Leonardo da Vinci, francisé en Léonard de Vinci [1]Léonard de Vinci fait partie du groupe d’artistes dont le nom est francisé depuis que leurs œuvres ont été intégrées dans les collections royales, dès le règne de François 1er., de son nom complet Leonardo di ser Piero da Vinci (Vinci, 1452 – Amboise, 1519) : peintre et sculpteur formé à Florence dans l’atelier d’Andrea del Verrocchio (1435-1488), il est l’une des personnalités les plus intrigantes de l’histoire de l’art occidental. Léonard est également célèbre pour ses contributions scientifiques. Sa curiosité et sa quête insatiable de connaissances n’a jamais faibli. Il observait, expérimentait et inventait constamment, le dessin étant pour lui un outil pour enregistrer son enquête incessante sur la nature. Bien que les œuvres achevées de Léonard soient peu nombreuses, il a laissé un important corpus de dessins (près de 2.500) qui consignent ses idées, la plupart encore rassemblés dans des cahiers. Il fut principalement actif à Florence (1472-v. 1482, 1500-1508) et à Milan (v. 1482-1499, 1508-1513), mais passa les dernières années de sa vie à Rome (1513-1516) et à la cour de François Ier, en France (1516-1519) où il mourut. Son génie d’artiste et d’inventeur continue d’inspirer artistes et scientifiques des siècles après sa mort.
Erwin Panofsky évoque Léonard comme « un artiste qui occupe chez les artistes-théoriciens une place tout à fait à part, […] qu’on doit considérer moins comme un artiste qui aurait une théorie que comme un philosophe qui, préoccupé de comprendre le monde, développe également une activité artistique [2]Erwin PANOFKY, « La théorie du Kunstwollen », dans La perspective comme forme symbolique et autres essais (trad. de l’allemand sous la direction de Guy Ballangé), Paris, Éd. de Minuit (« Coll. Le sens commun »), 1975, p. 203. ».
Notes
| 1↑ | Léonard de Vinci fait partie du groupe d’artistes dont le nom est francisé depuis que leurs œuvres ont été intégrées dans les collections royales, dès le règne de François 1er. |
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| 2↑ | Erwin PANOFKY, « La théorie du Kunstwollen », dans La perspective comme forme symbolique et autres essais (trad. de l’allemand sous la direction de Guy Ballangé), Paris, Éd. de Minuit (« Coll. Le sens commun »), 1975, p. 203. |
