Bartolo Buonpedoni ou Buompedoni, ou encore Bartolo de San Gimignano (Mucchio [San Gimignano], 1228 – Cellole [San Gimignano], 1300) : religieux, prêtre du Tiers Ordre franciscain, bienheureux de l’Église catholique. Ce fils unique du comte Buompedoni, parvenu à l’âge adulte, s’oppose à la volonté paternelle qui lui promet un mariage arrangé [1]Le bienheureux Bartolo aurait fortement ressentit l’appel de Dieu à la prêtrise. Mais son père, le comte, homme orgueilleux et attaché aux choses du monde, préférait que son fils devienne un chevalier et un soldat de renom. Furieux, il mit tout en œuvre pour le dissuader de poursuivre son chemin., et s’enfuit chez les Bénédictins de San Vito, à Pise, où il demeure comme infirmier parmi les malades. Jésus lui apparaît et l’incite à vivre vingt ans dans la souffrance. Il se rend alors à Volterra, où il entre dans le Tiers Ordre franciscain. Ordonné prêtre par l’évêque de Volterra, il est d’abord envoyé à Peccioli [2]Peccioli, en Toscane, dans la Province de Pise. comme chapelain, puis à Picchena [3]Picchena : hameau (località) de San Gimignano. comme curé. Durant son sacerdoce, il tombe malade d’une lèpre incurable et réconforte les lépreux dans la léproserie de San Gimignano dont il devient le Recteur, à proximité de l’église paroissiale de Cellole. Conformément à la volonté divine qui s’est exprimée, il endure la maladie pendant vingt ans, jusqu’à sa mort, avec une patience telle qu’il reçoit le surnom de « Job de la Toscane » [4]REAU 1958, III, 1, p. 184.. Bartolo mourut dans la nuit du 12 au 13 décembre 1300. [5]Selon Frère Giunta et Frère Mariano, il mourut à l’aube du 13, selon Pecori (*) et Coppi (**), à 20 heures le 12 ; dans le Livre Blanc de la municipalité de San Gimignano, le document de restitution des biens de la léproserie, dont Bartolo avait été recteur pendant sept ans, est daté du 15 décembre 1299, ce qui, selon le style de l’Incarnation du calendrier pisan, correspond … Poursuivre et fut enterré dans l’église Sant’Agostino, à San Gimignano, où se trouve encore le tombeau créé pour lui par Giuliano et Benedetto da Maiano [6]Benedetto est l’auteur des bas-reliefs illustrant certains épisodes marquants de l’hagiographie du saint.. Le culte de Bartolo, depuis toujours vivace à San Gimignano [7]En témoigne un texte hagiographique médiéval dont le style et la teneur caractéristique justifie une citation intégrale : « In quel tempo che in Britannia, regno di Francia, in questo Tertio Ordine fiori el […] prete sancto Ivo, cosi in Italia et provincia di Toschana flori el beato Bartholo del castello di Sancto Geminiano. Nacque questo sancto prete della nobile stirpe de’ … Poursuivre, et reconnu une première fois en 1523, fut confirmé par Pie X en 1906.
Iconographie
Principalement présentes dans les provinces de Pise et de Sienne, en particulier à Volterra et San Gimignano (Benozzo Gozzoli, San Jerónimo y el beato Bartolo de San Gimignano. Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza.), les rares représentations de Bartolo de San Gimignano le montrent sous l’apparence d’un homme jeune, vêtu de l’habit de prêtre.
Scènes de la vie du bienheureux :
Notes
| 1↑ | Le bienheureux Bartolo aurait fortement ressentit l’appel de Dieu à la prêtrise. Mais son père, le comte, homme orgueilleux et attaché aux choses du monde, préférait que son fils devienne un chevalier et un soldat de renom. Furieux, il mit tout en œuvre pour le dissuader de poursuivre son chemin. |
|---|---|
| 2↑ | Peccioli, en Toscane, dans la Province de Pise. |
| 3↑ | Picchena : hameau (località) de San Gimignano. |
| 4↑ | REAU 1958, III, 1, p. 184. |
| 5↑ | Selon Frère Giunta et Frère Mariano, il mourut à l’aube du 13, selon Pecori (*) et Coppi (**), à 20 heures le 12 ; dans le Livre Blanc de la municipalité de San Gimignano, le document de restitution des biens de la léproserie, dont Bartolo avait été recteur pendant sept ans, est daté du 15 décembre 1299, ce qui, selon le style de l’Incarnation du calendrier pisan, correspond à l’année 1300.
(*) Luigi PECORI, Storia della terra di San Gimignano, Florence, Tipografia galileiana, 1853, pp. 448 sq., 543-547. |
| 6↑ | Benedetto est l’auteur des bas-reliefs illustrant certains épisodes marquants de l’hagiographie du saint. |
| 7↑ | En témoigne un texte hagiographique médiéval dont le style et la teneur caractéristique justifie une citation intégrale :
« In quel tempo che in Britannia, regno di Francia, in questo Tertio Ordine fiori el […] prete sancto Ivo, cosi in Italia et provincia di Toschana flori el beato Bartholo del castello di Sancto Geminiano. Nacque questo sancto prete della nobile stirpe de’ Baroni di Muchio. El padre del quale si chiamò Giovanbuono et la madre Gentina, li quali sterili sanza figloli sterono anni piu di venti. Ma essendo Gentina devota di sancto Piero, con assidue orationi lo pregavi l’inpetrasse da Dio uno figlolo. Apparveli dormendo l’appostolo di Dio con moltitudine di angeli acompagniato et dixeli: Gentina, eccho che io te ho impetrato uno figlolo, el quale disprezzerà le richezze mondane et affaticherassi di acquistare le celeste. Concepi et parturi in quello anno uno figliolo, el quale fu nel baptesimo dal padre nominato Bartholo. Anastase VAN DEN WYNGAERT, O. F. M., De sanctis et beatis Tertii Ordinis iuxta codicem fr. Mariani Florentini, dans Archivum Franciscanum historicum, XIV (1921), I-III, pp. 18-24. « En ce temps où, en Bretagne, dans le royaume de France, le prêtre saint Yves, mentionné plus haut, œuvrait au sein du Tiers-Ordre, de la même manière, dans la province de Toscane, en Italie, s’épanouit le bienheureux Bartholo du castello de San Gimignano. Ce saint prêtre était issu de la noble lignée des barons de Mucchio. Son père s’appelait Giovanbuono et sa mère Gentina, qui demeura stérile pendant plus de vingt ans. Mais Gentina, dévouée à saint Pierre, supplia celui-ci par d’intenses prières de lui accorder un fils. L’apôtre de Dieu lui apparut pendant son sommeil, accompagné d’une multitude d’anges, et lui dit : « Gentina, voici, je t’ai obtenu un fils qui méprisera les richesses terrestres et s’efforcera d’acquérir les richesses célestes. » Cette même année, elle conçut et donna naissance à un fils, qui fut baptisé par son père et nommé Bartolo. » (*) « Mais délivre-nous du Mal. » Dernier verset du Pater Noster, qui est prière la plus répandue parmi les chrétiens en raison du fait que, selon le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres : « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux !… » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu et selon Luc (Mt 6, 9-13 ; Lc 11, 2-4). |
