
Stefano di Giovanni dit ‘Il Sassetta’ (Sienne ou Cortone, 1392 [?], documenté à Sienne à partir de 1426 – 1450 ou 1451)
Madonna in umiltà col Bambino, due angeli e i Santi Nicola, Michele arcangelo, Giovanni Battista e Margherita, v. 1435.
Tempéra et or sur panneau, 52 x 132 cm.
Provenance : église de San Domenico, Cortone.
Cortone, Museo Diocesano.
Le polyptyque peint par Sassetta était placé sur l’autel de la chapelle de San Nicola, dont le patronage revenait à l’apothicaire Niccolò di Angelo di Cecco Del Peccia et à ses héritiers [1]Le retable a été ôté de son emplacement d’origine, probablement à la fin du XVIIe siècle, en raison de l’extinction de la famille commanditaire., dans la zone presbytérale de l’église de San Domenico, à Cortone.
Le tableau est formé de trois volets, dont les deux latéraux sont eux-mêmes divisés par deux arcs encadrant chacun un saint. Au centre se trouve la Vierge à l’Enfant est assise à terre sur un coussin (c’est ce qui lui vaut son titre de Madone de l’Humilité), assistée de deux anges. Sur les côtés se trouvent les saints Nicolas, Michel, Jean-Baptiste et Marguerite de Cortone. Sur les cuspides se trouvent trois : dans les deux tondi latéraux, de plus grandes dimensions que le troisième, l’Ange annonciateur et la Vierge de l’Annonciation dialoguent à distance l’un de l’autre ; l’Agnus Dei, l’Agneau de Dieu, qui occupe la place centrale, illustre, d’une certaine manière, le sujet même du colloque angélique.
L’expérimentation sur les matériaux aboutit ici à des résultats qui allient une grande finesse et une impressionnante habilité d’exécution : remarquez les ailes et les manteaux des anges autour de la Vierge peints avec des glacis de couleur sur des feuilles d’aluminium et les très minutieuses décorations a sgraffito, désormais réalisées en épargne, comme on le voit dans la robe de l’ange situé derrière la Madone ou encore avec le travail des laques translucides sur fond doré de la chasuble de Saint Nicolas.
Notes
| 1↑ | Le retable a été ôté de son emplacement d’origine, probablement à la fin du XVIIe siècle, en raison de l’extinction de la famille commanditaire. |
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