Chiesa di San Bernardino (Sinalunga)

Le monastère est construit en dehors de la ville mais à très peu de distance du centre. Celui-ci n’étant pas (en 2018) indiqué jusqu’au bout du chemin à parcourir, il faut, pour y parvenir, suivre l’indication : « Santuario della Madonna del Rifugio ».

Les bâtiments, construits à diverses époques, ne présentent qu’un intérêt peu remarquable, si ce n’est le jeu chromatique des façades et de la loggia qui précède l’entrée de l’église.

L’intérieur de l’église possède un décor baroque.

Nef

Œuvres conservées dans l’église :

  • Crocifisso (Crucifix en bois du XVI siècle, 3e autel)
  • Girolamo del Pacchia, Deposizione
  • Benvenuto di Giovanni, Madonna col Bambino tra quattro Angeli, e i Santi Sebastiano e Fabiano
  • Per Francesco Fiorentino, Madonna col Bambino 
  • SodomaMadonna col Bambino tra i Santi Sigismondo, Rocco, Sebastiano e Antonio Abate
  • Rutilio Manetti, Matrimonio mistico della Vergine (???)
Chapelle octogonale

On y accède par le côté gauche de la nef de l’église.

Chapelle.png

Pénétrer dans le sanctuaire de San Bernardino est une expérience particulière qui peut s’éprouver comme une sorte d’entrée dans la nuit du temps. L’obscurité du lieu est à peine dérangée par quelques faibles ampoules électriques qu’un sacristain aurait oublié d’éteindre avant de s’absenter, et qui ne suffisent pas à produire une lumière suffisante pour voir, je ne dis pas regarder (!), les quelques cinq œuvres présentes dont trois – trois ! – sont des chefs-d’œuvre. Suspendues, la plupart, à des hauteurs vertigineuses sur de hauts murs habillés d’une tapisserie murale dont on devine, dans la pénombre, les motifs surannés et la couleur d’un gris-bleu hors d’âge, les peintures, dorénavant inaccessibles à un regard pourtant vigilant, parviennent-elles encore, pour l’hypothétique fidèle, à emplir leur office de véhicule de la pensée et de la prière ? Pour le visiteur, en tous cas, le bonheur de se trouver immergé au milieu de telles œuvres est bien tempéré par la frustration qui s’empare de lui de fait de la contrainte d’essayer de les deviner plus que les voir, même si, malgré tout, leur présence presque invisible et mystérieuse comble l’esprit d’une jubilation indicible.

Les œuvres exposées 

De gauche à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre :