Coppo di Marcovaldo

Coppo di Marcovaldo (Florence, v. 1225 – Sienne [?], v. 1276) : peintre florentin. Son influence se révèle décisive sur les peintres de l’école siennoise naissante, à la fin du Duecento.

Retenu prisonnier à Sienne à la suite de la bataille de Montaperti, Coppo fut contraint de racheter sa liberté auprès des siennois en réalisant une œuvre, la Madonna del Bordone, aujourd’hui conservée dans l’église siennoise de Santa Maria dei Servi (Sienne). Cet événement valu au peintre d’être considéré un temps comme un membre à part entière de l’école siennoise. La Madonna del Bordone de 1261 est la première œuvre certaine de Coppo, probablement suivie peu de temps après par le Crocifisso de San Gimignano, qui en est très proche sur le plan stylistique et qui, exécuté pour un centre alors situé dans l’orbite culturel de Sienne, remonte sans doute à l’époque où le peintre séjourna dans cette ville. Au début du XXe s., un consensus s’était fait « autour de la proposition de Perali [1]Pericle Perali, Orvieto. Note storiche di topografia. Note storiche d’arte, dalle origini al 1800, Orvieto, Marsilio Marsili, 1919, p. 96. de reconnaître la Madonna in trono con il Bambino e due angeli de l’église des Servites d’Orvieto [2]Aujourd’hui à Orvieto, Museo dell’Opera de Duomo. comme une œuvre du peintre florentin. Ultérieure au panneau siennois – l’église d’Orvieto fut construite à partir de 1265 -, elle était considérée comme une œuvre de la main de Coppo. Cependant, sur la base d’essais techniques effectués par l’Istituto Centrale dei Restauro [Institut Central de Restauration], Conti [3]Alessandro Conti, « Appunti Pistoiesi », dans Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa. Classe di Lettere e Filosofia, Série III, Vol. 1, No. 1 (1971), pp. 111 s. ; Alessandro ContiStoria del restauro e della conservazione delle opere d’arte, Milan, Electa Editrice, 1973, pp. 35 s. a précisé que les visages de la Vierge à l’Enfant sont dûs, y compris dans la Madone d’Orvieto, à un remaniement ultérieur. On a également tenté de démontrer [4]Miklòs BoskovitsCimabue e i precursori di Giotto: affreschi, mosaici e tavole, Florence, 1976, pp. 2 s. ; Miklòs Boskovits, « Intorno a Coppo di Marcovaldo », dans AA. VV., Scritti di storia dell’arte in onore di Ugo Procacci, I, Milan, Electa Editrice, 1977, pp. 94-105. que même la couche la plus ancienne du tableau n’avait pas été exécutée par Coppo. Reste à savoir si l’auteur de l’œuvre se trouve réellement au sein de l’atelier de Guido da Siena, ou parmi les artistes actifs sur le chantier du Baptistère florentin, comme cela semble aujourd’hui plus probable ; le fait est que les passages sans doute originaux de la Madonna del Bordone et de la Madonna d’Orvieto, par exemple les deux figures d’anges ci-dessus, sont de styles trop éloignés pour appartenir à un seul et même artiste. » [5]Miklòs Boskovits, « COPPO di Marcovaldo (Coppus Alarcoaldi) », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 28 (1983)..

« Coppo mérite une place de choix dans l’histoire de la peinture de son siècle. Son influence sur les débuts de Cimabue et sur ceux du prolifique ‘Maestro della Maddalena’ (‘Maître de la Madeleine’) démontre que son art a constitué un point de départ et une orientation pour les plus importants peintres florentins du dernier quart du siècle. Mais le mérite de Coppo doit également inclure l’impulsion qu’il a exercée dans d’autres centres culturels de Toscane, dont on peut reconnaître, par exemple, le reflet dans la peinture de Guido da Siena » [6]Miklòs Boskovits, « COPPO di Marcovaldo (Coppus Alarcoaldi) », op. cit..

San Michele Arcangelo e storie della sua leggenda

Œuvres visibles à Sienne et dans le pays siennois

Notes

Notes
1 Pericle Perali, Orvieto. Note storiche di topografia. Note storiche d’arte, dalle origini al 1800, Orvieto, Marsilio Marsili, 1919, p. 96.
2 Aujourd’hui à Orvieto, Museo dell’Opera de Duomo.
3 Alessandro Conti, « Appunti Pistoiesi », dans Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa. Classe di Lettere e Filosofia, Série III, Vol. 1, No. 1 (1971), pp. 111 s. ; Alessandro ContiStoria del restauro e della conservazione delle opere d’arte, Milan, Electa Editrice, 1973, pp. 35 s.
4 Miklòs BoskovitsCimabue e i precursori di Giotto: affreschi, mosaici e tavole, Florence, 1976, pp. 2 s. ; Miklòs Boskovits, « Intorno a Coppo di Marcovaldo », dans AA. VV., Scritti di storia dell’arte in onore di Ugo Procacci, I, Milan, Electa Editrice, 1977, pp. 94-105.
5 Miklòs Boskovits, « COPPO di Marcovaldo (Coppus Alarcoaldi) », Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 28 (1983).
6 Miklòs Boskovits, « COPPO di Marcovaldo (Coppus Alarcoaldi) », op. cit.

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