Sebastiano Mainardi

Sebastiano di Bartolo Mainardi ou Sebastiano Mainardi, parfois nommé Bastiano (San Gimignano, 1460 – Florence, 1513) : peintre, formé dans l’atelier de Domenico Ghirlandaio, qui a beaucoup influencé sont style, et dont il est devenu le beau-frère en épousant la demi-sœur du maître florentin, Alessandra [1]Sur le peintre Bastiano Mainardi, voir les études de Lisa Venturini (« Il Maestro del 1506: la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di Storia dell’Arte, V-VI (1994-1995), pp. 123-183 ; « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico CASTELNUOVO, Alessandra MALQUORI (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo … Poursuivre. C’est probablement lui qui, à la fin du XVe siècle, fut chargé d’adapter au goût du jour le polyptyque Baroncelli conçu au sein de l’atelier de Giotto. 
Vers 1480, il peint à San Gimignano une fresque de l’Annonciation dont le style est issu des sujets analogues traités par Domenico et de David Ghirlandaio, eux-mêmes inspirés de l’Annonciation de Léonard de Vinci (Florence, gallerie degli Uffizi). Également à San Gimignano il peignit à fresque une série de tympans de l’entrée du Spedale di Santa Fina (Hôpital de sainte Fine) dans lesquels il fait figurer les saints Bartolo, Gimignano, Pietro martyr et Niccolò.

Vers la fin des années 1480, Mainardi est engagé comme peintre indépendant pour l’exécution des fresques de la nef de l’église de Sant’Agostino à San Gimignano, représentant S. Gimignano benedice gli illustri sangimignanesi (1487) et le Cenotafio di fra Domenico Strambi (1488). Les deux scènes ont été commandées par Strambi lui-même, le « Dottore Parisino », de la même manière qu’une autre fresque, perdue mais rappelée par les sources, avec San Pietro Martire tra i frati Giunta e Giovanni Coppi (Saint Pierre Martyr entre les frères Giunta et Giovanni Coppi). [2]Luigi Pecori, Storia della terra di San Gimignano, Florence, 1853, pp. 539 ss. ; Lisa Venturini, « Tre tabernacoli di Sebastiano Mainardi », dans Kesmes, V (1992), 15, pp. 41-48).

À la fin du siècle, il revient travailler à San Gimignano après un séjour à Florence. Dans la chapelle de San Bartolo, à Sant’Agostino, il peint à fresque les Dottori della Chiesa sur la voûte et San Gimignano, Santa Lucia e San Nicola di Bari sur le mur gauche, une tâche qu’il doit entreprendre entre la fin de 1499 et le premier semestre de 1500, compte tenu de la somme de 14 lires versée en sa faveur le 30 juin. [3]Lisa venturini, « Il Maestro del 1506: la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di storia dell’arte, V-VI (1994-95), pp. 125, 145). Durant cette période, Mainardi résida de façon assez permanente à San Gimignano : le 5 janvier, le 5 février et le 7 mai 1500, il acheta plusieurs boisseaux de blé à l’hôpital, tandis que le 26 mars, il assista à la naissance de son deuxième fils, Nicolò (ibid., p. 125). Domenico, l’aîné, est né le 30 mars 1499, cinq ans après son mariage avec Alessandra Bigordi, sœur de Ghirlandaio, célébré le 16 juin 1494. [4]Lisa venturini, « Il maestro del 1506 : la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di storia dell’arte, V-VI (1994-95), p. 137 ; Lisa venturini, « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico Castelnuovo, Alessandra Malquori (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo. Atti del Convegno internazionale, … Poursuivre

La Madonna in trono fra i ss. Girolamo e Bernardo Tolomei de 1502 (San Gimignano, Museo civico), provenant de la sacristie de l’église de S. Maria Assunta à Barbiano, dans la région de Monteoliveto Minore, construite vers 1420 sur ordre d’un ancêtre du peintre, le chanoine Domenico Mainardi porte sur la prédelle une inscription qui rappelle que le panneau a été commandé par les pii filii de Bartolo Mainardi, à savoir Mainardi lui-même ainsi que ses frères Giovanni, Leonardo et Paolo. [5]Lisa venturini, « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico Castelnuovo, Alessandra Malquori (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo. Atti del Convegno internazionale, Firenze-Pisa, 1998, Pise, 2003, pp. 128 et suivantes, 143).

Œuvres visibles à Sienne et dans le pays siennois

Notes

Notes
1 Sur le peintre Bastiano Mainardi, voir les études de Lisa Venturini (« Il Maestro del 1506: la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di Storia dell’Arte, V-VI (1994-1995), pp. 123-183 ; « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico CASTELNUOVO, Alessandra MALQUORI (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo (Actes du colloque, Florence-Pise, 8-10 janvier 1998), Ospedaletto, Pacini, 2003, pp. 129-147.
2 Luigi Pecori, Storia della terra di San Gimignano, Florence, 1853, pp. 539 ss. ; Lisa Venturini, « Tre tabernacoli di Sebastiano Mainardi », dans Kesmes, V (1992), 15, pp. 41-48).
3 Lisa venturini, « Il Maestro del 1506: la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di storia dell’arte, V-VI (1994-95), pp. 125, 145).
4 Lisa venturini, « Il maestro del 1506 : la tarda attività di Bastiano Mainardi », dans Studi di storia dell’arte, V-VI (1994-95), p. 137 ; Lisa venturini, « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico Castelnuovo, Alessandra Malquori (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo. Atti del Convegno internazionale, Firenze-Pisa, 1998, Pise, 2003, pp. 133 et suivantes.
5 Lisa venturini, « I Mainardi di San Gimignano, ospiti di Benozzo », dans Enrico Castelnuovo, Alessandra Malquori (dir.), Benozzo Gozzoli. Viaggio attraverso un secolo. Atti del Convegno internazionale, Firenze-Pisa, 1998, Pise, 2003, pp. 128 et suivantes, 143).

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