Dans la grande majorité des églises et des basiliques, le Sancta Sanctorum [1]En référence à la chapelle papale de l’ancien palais du Latran, à Rome, où étaient conservées un très grand nombre de reliques. Ce petit oratoire est constitué d’une salle carrée dont le toit est une voûte croisée, soutenue par quatre colonnes, séparée de la zone de l’autel qui a un toit en berceau à lunette. L’inscription trouvée sur l’architrave qui … Poursuivre correspond au sanctuaire (la partie du chœur entourant l’autel). C’est le lieu où s’accomplit le mystère de l’Eucharistie. Historiquement, cet espace était séparé physiquement de la nef où se tiennent les fidèles par une clôture de chœur ou un jubé [2]A la différence du jubé, on ne peut pas lire les Évangiles ou les épîtres depuis la clôture de chœur, simple grille plus ou moins ouvragée sur laquelle il est évidemment impossible de monter., dans les églises occidentales médiévales ou une iconostase, dans les églises orientales et orthodoxes. Dans les grandes basiliques (comme la Basilique Saint-Pierre de Rome), le cœur du sanctuaire est surmonté d’une structure monumentale appelée baldaquin ou ciborium. Cet élément architectural isole visuellement et sacralise l’autel majeur, matérialisant le Sancta Sanctorum à l’échelle du monument.
Notes
| 1↑ | En référence à la chapelle papale de l’ancien palais du Latran, à Rome, où étaient conservées un très grand nombre de reliques. Ce petit oratoire est constitué d’une salle carrée dont le toit est une voûte croisée, soutenue par quatre colonnes, séparée de la zone de l’autel qui a un toit en berceau à lunette. L’inscription trouvée sur l’architrave qui sépare la zone de l’autel du reste de la chapelle donne son nom, Sancta Sanctorum, au lieu : « NON EST IN TOTO SANCTIOR ORBE LOCUS » (« il n’y a pas de lieu plus saint au monde que celui-ci »). Une assise continue en marbre est adossée aux murs, sur laquelle se détache la signature de l’auteur de ce revêtement de marbre, du sol et des chapiteaux en style cosmatesques : « MAGISTER COSMATUS FECIT HOC OPUS. » (« Maître Cosmati a réalisé cette œuvre. »). |
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| 2↑ | A la différence du jubé, on ne peut pas lire les Évangiles ou les épîtres depuis la clôture de chœur, simple grille plus ou moins ouvragée sur laquelle il est évidemment impossible de monter. |
