
Giotto di Bondone (Colle di Vespignano?, 1267 circa – Florence, 1337),
Madonna col Bambino. Madonna col Bambino di Borgo San Lorenzo (Vierge à l’Enfant. Madone de Borgo San Lorenzo), 1285-1290.
Tempéra et or sur panneau, 81,5 x 41 cm.
Provenance : oratoire de la compagnie de Sant’Omobono [1]Cet oratoire était situé en face de l’église paroissiale de San Lorenzo, où l’œuvre est aujourd’hui conservée..
Pieve di San Lorenzo, Borgo San Lorenzo (Firenze).
Fragment d’une Maestà réduite sur chaque côté, ce panneau est la première œuvre de Giotto [2]Entre 1982-1984, le panneau est restauré par l’Opificio delle pietre dure de Florence (*) qui découvre sa qualité picturale en relevant des données techniques qui ont permis, grâce à aux études suivantes, de rapprocher le fragment d’autres œuvres comme le Crucifix de Santa Maria Novella et la Madonna de San Giorgio alla Costa. On doit à Luciano Bellosi … Poursuivre, et date de ses débuts à la basilique supérieure San Francesco (Assise). L’expression pensive de Marie et la tendresse du geste de l’Enfant [3]L’enfant que l’on devine dans les bras de sa Mère a pratiquement disparu du fait de l’état de dégradation de l’œuvre. On distingue cependant ses deux avant-bras, sa main gauche caressant le visage de la Vierge, l’autre tenant l’index de sa main gauche, gestuelle qui reprend le thème byzantin de la Vierge dite Glikophilousa, déjà exploité par Cimabue, dans … Poursuivre y sont rendues avec un naturel nouveau, acquis à Florence grâce à l’étude de Cimabue et Duccio ; la plasticité saisissante des volumes révèle un attrait précoce pour la sculpture d’Arnolfo di Cambio et le renouveau classique de la Rome de la fin du XIIIe siècle, deux courants que Giotto connaissait bien avant son arrivée sur la scène internationale particulièrement stimulante d’Assise.
Notes
| 1↑ | Cet oratoire était situé en face de l’église paroissiale de San Lorenzo, où l’œuvre est aujourd’hui conservée. |
|---|---|
| 2↑ | Entre 1982-1984, le panneau est restauré par l’Opificio delle pietre dure de Florence (*) qui découvre sa qualité picturale en relevant des données techniques qui ont permis, grâce à aux études suivantes, de rapprocher le fragment d’autres œuvres comme le Crucifix de Santa Maria Novella et la Madonna de San Giorgio alla Costa. On doit à Luciano Bellosi l’attribution, en 1985, de cette Madonne au jeune Giotto, alors âgé de 20 ans.
(*) L’Opificio delle pietre dure (Office des Pierres dures) est un institut de recherche scientifique et de restauration d’œuvres d’art réputé, un des plus importants au monde. |
| 3↑ | L’enfant que l’on devine dans les bras de sa Mère a pratiquement disparu du fait de l’état de dégradation de l’œuvre. On distingue cependant ses deux avant-bras, sa main gauche caressant le visage de la Vierge, l’autre tenant l’index de sa main gauche, gestuelle qui reprend le thème byzantin de la Vierge dite Glikophilousa, déjà exploité par Cimabue, dans la Madonna di Castelfiorentino. |

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