Béhémoth

« Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gn I, 24). Dans le livre de Job (XL, 15), Béhémoth prend l’allure d’un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l’homme. Béhémoth semble évoquer l’hippopotame, animal qui, selon les bas-reliefs égyptiens, s’avançait jadis jusqu’en Basse-Égypte.

« Comme monstre mythique, Béhémoth, joint à Léviathan, est d’origine babylonienne : tous deux représentent les deux monstres primordiaux du chaos, Tiamat et Kingu de la mythologie babylonienne.

« On retrouve Béhémoth dans la littérature apocalyptique juive, au seuil de l’ère chrétienne. À partir de l’Énoch éthiopien [1]Énoch ou Hénoch éthiopien : autre nom du Livre d’Esdras. (LX, 7-9), il a des qualités distinctes de celles de Léviathan ; celui-ci conserve les caractéristiques de monstre aquatique qu’il avait déjà, Béhémoth prend celles, qu’il n’avait pas à l’origine, d’un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (XXIX, 4), il est dit que les deux êtres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet messianique. La même idée se retrouve dans le Livre d’Esdras (VI, 47). » [2]André PAUL, « Béhémot », Encyclopedia Universalis.

Notes

Notes
1 Énoch ou Hénoch éthiopien : autre nom du Livre d’Esdras.
2 André PAUL, « Béhémot », Encyclopedia Universalis.

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture