Marguerite d’Antioche : sainte légendaire dont l’histoire a été diffusée en Occident grâce à la Légende dorée. Jeune vierge chrétienne elle aurait, selon la tradition hagiographique, subi le martyre sous l’empereur Maximien. Elle est souvent associée à trois autres saintes ayant fait, elles aussi, vœu de virginité : Barbe, Catherine d’Alexandrie et Geneviève [1]Geneviève de Paris (Nanterre, v. 420 – Paris, entre 502 et 512) : sainte gallo-romaine, patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes. La forme Genovefa de son nom, issue du latin est également employée et a donné le nom « génovéfain » (religieux). La source unique d’informations historiques sur le … Poursuivre.
ICONOGRAPHIE
Marguerite est représentée sous les traits d’une toute jeune fille. Outre la palme du martyre (et de sa victoire sur le dragon), elle porte généralement
- un crucifix (ou une fine croix) à la main
- une couronne sur la tête
- une tête de dragon [2]Le dragon symbolise le diable et le paganisme. La légende veut que la sainte ait été avalée par un monstre, dont elle transperça miraculeusement le ventre grâce à un signe de croix, et en sortit indemne. C’est pourquoi on la représente généralement « issant d’un dragon ». Pour Jacques de Voragine (Légende dorée), elle l’aurait piétiné.
Le dragon vaincu peut aussi être représenté à ses pieds, la gueule béante, ou piétiné par la sainte.
Scènes de la vie de la sainte
- Alors qu’elle quitte la maison paternelle avec sa nourrice chrétienne, Olibrius, préfet d’Antioche, l’aperçoit ; il est séduit par sa beauté.
- Elle est arrêtée pour avoir refusé d’épouser Olybrius [3]Anicius Olybrius Augustus ou Olybrius : empereur de l’Empire romain d’Occident pendant quelques mois, au Ve siècle, celui-là même que Molière affuble du qualificatif d’« occiseur d’innocents » ((« Mettons flamberge au vent et bravoure en campagne, Faisons l’Olibrius, l’occiseur d’innocents. » Molière, … Poursuivre.
- Jetée en prison, elle est réconfortée par une colombe.
- Attachée à une potence et torturée à l’aide crochets, fouettée, elle refuse d’apostasier [4]Autrement dit, elle refuse de renoncer à sa foi..
- Renvoyée en prison, elle est engloutie par un dragon mais, grâce à un signe de croix, elle provoque la dégurgitation du monstre et, par là, sa propre libération.
- La série de tourments imposés par Olybrius ne s’arrête pas là ; elle est placé dans un chaudron d’huile bouillante (ou encore dans une profonde citerne) mais elle est sauvée miraculeusement par un ange qui lui apporte la palme de la victoire et met ses bourreaux en fuite.
- Elle est finalement décapitée ; son bourreau tombe mort après l’exécution.
- Des anges emportent son âme au paradis.
Notes
| 1↑ | Geneviève de Paris (Nanterre, v. 420 – Paris, entre 502 et 512) : sainte gallo-romaine, patronne de la ville de Paris, du diocèse de Nanterre et des gendarmes. La forme Genovefa de son nom, issue du latin est également employée et a donné le nom « génovéfain » (religieux). La source unique d’informations historiques sur le personnage est la Vita de Geneviève, texte hagiographique probablement écrit à la demande de Clotilde, l’épouse de Clovis. L’auteur anonyme, probablement un prêtre de saint Martin de Tours que la reine a installé à Paris, affirme écrire 18 ans après la mort de la sainte, vers 520. |
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| 2↑ | Le dragon symbolise le diable et le paganisme. La légende veut que la sainte ait été avalée par un monstre, dont elle transperça miraculeusement le ventre grâce à un signe de croix, et en sortit indemne. C’est pourquoi on la représente généralement « issant d’un dragon ». Pour Jacques de Voragine (Légende dorée), elle l’aurait piétiné. |
| 3↑ | Anicius Olybrius Augustus ou Olybrius : empereur de l’Empire romain d’Occident pendant quelques mois, au Ve siècle, celui-là même que Molière affuble du qualificatif d’« occiseur d’innocents » ((« Mettons flamberge au vent et bravoure en campagne, Faisons l’Olibrius, l’occiseur d’innocents. » Molière, L’Étourdi ou les Contretemps, acte III, scène 4, v. 1084-1085. |
| 4↑ | Autrement dit, elle refuse de renoncer à sa foi. |
