en Italie, et la Toscane était l’un des territoires privilégiés. Plusieurs monastères virent le jour à Sienne : le premier d’entre eux fut celui de Maggiano, construit par le cardinal Riccardo Petroni, cousin de Bindo di Falcone, en 1314. Suivirent la construction de la Chartreuse de Belriguardo, grâce au soutien du banquier Niccolò Cinughi, et celle de Pontignano. Bindo di Falcone, qui avait déjà supervisé les travaux à Maggiano, en tant qu’exécuteur testamentaire de son cousin le cardinal, obtint de l’évêque, le 8 août 1343, l’autorisation de construire la Chartreuse. Celle-ci comprenait la construction d’une église, ainsi que de cloîtres, de cellules et de bâtiments de service où pourraient vivre douze pères, trois frères convers et des domestiques. Malgré ce projet, les chartreux hésitaient à s’installer à Pontignano : Messer Bindo décida alors de verser au pape Clément VI une riche indulgence pour les dix moines qui iraient vivre et mourir dans la nouvelle Chartreuse. |
| 7↑ | Sir John Hawkwood, en français Jean Haccoude (!), en italien Giovanni Acuto (Sible Hedingham [Essex], v. 1323 – Florence, 1394) : mercenaire anglais considéré comme l’un des premiers condottieres des temps modernes. Les Florentins s’étaient engagés à lui ériger une statue à son effigie à sa mort mais se contentèrent de faire peindre une fresque représentant la statue qu’ils s’étaient engagés à financer. Cette œuvre, commandée en 1436, fut réalisée par Paolo Uccello ; elle constitue aujourd’hui l’un des chef-d’œuvre de la cathédrale de Santa Maria del Fiore, à Florence. |
| 8↑ | Construite en pleine campagne, à la frontière entre les États de Sienne et de Florence, la Chartreuse devait délimiter son domaine et être défendue contre les incursions de mercenaires. En 1385, l’État de Sienne, reconnaissant l’importance de la colonie, construisit une solide muraille. Cette même année, Stefano Maconi, disciple favori de sainte Catherine, fut nommé prieur de Pontignano. C’est probablement lui qui obtint la relique de l’annulaire de la sainte pour le couvent, pour lequel fut construite la chapelle, décorée plus tard de fresques par Nasini. La Chartreuse bénéficia également de la protection de Gian Galeazzo Visconti grâce aux mérites d’un moine de Pontignano qui dirigea une grande partie de la construction de la Chartreuse de Pavie. |
| 9↑ | Camillo Borghese ou Camille Borghèse (Rome, 1550 – 1621) : descendant d’une grande famille siennoise, élu pape sous le nom de Paul V le 16 mai 1605. Il est célèbre pour avoir achevé la basilique Saint-Pierre de Rome, comme le rappelle l’inscription en lettres énormes de la frise surplombant la loge des bénédictions. (*) (*) « IN HONOREM PRINCIPIS APOST(OLORVM) PAVLVS V BVRGHESIVS ROMANVS PONT(IFEX) MAX(IMVS) AN(NO) M D C XII PONT(IFICATVS) VII (HOC FACERE CURAVIT) : « Paul V Borghese, souverain pontife romain, (fit faire ceci) en l’année 1612, septième de son pontificat, en l’honneur du prince des apôtres ». |
| 10↑ | La chartreuse de Belriguardo, fondée par le banquier siennois Nicola Cinughi, n’a jamais été prospère en raison des guerres incessantes et de sa dotation trop médiocre. Elle est rasée pour des raisons militaires lors du siège de Sienne (1555). Pendant 50 ans, ses religieux campent dans les ruines. Faute de ressources pour la reconstruire, le projet est définitivement abandonné et les biens de Belriguardo sont réunis avec ceux de la chartreuse voisine de Pontignano. Ses vestiges sont aujourd’hui propriété de la famille Nannini. |
| 11↑ | L’activité ecclésiastique n’est pas interrompue en raison de ce transfert de la paroisse de San Martino a Cellole à Pontignano. |
| 12↑ | Les deux autres, Maggiano et Belriguardo, furent très tôt utilisées à d’autres fins, notamment agricoles. |
| 13↑ | A l’intérieur, œuvre de Francesco Vanni. |
| 14↑ | Situé à l’intérieur de la clôture, le cloître des moines servait de nœud de communication pour les moines qui pouvaient se rendre d’un lieu à l’autre de celle-ci sans avoir à en sortir. |

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