Eglise de San Giovannino [1]Jean Baptiste enfant. della Staffa
Piazzetta Virgilio Grassi / via di Follonica. Sienne.
Informations :
- Comme l’ensemble des oratoires appartenant à une contrada siennoise, la présente église ne se visite qu’à certaines occasions exceptionnelles, telles le Palio, ou en prenant contact avec le siège concerné.
(Contrada del Leocorno)
Se rendre sur place :
La légende raconte que l’église de San Giovannino della Staffa, où se trouve actuellement l’oratoire de la contrada del Leocorno, se dresse sur les ruines d’un ancien temple de Jupiter. L’église possède une façade en terre cuite simple mais élégante, construite par Giovan Battista Pelori en 1537.
Dans le vestibule de l’église se trouve une statue en terre cuite polychrome de Saint Jean Baptiste de Guidoccio Cozzarelli et il y a aussi une toile de Deifebo Burbarini avec le Transit de Saint Joseph.
Intérieur de l’édifice
La voûte a été peinte à fresque par Dionisio Montorselli avec la Gloria di san Giovanni Battista (Gloire de Saint Jean Baptiste), tandis que sur les murs se trouve un cycle de quinze toiles commandées par les frères de la Compagnie entre 1599 et 1649, avec des Storie della vita di san Giovanni Battista (Épisodes de la vie de Saint Jean Baptiste). Il s’agit d’une importante galerie de peinture siennoise de cette époque, à laquelle ont participé Dionisio Montorselli, déjà mentionné, Rutilio Manetti, Domenico Manetti, Giovan Battista Giustammiani, dit le Francesino, Bernardino Mei, Raffaello Vanni, Deifebo Burbarini et Astolfo Petrazzi. Parmi les toiles, quatre de Rutilio Manetti se distinguent, dont celle de l’autel principal avec le Battesimo di Gesù (Baptême de Jésus).
L’autel a été construit en 1609 par Flaminio Del Turco. Il convient de souligner en particulier la Madonna della Pace, un petit tableau de la fin du XIVe siècle de Francesco di Vannuccio qui fit l’objet d’une dévotion particulière pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’oratoire de la contrada conserve également une petite cloche qui, selon la légende populaire, serait la Martinella du Carroccio florentin capturé lors de la bataille de Montaperti (1260).
A la suite de l’assassinat du roi d’Italie Umberto I par l’anarchiste toscan Gaetano Bresci [2]Gaetano Bresci (Prato, 1869 – Isola di Santo Stefano, 1901) : anarchiste italien, régicide sur la personne d’Umberto I le 29 juillet 1900, condamné à la prison à perpétuité (la peine de mort ayant été abolie en 1889) le 29 août 1900 (un mois plus tard), retrouvé mort par pendaison (?) dans sa cellule de la prison du pénitencier de … Poursuivre, la contrada décide d’ajouter les mots Humberti Regis Gratia sur ses insignes en mémoire du souverain défunt.
Notes
| 1↑ | Jean Baptiste enfant. |
|---|---|
| 2↑ | Gaetano Bresci (Prato, 1869 – Isola di Santo Stefano, 1901) : anarchiste italien, régicide sur la personne d’Umberto I le 29 juillet 1900, condamné à la prison à perpétuité (la peine de mort ayant été abolie en 1889) le 29 août 1900 (un mois plus tard), retrouvé mort par pendaison (?) dans sa cellule de la prison du pénitencier de Santo Stefano le 22 mai 1901. |
