Personnage biblique, Dalila est une prostituée aimée de Samson. Soudoyée par les princes Philistins, elle essaie à trois reprises de soutirer traîtreusement [1]Dans l’œuvre qu’il peint sur ce thème, Mantegna souligne la duplicité de Dalila en faisant figurer l’inscription latine suivante, gravée dans l’écorce d’un arbre : « La femme est trois fois plus diabolique que le diable lui-même. » Voir : Andrea Mantegna, Samson and Delilah. Londres, National Gallery. à son amant le secret de sa force invincible mais, à chaque fois, Samson, apparemment méfiant, se défausse par un mensonge [2]Samson se protège de Dalila en prétextant trois fausses raisons pour expliquer l’origine de sa force surhumaine. Il affirme perdre sa force : si on le lie avec des cordes non séchées, si on le lie avec des cordes non travaillées ou si l’on tisse les sept tresses de ses cheveux dans un tissu.. Lorsque Dalila lui demande pour la quatrième fois, de partager avec elle son secret, Samson s’impatiente, puis cède en lui révélant l’origine de sa force : celle-ci lui vient de sa chevelure de nazir car il est consacré et dévoué à Dieu [3]« […] il lui ouvrit tout son cœur, et lui dit : Le rasoir n’a point passé sur ma tête, parce que je suis consacré à Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé, ma force m’abandonnerait, je deviendrais faible, et je serais comme tout autre homme. » (Jg 16, 17)..
Notes
| 1↑ | Dans l’œuvre qu’il peint sur ce thème, Mantegna souligne la duplicité de Dalila en faisant figurer l’inscription latine suivante, gravée dans l’écorce d’un arbre : « La femme est trois fois plus diabolique que le diable lui-même. » Voir : Andrea Mantegna, Samson and Delilah. Londres, National Gallery. |
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| 2↑ | Samson se protège de Dalila en prétextant trois fausses raisons pour expliquer l’origine de sa force surhumaine. Il affirme perdre sa force : si on le lie avec des cordes non séchées, si on le lie avec des cordes non travaillées ou si l’on tisse les sept tresses de ses cheveux dans un tissu. |
| 3↑ | « […] il lui ouvrit tout son cœur, et lui dit : Le rasoir n’a point passé sur ma tête, parce que je suis consacré à Dieu dès le ventre de ma mère. Si j’étais rasé, ma force m’abandonnerait, je deviendrais faible, et je serais comme tout autre homme. » (Jg 16, 17). |
