Simone Martini, « St Catherine of Alexandria »

Simone Martini (Sienne, v. 1284 – Avignon, 1344),

St Catherine of Alexandria (Sainte Catherine d’Alexandrie), v. 1320.

Fragment du Polyptyque de San Francesco d’Orvieto, tempéra sur panneau, 83,2 x 40,6 cm.

Inscriptions : /

Provenance : église de San Francesco, Orvieto.

Ottawa, The National Gallery of Canada.

Le panneau qui, à l’origine, faisait partie du Polyptyque de San Francesco d’Orvieto auquel appartenait l’élément tricuspidé (Madonna col Bambino, il Redentore e due angeli) conservé au Museo dell’Opera del Duomo de la ville, a d’abord été publié en 1921 comme autographe de Simone, simultanément par De Nicola [« BA »] et Venturi [« A »], alors qu’il se trouvait encore dans les collections Liechtenstein à Vienne. L’attribution fut unanimement acceptée et réitérée par les critiques avec une chronologie évidente à la période d’Orvieto, peu après 1320, sauf par Berenson [1932] qui, identifiant Sainte Justine, l’attribua à Lippo Memmi, et par Van Marle [1934] qui, voyant Sainte Julienne, considérait la conception comme étant de Simone, l’exécution ayant été confiée à d’autres. Cette dernière hypothèse a été reprise par Paccagnini [1955], pour qui il s’agit d’une Sainte Catherine, probablement peinte par la même main que celle qui a peint la Madonna col Bambino, il Redentore e due angeli d’Orvieto.

Depuis Bologna [1966], on considère comme autographe cette image très délicate, dont Venturi notait déjà la « petrarchesca grazia di aspetti » [1]« La grâce de l’apparence digne de Pétrarque ». et l’extraordinaire finesse de l’appareil décoratif : les perles, rubis, saphirs simulés en cire, brillant encore sur le bord du manteau et tombés de l’auréole. Bologna rapprochait cette image de celles des vierges saintes disposées aux côtés du trône dans la Maestà de Sienne, « restaurée » à la même époque (1321) par Simone ; mais elle s’apparente aux figures plus élancée et mélancolique des saintes Catherine représentées dans les Polyptyque de Pise et dans le Polyptyque de Boston.

ÉLÉMENTS DU POLYPTYQUE D’ORVIETO

Notes

Notes
1 « La grâce de l’apparence digne de Pétrarque ».
2 Marianne Lonjon, « Quatre médaillons de Simone Martini : La reconstitution du retable de l’église San Francesco à Orvieto », La revue du Louvre et des Musées de France, 33 (1983), pp. 199-211.

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