Frédéric II de Hohenstaufen (empereur du Saint-Empire)

Friedrich von Hohenstaufen ou Frédéric II de Hohenstaufen (Jesi [États pontificaux], 1194 – Castel Fiorentino [Royaume de Sicile], 1250) : fils d’Henri VI [1]Henri VI (Nimegue, 1165 – Messine, 1197) : roi de Germanie dès 1169, il est sacré empereur en 1191, succédant à son père, l’empereur Frédéric Barberousse., le « Cyclope sanguinaire » [2]Le 25 décembre 1194, l’empereur germanique Henri VI s’assoit sur le trône de Palerme, qu’il est parvenu à conquérir. Dès le lendemain, il ordonne le massacre de tous ceux qu’il estime constituer une menace pour son autorité, gagnant à cette occasion le surnom de « Cyclope sanguinaire »., et de Constance de Hauteville [3]Constance de Sicile ou Constance de Hauteville  (Palerme, 1154 1198) : princesse de la maison de Hauteville, fille posthume du roi normand Roger II de Sicile (mort en février 1154) et de Beatrix de Rethel. Mariée au roi Henri VI en 1186, elle fut reine de Germanie puis impératrice du Saint-Empire jusqu’à la mort de son époux en 1197., il est empereur des Romains (1215 – 1250) sous le nom de Frédéric II, et dernier roi de Jérusalem sous le nom de Frédéric Ier. Il est aussi roi des Romains, roi de Sicile, et roi de Provence-Bourgogne (ou d’Arles).

Frédéric II collectionne les titres autant que les paradoxes et les qualificatifs. « Stupor Mundi » (« Stupeur du Monde ») pour les uns, authentique « Antéchrist » pour les autres, chaque épisode de sa vie ressemble à un scénario sorti de l’imagination du plus fertile des romanciers. Il organise l’Italie comme un Etat moderne et centralisé. Il fait rédiger en 1231, les constitutions de Melfi connu sous le nom de Liber Augustalis, un recueil de lois qui doivent unifier les lois de l’Empire, soumis jusque là aux multiples droits régaliens que possédaient les princes et autres seigneurs du Saint-Empire. Ces lois doivent surtout empêcher la mainmise des petits seigneurs sur les villes et leurs corps de métiers. En Allemagne, il promulgue un édit de paix perpétuel qui énonce les principes d’ordre et de justice basés sur le respect de l’autorité royale, le rétablissement de la paix et le maintien de la concorde en échange de la confirmation des concessions faites aux princes territoriaux. Ce texte, pendant germanique du Liber Augustalis, est considéré comme une loi fondamentale du Reich allemand.

L’empereur meurt le 13 décembre 1250. Son testament désigne Conrad, son deuxième fils, comme héritier de l’Empire et du royaume de Sicile, tandis que Manfred, son fils naturel, né de Bianca Lancia, doit assurer les fonctions de régent d’Italie. Rien ne se passe pourtant comme il l’a prévu car la haine des papes à son égard va rejaillir sur toute sa famille. Pour maintenir leur puissance et leur autorité sur le monde chrétien, les papes vont donner le royaume de Naples et de Sicile à Charles d’Anjou (le frère de Saint Louis) à la condition que celui-ci extermine jusqu’au dernier les Hohenstaufen. Effectivement, Conrad meurt en 1254.

Notes

Notes
1 Henri VI (Nimegue, 1165 – Messine, 1197) : roi de Germanie dès 1169, il est sacré empereur en 1191, succédant à son père, l’empereur Frédéric Barberousse.
2 Le 25 décembre 1194, l’empereur germanique Henri VI s’assoit sur le trône de Palerme, qu’il est parvenu à conquérir. Dès le lendemain, il ordonne le massacre de tous ceux qu’il estime constituer une menace pour son autorité, gagnant à cette occasion le surnom de « Cyclope sanguinaire ».
3 Constance de Sicile ou Constance de Hauteville  (Palerme, 1154 1198) : princesse de la maison de Hauteville, fille posthume du roi normand Roger II de Sicile (mort en février 1154) et de Beatrix de Rethel. Mariée au roi Henri VI en 1186, elle fut reine de Germanie puis impératrice du Saint-Empire jusqu’à la mort de son époux en 1197.

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