
Andrea Vanni (Sienne, documenté de 1353 à 1414)
Scenes from the Passion of Christ: The Agony in the Garden, the Crucifixion, and the Descent into Limbo (Scènes de la Passion du Christ : L’agonie au Jardin des oliviers, la Crucifixion, Le Christ au limbe), 1383-1385.
Triptyque, tempéra et or sur panneau, 56,9 x 116,4 cm (l’ensemble).
Inscriptions :
- (Crucifixion, au bas du cadre d’origine) : « ANDREAS UANNIS / DE SENIS / ME PINXIT » [1]« Andrea Vanni, de Sienne, m’a peint. » Ce triptyque est la seule œuvre connue d’Andrea Vanni à être signée.
- (Crucifixion, dans le titulus crucis) : « I.N.R.I. »
- (Descente au limbe, dans le phylactère présenté par L’Eternel) : « Destruxit quidam mortes inferni et subvertit potentias diaboli » [2]« Il a détruit les ombres de l’enfer et a renversé la puissance du diable. » Redoublant le sens de l’image, qui elle-même évoque l’épisode biblique, cette phrase explicite le triomphe du Christ, selon une formulation presque identique à l’un des répons chantés pendant les Ténèbres du Samedi Saint : « [Ille captus est qui captivum tenebat primum … Poursuivre
- (Descente au limbe, sur le phylactère présenté par Jean Baptiste) : « ECCE ANGIUS » (« Ecce agnus [dei] » (Voici l’Agneau de Dieu ».))
Provenance : Naples ? [3]L’œuvre a pu être exécutée lors de l’un des séjours à Naples où Andrea Vanni s’est rendu en tant que diplomate au service de Sienne.
Washington, National Gallery of Art, Corcoran Collection (William A. Clark Collection).
Les trois volets du triptyque [4]On ignore aujourd’hui encore si les trois panneaux étaient destinés à former un triptyque ou à intégrer un polyptyque de plus grandes dimensions. représentent L‘Agonie au Jardin des oliviers, la Crucifixion et la Descente aux limbes.
Notes
| 1↑ | « Andrea Vanni, de Sienne, m’a peint. » Ce triptyque est la seule œuvre connue d’Andrea Vanni à être signée. |
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| 2↑ | « Il a détruit les ombres de l’enfer et a renversé la puissance du diable. » Redoublant le sens de l’image, qui elle-même évoque l’épisode biblique, cette phrase explicite le triomphe du Christ, selon une formulation presque identique à l’un des répons chantés pendant les Ténèbres du Samedi Saint : « [Ille captus est qui captivum tenebat primum hominem ; hodie portas mortis et seras pariter Salvator noster disrupit.] Destruxit quidem claustra inferni et subvertit potentias diaboli.). » (« [Celui qui tenait en captivité le premier homme a été fait captif lui-même ; aujourd’hui notre Sauveur a brisé les portes et les verrous de la mort.] Il a détruit les prisons de l’enfer, et il a renversé la puissance du diable. », quatrième répons chanté lors des Matines du Samedi Saint). Les Ténèbres (lat. Tenebrae : « ombres » ou « ténèbres ») sont une cérémonie exécutée pendant les trois derniers jours de la Semaine Sainte pour commémorer la mort de Jésus. La structure de la cérémonie est la même durant chacun des trois jours, mais le Vendredi Saint, l’office comprend une extinction progressive des bougies tandis qu’une série de psaumes et de lectures sont chantés. Le samedi, la cérémonie se déroule entièrement dans l’obscurité, à l’exception d’une seule bougie, symbolisant le Christ comme Lumière du Monde. L’incorporation d’une phrase tirée du responsorial de l’un des services commémoratifs les plus importants célébrés pendant la Semaine Sainte pourrait fonctionner comme un moyen supplémentaire par lequel l’artiste a cherché à amener le passé sacré dans le présent dévotionnel pour les spectateurs de sa peinture. |
| 3↑ | L’œuvre a pu être exécutée lors de l’un des séjours à Naples où Andrea Vanni s’est rendu en tant que diplomate au service de Sienne. |
| 4↑ | On ignore aujourd’hui encore si les trois panneaux étaient destinés à former un triptyque ou à intégrer un polyptyque de plus grandes dimensions. |
