Margherita d’Antiocha

Marguerite d’Antioche : sainte légendaire dont l’histoire a été diffusée en Occident grâce à la Légende dorée. Jeune vierge chrétienne elle aurait, selon la tradition hagiographique, subi le martyre sous l’empereur Maximien.

ICONOGRAPHIE

Marguerite est représentée sous les traits d’une toute jeune fille. Outre la palme du martyre (et de sa victoire sur le dragon), elle porte généralement

  • un crucifix (ou une fine croix) à la main
  • une couronne sur la tête
  • une tête de dragon

Le dragon vaincu peut aussi être représenté à ses pieds, la gueule béante, ou piétiné par la sainte.

Scènes de la vie de la sainte

  • Alors qu’elle quitte la maison paternelle avec sa nourrice chrétienne, Olibrius, préfet d’Antioche, l’aperçoit ; il est séduit par sa beauté.
  • Elle est arrêtée pour avoir refusé d’épouser Olibrius [1].
  • Jetée en prison, elle est réconfortée par une colombe.
  • Attachée à une potence et torturée à l’aide crochets, fouettée, elle refuse d’apostasier [2].
  • Renvoyée en prison, elle est engloutie par un dragon mais, grâce à un signe de croix, elle provoque la dégurgitation du monstre et, par là, sa propre libération.
  • La série de tourments imposés par Olibrius ne s’arrête pas là ; elle est placé dans un chaudron d’huile bouillante (ou encore dans une profonde citerne) mais elle est sauvée miraculeusement par un ange qui lui apporte la palme de la victoire et met ses bourreaux en fuite.
  • Elle est finalement décapitée ; son bourreau tombe mort après l’exécution.
  • Des anges emportent son âme au paradis.

[1] Celui-là même que Molière affuble du qualificatif « [d’]occiseur d’innocents » (Molière, L’Étourdi ou les Contretemps, acte III scène 4).

[2] Autrement dit, elle refuse de renoncer à sa foi.