Lippo Memmi, « San Luigi di Tolosa » ; « San Francesco »

Lippo Memmi (documenté à Sienne de 1317 à 1348)

  • San Luigi di Tolosa (Saint Louis de Toulouse)
  • San Francesco (Saint François)

Panneaux provenant du Polyptyque de Colle di Val d’Elsa, aujourd’hui démembré. Tempéra sur bois, 105 x 44 cm. (chaque panneau).

Inscriptions : /

Provenance : Couvent de San Francesco, Colle di Val d’Elsa.

Sienne, Pinacoteca Nazionale.

Les deux panneaux proviennent d’un polyptyque aujourd’hui démembré. Saint Louis de Toulouse (fig. 1) est représenté, comme il se doit, sous les traits d’un jeune homme coiffé de la mitre épiscopale, armé d’une crosse et portant à la main le livre qui le signale comme un saint. Sa cape, couverte de fleurs de lys, évoque l’appartenance du personnage à la famille royale française dont le roi Louis IX, devenu saint Louis, est lui-même issu.

1.
2.

A ses côtés, dans un panneau séparé du précédent, François (fig. 2), écartant les bords de la large déchirure dont son habit est opportunément pourvu, exhibe celui des cinq stigmates dont son corps est marqué à l’instar de celui du Christ.

Reconstitution du Polyptyque de Colle di Val d’Elsa
3. Reconstitution du polyptyque, d’après MARTINDALE 1998.


Douze panneaux ont survécu, rassemblés par l’historien de l’art Andrew Martindale dans la reconstitution du polyptyque destiné à l’église San Francesco de Colle di Val d’Elsa. Cette localisation dans une église dédiée au saint d’Assise explique le nombre important de figures franciscaines qui y sont représentées : François et Claire d’Assise, Elisabeth de Hongrie, Louis de Toulouse et Antoine de Padoue.

Le couronnement

Cinq gâbles provenant du polyptyque de Colle di Val d’Elsa sont actuellement identifiés, répartis dans cinq collections, en Europe et aux États-Unis. Ils représentent, de gauche à droite, les saints :

Le registre principal

Les sept panneaux du registre principal étaient placés selon une logique imparable : Louis (franciscain) faisait face à François. Paul et Pierre, les deux fondateurs de l’Eglise, étaient en vis-à-vis, comme très souvent. Les deux Jean (le Baptiste et l’Evangéliste) entouraient la Vierge à l’Enfant.