Persée est le fils de Danaé, fille d’Acrisios, roi d’Argos. Ce dernier, averti par un oracle que son petit-fils le tuera, enferme sa fille dans une tour d’airain. Ce stratagème n’empêche pas Zeus de séduire Danaé en prenant la forme d’une pluie d’or. [1]Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. du grec ancien par Émile Chambry), Lucien de Samosate, Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, p. 271. Persée naquit de ces amours.
Au cours d’un festin organisé par Polydectès, celui-ci demande quel est le plus beau présent à faire à un roi. Tous répondirent un cheval, mais Persée propose la tête de Méduse. Le lendemain, tous les invités arrivent avec un cheval ; seul Persée parvient les mains vides. Polydectès, profitant de cette situation, lui réclame la tête de Méduse pour réparer cet affront, sous peine qu’il s’en prenne à Danaé.
Persée s’en va donc chercher la tête de la Méduse. Il se rend d’abord chez les Grées, trois sorcières n’ayant qu’un œil et une dent pour toutes trois. Elles seules peuvent lui indiquer le lieu où trouver Méduse. Arrivé dans leur repaire, il neutralise celle qui était de garde et vole leur unique œil afin de les contraindre à lui donner les informations nécessaires. C’est ainsi qu’elles lui indiquent le chemin pour se rendre chez Méduse. Sur quoi, il leur rend leur œil.
Pour se rendre dans le repaire de Méduse, il doit emprunter le chemin des nymphes. Alors qu’il avance sur ce chemin, les nymphes lui apportent des sandales ailées, le bouclier luisant d’Athéna et le casque d’Hadès, qui rend invisible son porteur. Plus tard, Hermès vient lui donner une serpette très tranchante avec laquelle décapiter Méduse. Persée arrive enfin chez les gorgones. Elles sont au nombre de trois. Seule Méduse est mortelle, mais elle est également la plus dangereuse car son regard pétrifie quiconque le croise. Une fois devant Méduse, Persée s’élève dans les airs au-dessus d’elle grâce à ses sandales, et utilise le bouclier d’Athéna comme miroir pour voir Méduse sans croiser son regard. Quand arrive le moment opportun, il se trouve en mesure de la décapiter. [2]Du sang qui jaillit du corps de Méduse naîtront Pégase, le cheval ailé et le sanglier, ailé lui aussi, Chrysaor.
Après avoir tué Méduse et délivré Andromède, Persée se rend à Argos, le royaume d’Acrisios, son grand-père. Apprenant la venue de son petit-fils, Acrisios, qui vit de longue date avec la peur d’un funeste oracle qui lui a prédit qu’il mourrait de la main de son petit-fils, s’enfuit à Larissa, en Thessalie, par crainte que l’oracle ne se réalise. Mais Persée participe à des jeux funèbres que le roi de Larissa, Teutamidès, donne en l’honneur de son père, et auxquels assiste Acrisios. Dépassant sa cible au lancer du disque, Persée tue accidentellement le vieillard, accomplissant ainsi la prophétie. [3]C’est l’une des raisons pour lesquelles Persée, tourmenté par son crime prédestiné, échangera le royaume d’Argos contre celui de Tyrinthe.
Notes
| 1↑ | Émile Chambry, Émeline Marquis, Alain Billault et Dominique Goust (trad. du grec ancien par Émile Chambry), Lucien de Samosate, Œuvres complètes, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2015, p. 271. |
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| 2↑ | Du sang qui jaillit du corps de Méduse naîtront Pégase, le cheval ailé et le sanglier, ailé lui aussi, Chrysaor. |
| 3↑ | C’est l’une des raisons pour lesquelles Persée, tourmenté par son crime prédestiné, échangera le royaume d’Argos contre celui de Tyrinthe. |
