Art byzantin (caractéristiques et iconographie)

L’adjectif byzantin [1]Du nom de l’antique cité grecque de Byzantium (Byzance), sur l’embouchure du Bosphore, rebaptisée Constantinople lorsque Constantin Ier en fait la capitale de l’empire romain d’Orient en 324, et devenue capitale de l’Empire ottoman après sa conquête par les Turcs (XVe s.), puis, en 1930, de la Turquie moderne sous le nom d’Istanbul. qualifie la civilisation de l’Empire chrétien d’Orient qui s’est développée à partir du IVe siècle dans la partie orientale de l’Empire romain au moment où celui-ci se divise progressivement en deux, et s’est achevée avec la chute de Constantinople (1453).

Héritier de l’art romain et de la Grèce antique, l’art byzantin se caractérise par une esthétique peu soucieuse de naturalisme, davantage findée sur l’abstraction et le symbolisme ; les principaux thèmes sont dictés par une civilisation centrée sur l’empereur et la religion.

À l’origine, l’icône, image essentiellement religieuse, est la forme privilégiée de l’art byzantin quelle que soit la technique utilisée (peinture, mosaïque, orfèvrerie, tissu…).

L’iconographie et le style de la peinture byzantine sont essentiellement fondés sur quelques principes codifiés et immuables, relevant d’une esthétique où règnent l’abstraction et le symbolisme :

  • usage des fonds dorés créant une réalité spatiale sans profondeur, en l’absence quasi complète d’effets de perspective
  • stylisation et hiératisme de figures semblant privées d’émotions
  • symbolisme des couleurs [2]Ainsi, l’or vaut pour la transcendance, le blanc pour la divinité du Christ, le bleu pour la royauté de la Vierge et le rouge pour sa dimension terrestre, …
  • halos lumineux signalant la présence des saints

Notes

Notes
1 Du nom de l’antique cité grecque de Byzantium (Byzance), sur l’embouchure du Bosphore, rebaptisée Constantinople lorsque Constantin Ier en fait la capitale de l’empire romain d’Orient en 324, et devenue capitale de l’Empire ottoman après sa conquête par les Turcs (XVe s.), puis, en 1930, de la Turquie moderne sous le nom d’Istanbul.
2 Ainsi, l’or vaut pour la transcendance, le blanc pour la divinité du Christ, le bleu pour la royauté de la Vierge et le rouge pour sa dimension terrestre, …
%d blogueurs aiment cette page :