‘Maître de Coëtivy’ ou Nicolas d’Ypres (Colin d’Amiens)

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“« Pour faire un vitrail, l’artiste commence par établir une esquisse en couleurs qu’on appelait autrefois « patron au petit pied », c’est-à-dire d’une échelle très réduite. Puis il en tire le carton, qui sera le vrai « patron » de son ouvrage, en grandeur …”

‘Maître de Coëtivy’ ou Nicolas d’Ypres (Colin d’Amiens) (Paris, actif v. 1450-1485) : enlumineur, peintre et cartonnier de vitraux et tapisseries, formé dans la tradition de la peinture amiénoise ((« Sa formation, ou tout au moins l’origine de son art, est nordique ; je l’ai d’abord crue hollandaise (Reynaud, 1965), j’incline aujourd’hui à la juger amiénoise, tant sont nombreux les rapports de technique et de formes avec l’atelier de Simon Marmion (à qui plusieurs de ses manuscrits furent autrefois attribués) ou d’autres miniaturistes de la même génération restés actifs dans le nord de la France (Maître de Rambures, Second Maître des Grandes Chroniques de Saint-Pétersbourg). » François Avril et Nicole Reynaud, Les manuscrits à peintures en France 1440-1520, Paris, Bibliothèque Nationale de France-Flammarion, 1993, p. 58.)), successeur du Maître de Dreux Budé (aujourd’hui identifié à André d’Ypres). Artiste important et influent actif à Paris, longtemps demeuré anonyme et connu sous une appellation faisant référence à un manuscrit – les Heures de Coëtivy ((Les Heures de Coëtivy (Horarium gallicum, scriptum in usum oliverii de Coitivy et mariae de Valois, filiae regis Galliae Caroli VII) sont aujourd’hui conservées à Vienne (Österreichische Nationalbibliothek, cod. 1929). En ligne : https://viewer.onb.ac.at/10048973)) – qui a appartenu à Olivier de Coëtivy, gendre et conseiller de Charles VII, et son épouse Marie de Valois, fille naturelle de ce dernier. Il travailla pour la famille royale et des membres de la cour ((« Il est manifeste […] qu’il a travaillé pour la cour de France, pour la famille royale ou divers fonctionnaires royaux. Il est plus probable qu’il ait été actif à Paris que dans le Val de Loire ou à Bourges, car il termine quelques manuscrits commencés dans le milieu parisien du deuxième quart du siècle et collabore régulièrement avec un enlumineur de marges ou dirige lui-même une officine de décoration dont le style se retrouve dans nombre de manuscrits sûrement exécutés à Paris, et dont il peut même avoir été l’initiateur. Presque tous ses livres d heures sont à l’usage de Paris ; le triple vitrail de Saint-Séverin, commande de la grande famille parisienne des Brinon (Reynaud, 1985), confirme son activité dans la capitale.l est manifeste en revanche qu’il a travaillé pour la cour de France, pour la famille royale ou divers fonctionnaires royaux. Il est plus probable qu’il ait été actif à Paris que dans le Val de Loire ou à Bourges, car il termine quelques manuscrits commencés dans le milieu parisien du deuxième quart du siècle et collabore régulièrement avec un enlumineur de marges ou dirige lui-même une officine de décoration dont le style se retrouve dans nombre de manuscrits sûrement exécutés à Paris, et dont il peut même avoir été l’initiateur. Presque tous ses livres d’heures sont à l’usage de Paris ; le triple vitrail de Saint-Séverin, commande de la grande famille parisienne des Brinon (Reynaud, 1985), confirme son activité dans la capitale. » (François Avril et Nicole Reynaud, op. cit., p. 58.)) et a été identifié successivement par Nicole Reynaud à Henri de Vulcop ((Henri de Vulcop (Vuilkop, aux environs d’Utrecht, … – Bourges, av. 1479) : peintre et enlumineur en titre de la reine Marie d’Anjou (1404-1463). Les sources archivistiques le mentionnent en 1451 à Paris, en 1454-1455 à Chinon au service de la reine, en 1463-1464 au service de son fils Charles de France à Bourges et jusqu’en 1472 comme artiste indépendant dans cette même ville où il meurt avant 1479 (Nicole Reynaud, 1993). Il semble que l’artiste se soit établit plus largement dans le Val de Loire.)) (1973) puis à Colin (Nicolas) d’Amiens (Nicolas d’Ypres), fils de l’enlumineur André d’Ypres, né à Amiens et actif dans cette ville jusqu’en 1444, ensuite documenté à Paris de 1461 à 1488. C’est l’identification à Nicolas d’Amiens qui est aujourd’hui la plus communément admise.

Comme son père, André d’Ypres, Colin d’Amiens était un artiste aux multiples talents : outre la décoration d’une trentaine de manuscrits ((François AVRIL et Nicole REYNAUD, op. cit.,, pp. 58-69 ; 22-29.)), on lui doit l’exécution du panneau de la Résurrection de Lazare au Musée du Louvre ((Nicole REYNAUD, « La Résurrection de Lazare et le Maître de Coëtivy », Revue du Louvre, 1965, pp. 34-37 ; Nicole REYNAUD, notices 78 et 79, dans Pierre ROSENBERG (dir.), Pittura francese nelle collezioni pubbliche fiorentine, Florence, 1977.)), la confection des cartons, dits « petits patrons » ((« Pour faire un vitrail, l’artiste commence par établir une esquisse en couleurs qu’on appelait autrefois « patron au petit pied », c’est-à-dire d’une échelle très réduite. Puis il en tire le carton, qui sera le vrai « patron » de son ouvrage, en grandeur d’exécution, où tout doit être soigneusement tracé, depuis la division de la fenêtre par les meneaux et par les barres de fer qui constituent l’armature jusqu’au moindre détail des figures et des ornements, en passant par le réseau des plombs. Le carton guidera en effet le travail à toutes ses étapes, aussi doit-il être aussi « poussé » que l’œuvre définitive. » ((Nicole Reynaud, « Les vitraux du chœur de Saint-Séverin », dans Bulletin Monumental, tome 143, n. 1, année 1985. pp. 25-40.)) (fig 1. Maître de Coëtivy, Mort de Penthésilée ; trahison d’Anténor) pour la célèbre tenture de la Guerre de Troie ((Nicole REYNAUD, op. cit. ; François AVRIL et Nicole REYNAUD, op. cit.,, p. 64-66, n. 26.)) et la fourniture des cartons des trois grandes verrières du chœur de l’église Saint-Séverin de Paris ((Nicole REYNAUD, « La lettre de Barthélemy d’Eyck au roi René », Bulletin de la Société de l’art français, année 1985, 1986, pp. 7-10.)).

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