Lippo Memmi (documenté à Sienne de 1317 à 1348)
- San Luigi di Tolosa (Saint Louis de Toulouse), fig. 1.
- San Francesco (Saint François), fig. 2.
Panneaux provenant du Polyptyque de Colle di Val d’Elsa, aujourd’hui démembré. Tempéra sur bois, 105 x 44 cm (chaque panneau).
Inscriptions : /
Provenance : Couvent de San Francesco, Colle di Val d’Elsa.
Sienne, Pinacoteca Nazionale.
Les deux panneaux proviennent du Polyptyque de Colle, peint par Lippo Memmi et aujourd’hui démembré, qui était composé de sept compartiments (heptaptyque), parmi lesquels Saint Jean l’Évangéliste (New Haven, Yale University Art Gallery), Saint Jean Baptiste (Washington, National Gallery), Saint Paul (New York, The Metropolitan Museum of Art), Saint Louis de Toulouse et Saint François d’Assise (Sienne, Pinacoteca Nazionale). Six autres panneaux, Sainte Élisabeth de Hongrie (Milan, Museo Poldi Pezzoli), Sainte Claire (New York, The Metropolitan Museum of Art), Sainte Agnès et Saint Antoine de Padoue (Pittsburgh, The Frick Art Museum), Sainte Marie-Madeleine (Rhode Island, School of Design, Museum of Art) et Saint Gimignano (Italie, coll. part.), prenaient place, semble-t-il, sur les pinacles. La Vierge et l’Enfant de la Gemäldegalerie de Berlin (inv. 1067) n’est plus considérée aujourd’hui par la majorité des spécialistes comme le centre de ce polyptyque. Voir reconstitution ci-dessous.)).
Saint Louis de Toulouse (fig. 1) est représenté, comme il se doit, sous les traits d’un jeune homme coiffé de la mitre épiscopale, armé d’une crosse et portant à la main le livre qui le signale comme saint. Sa cape, couverte de fleurs de lys, évoque l’appartenance du personnage à la famille royale française dont le roi Louis IX, devenu saint Louis, est lui-même issu. La précision du rendu du costume du saint, du livre qu’il porte, de même que l’expressivité du visage du personnage témoignent de l’intérêt du peintre pour un naturalisme typique de l’art gothique : les objets réels, de même que les physionomies des figures humaines sont désormais une source d’inspiration pour les artistes.
A ses côtés, dans un panneau séparé du précédent, François (fig. 2), écartant les bords de la large déchirure dont son habit est opportunément pourvu, exhibe l’un des cinq stigmates dont son corps est marqué à l’instar de celui du Christ.
Reconstitution du Polyptyque de Colle di Val d’Elsa

Douze panneaux ont survécu, rassemblés par l’historien de l’art Andrew Martindale dans la reconstitution du polyptyque destiné à l’église San Francesco de Colle di Val d’Elsa. Cette localisation dans une église dédiée au saint d’Assise explique le nombre important de figures franciscaines qui y sont représentées : François et Claire d’Assise, Elisabeth de Hongrie, Louis de Toulouse et Antoine de Padoue.
Le couronnement
Cinq gâbles provenant du polyptyque de Colle di Val d’Elsa sont actuellement identifiés, répartis dans cinq collections, en Europe et aux États-Unis. Ils représentent, de gauche à droite, les saints :
- Lippo Memmi, Santa Elisabetta di Ungheria. Milan, Museo Poldi-Pezzoli.
- Lippo Memmi, Saint Clare. New-York, Metropolitan Museum of Art.
- Lippo Memmi, Saint Anthony of Padua. Pittsburg, Frick Art Museum.
- Lippo Memmi, Mary Magdalena. Providence, Museum of Art, Rhode Island School of Design.
- Lippo Memmi, Saint Agnes (Pittsburg, Frick Art Museum)
Le registre principal
Les sept panneaux du registre principal étaient placés selon une logique imparable : Louis (franciscain) faisait face à François. Paul et Pierre, les deux fondateurs de l’Eglise, étaient en vis-à-vis, comme très souvent. Les deux Jean (le Baptiste et l’Evangéliste) entouraient la Vierge à l’Enfant.
- Lippo Memmi, Louis de Toulouse. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
- Lippo Memmi, Saint Paul. New-York, Metropolitan Museum of Art.
- Lippo Memmi, John the Baptist. Washington, National Gallery of Art.
- Lippo Memmi, Maria mit dem Kind. Berlin, Gemäldegalerie, Staatliche Museum zu Berlin.
- Lippo Memmi, John the Evangelist. New-Haven, Yale University Art Gallery.
- Lippo Memmi, Saint Pierre. Paris, Musée du Louvre.
- Lippo Memmi, San Francesco. Sienne, Pinacoteca Nazionale.
Notes
| 1↑ | Andrew MARTINDALE, Simone Martini, Oxford, Phaidon, 1988. |
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