Museo civico e diocesano d’Arte sacra di San Galgano, Chiusdino

Musée civique et diocésain d’art sacré de San Galgano

Via Umberto I, 19.

  • Informations :
  • Se rendre au Musée :
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Présentation du musée

Jusqu’à la fin du XXe s., époque à laquelle il fut acquis par la Commune de Chiusdino, le palais qui abrite le musée appartenait à la famille Taddei, originaire de Tavarnelle di Val di Pesa, dont il porte encore le nom. Une plaque commémorative [1], placée sur la façade d’entrée en 1932, rappelle la figure de l’un des membres de cette famille, Alceo Taddei, ingénieur civil et héros, à dix-sept ans, de la bataille de Curtatone, et « dont la vie s’est achevée dans la vision lumineuse de l’Italie victorieuse », pour reprendre l’emphase des mots inscrits dans le marbre.

En 2009, la volonté de mettre en valeur les biens appartenant au territoire de la commune a permis d’initier une importante campagne de restauration d’œuvres. Celles-ci ont pour point commun leur provenance de différents sites locaux, et pour spécificité leur relation particulière avec la figure de San Galgano. Cette volonté a aboutit avec l’inauguration, en 2015, du Museo civico d’Arte sacra di San Galgano, fruit d’une collaboration étroite entre la Comunne de Chiusdino et les autorités religieuses.

Dans le bâtiment du XVIe siècle lui aussi restauré et réaménagé, sans que l’âme de l’ancienne demeure qu’il fut ne s’en trouve entièrement effacée, une dizaine de salles présentent dorénavant des œuvres qui proviennent toutes du territoire de la commune de Chiusdino. Toutes présentent un intérêt particulier sur les plans artistique, mais aussi historique et culturel. On s’attardera notamment sur la Madonna col Bambino de Niccolò di Segna, San Galgano conficca la spada nella roccia, bas-relief de Urbano da Cortona et sur l’imposant reliquaire de San Galgano, œuvre de l’orfèvre Pace di Valentino.

La collection

2e étage

1er étage

Rez-de-chaussée

  • Billetterie et librairie

Le palais étant construit sur une forte déclivité, plusieurs salles occupent des niveaux situés au-dessous du rez-de-chaussée, sans pour autant être enterrés. Ces salles permettent essentiellement de voir, dans plusieurs vitrines, un certain nombre d’objets liturgiques plus ou moins intéressants. Le reste ne justifie aucune mention particulière.

1er étage souterrain

2ème étage souterrain

3ème étage souterrain

[1] Sur cette plaque, on peut lire l’inscription suivante, rapportée intégralement tant elle rend compte d’une époque et d’un style très particulier : « DI ANTICA FAMIGLIA CHIUSDINESE IN QUESTA CASA NACQUE IL 2 MAGGIO 1832 ALCEO TADDEI APPENA SEDICENNE NELLA SANTA ITALIANA IDEALITÀ COMBATTÉ VALOROSAMENTE A CURTATONE IL 29 MAGGIO 1848 FRA GLI EROICI PIONIERI DEL GLORIOSO BATTAGLIONE UNIVERSITARIO TOSCANO VALENTE INGEGNERE DIE’ AL SUO PAESE IMPULSO A NUOVA VITA CON EDIFICI STRADE SCUOLE ALLA PATRIA RINNOVATA COSTRUÌ LE PRIME FERROVIE DETTE TUTTO IL VIGORE DELLA SUA OPEROSITÀ E L’ESEMPIO DI TUTTE LE VIRTÙ NELLA TARDA ETÀ CON ANIMO SEMPRE CALDO E VIRILE SEGUÌ IN FIDUCIOSA SPERANZA LE ALTERNE VICENDE DEL GRANDE CIMENTO LA SUA VITA SI CHIUSE NELLA FULGIDA VISIONE DELL’ITALIA VITTORIOSA. NEL PRIMO CENTENARIO DELLA NASCITA IL COMUNE DI CHIUSDINO A PERENNE RICORDO 28 OTTOBRE 1932 – 10. » (“Dans cette maison naquit le 2 mai 1832, Alceo Taddei, d’une famille de Chiusdino. A peine âgé de dix-sept ans, il combattit valeureusement à Curtatone le 29 mai 1848, dans la sainte idéalité italienne, parmi les pionniers héroïques du glorieux bataillon universitaire toscan. Vaillant ingénieur, il donna à son pays l’impulsion pour une nouvelle vie au moyen d’édifices, de routes, et d’écoles. Pour la Patrie rénovée, il construisit les premiers chemins de fer de toute l’ardeur de son activité. Exemple de toutes les vertus à un âge avancé, avec une ardeur toujours vaillante et virile, il suivit avec une espérance toujours confiante les vicissitudes du grand effort. Sa vie s’acheva dans la lumineuse vision de l’Italie victorieuse. En ce premier centenaire de sa naissance, la commune de Chiusdino, en mémoire éternelle. 28 octobre 1932”). N.B. : La bataille de Curtatone et Montanara est un épisode de la Première Guerre d’Indépendance italienne (1848).