Le Poggio des Malavolti était un castellare médiéval dont l’étendue, véritablement gigantesque, englobait la zone de la Sienne d’aujourd’hui occupée par le palais qui porte encore le nom de la famille des Malavolti [1]La famille Malavolti, l’une des plus importantes et des plus riches de la ville, fit construire un imposant château le long de la Via Francigena ; selon certaines sources, sa construction remonterait au début du Moyen Âge, bien que les plus anciens documents attestés datent de la première moitié du XIIIe siècle., situé le long de la Via del Cavallerizzo, sur la droite en descendant vers la Via dei Montanini dont toute la partie basse conserve des éléments de la structure du XIIIe siècle, et toute l’étendue de la Piazza della Posta. La porte d’entrée se trouvait probablement à proximité de l’église de Santa Maria delle Nevi, Via Arco dei Malavolti, au nom particulièrement significatif. [2]L’élégante porte en arc brisé avait déjà été partiellement démolie au XVe siècle afin de récupérer des matériaux destinés à l’église voisine de la Madonna delle Nevi, et le hall d’entrée couvert étant devenu dangereux, il fut décidé de le démolir définitivement en 1763. Ici encore, le souvenir de ce lieu demeure lié à la toponymie.

Originariamente, su quest’area posta lungo la via Francigena sorgeva un imponente castellare appartenente ai Malavolti, una delle famiglie più influenti della città, comprendente torri, chiese, granaio, stalle e altri edifici. Al suo interno si trovava anche la chiesa di Sant’Egidio. L’area divenne presto nota con il nome di Poggio dei Malavolti.[1]
Nel corso dei secoli, le alterne vicende politiche e sociali portarono alla progressiva demolizione del castellare: già nel 1408 furono usate le pietre di alcune sue parti per la costruzione delle mura presso Santo Spirito, e nel XVI secolo quasi tutto l’edificio era ormai scomparso, lasciando solo la chiesa di Sant’Egidio e qualche resto visibile nell’area di via del Cavallerizzo e all’angolo con via Malavolti.[1]
Dopo la distruzione del castellare, nell’area si insediarono due conventi: quello di Santa Caterina del Paradiso, fondato dalle suore domenicane alla fine del Quattrocento, e quello delle Monache Cappuccine di Passitea Crogi, costruito nei primi del XVII secolo. Le monache avevano un giardino di clausura e un edificio collegato tramite un cavalcavia alla chiesa di Sant’Egidio, che perse il suo status parrocchiale nel 1598 e divenne oratorio delle suore.[1]
Tra la fine del XIX e l’inizio del XX secolo, la zona subì profondi mutamenti urbanistici che ne modificarono l’impianto originario, con la trasformazione dell’ex poggio dei Malavolti in una moderna piazza e la demolizione del convento delle Cappuccine e di Sant’Egidio per la costruzione del palazzo della Camera di commercio (1904) e del palazzo delle Poste(1912), entrambi progettati dall’architetto Vittorio Mariani.[2][3] La piazza, intitolata a Umberto I, prese la dedicazione a Giacomo Matteotti nel dopoguerra, anche se divenne popolarmente nota come « piazza della Posta ».[3]Il ricordo delle antiche proprietà dei Malavolti è mantenuto nel nome della strada (« via dei Malavolti ») che collega la piazza con piazza Gramsci e nel vicolo (« via dell’arco Malavolti ») che si immette da via Pianigiani dietro il palazzo delle Poste.[1][4]
À l’origine, sur ce tronçon de la Via Francigena, se dressait un imposant château appartenant aux Malavolti, l’une des familles les plus influentes de la ville. Il comprenait des tours, des églises, un grenier, des écuries et d’autres bâtiments. L’église Sant’Egidio s’y trouvait également. Le lieu fut bientôt connu sous le nom de Poggio dei Malavolti [3]Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, « Via Malavolti: la memoria di un’antica consorteria », Siena News (21 mai 2016)..
Au fil des siècles, des événements politiques et sociaux successifs ont conduit à la démolition progressive du château : dès 1408, des pierres provenant de certaines de ses parties ont été utilisées pour construire les remparts près de Santo Spirito, et au XVIe siècle, la quasi-totalité de l’édifice avait disparu, ne laissant subsister que l’église Sant’Egidio et quelques vestiges visibles dans le quartier de la Via del Cavallerizzo et à l’angle de la Via Malavolti.[1] Après la destruction du château, deux couvents furent établis dans le quartier : celui de Santa Caterina del Paradiso, fondé par des dominicaines à la fin du XVe siècle, et celui des capucines de Passitea Crogi, construit au début du XVIIe siècle. Les religieuses disposaient d’un jardin cloîtré et d’un bâtiment relié par une passerelle à l’église Sant’Egidio, qui perdit son statut de paroisse en 1598 et devint un oratoire pour les moniales.[1]
Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, le quartier connut de profondes transformations urbaines qui modifièrent son plan d’origine. L’ancienne colline Malavolti fut transformée en une place moderne et les couvents des capucines et de Sant’Egidio furent démolis pour laisser place à la construction de la Chambre de commerce (1904) et de la Poste (1912), tous deux conçus par l’architecte Vittorio Mariani [4]Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, op. cit. ; Luca QUATTROCCHI, Architettura nelle terre di Siena. La prima metà del Novecento, Cinisello Balsamo (Milan), Silvana, 2010.. La place, nommée d’après Umberto I, fut dédiée à Giacomo Matteotti après la guerre, même si elle devint populairement connue sous le nom de « Piazza della Posta ».[3] Le souvenir des anciennes propriétés des Malavolti est maintenu dans le nom de la rue (« via dei Malavolti ») qui relie la place à la Piazza Gramsci et dans la ruelle (« via dell’arco Malavolti ») qui part de la Via Pianigiani derrière le bâtiment de la Poste. [5]Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, op. cit. ; Luca QUATTROCCHI, op. cit.
Notes
| 1↑ | La famille Malavolti, l’une des plus importantes et des plus riches de la ville, fit construire un imposant château le long de la Via Francigena ; selon certaines sources, sa construction remonterait au début du Moyen Âge, bien que les plus anciens documents attestés datent de la première moitié du XIIIe siècle. |
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| 2↑ | L’élégante porte en arc brisé avait déjà été partiellement démolie au XVe siècle afin de récupérer des matériaux destinés à l’église voisine de la Madonna delle Nevi, et le hall d’entrée couvert étant devenu dangereux, il fut décidé de le démolir définitivement en 1763. Ici encore, le souvenir de ce lieu demeure lié à la toponymie. |
| 3↑ | Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, « Via Malavolti: la memoria di un’antica consorteria », Siena News (21 mai 2016). |
| 4↑ | Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, op. cit. ; Luca QUATTROCCHI, Architettura nelle terre di Siena. La prima metà del Novecento, Cinisello Balsamo (Milan), Silvana, 2010. |
| 5↑ | Maura MARTELLUCCI et Roberto CRESTI, op. cit. ; Luca QUATTROCCHI, op. cit. |
