Domenico Zampieri dit ‘Le Dominicain’, « Dieu réprimandant Adam et Ève »

Domenico Zampieri dit ‘Domechino’ ou ‘Le Dominicain’ (Bologne, 1581 – Naples, 1641)

Dieu réprimandant Adam et Ève, v. 1623 – 1625.

Huile sur plaque de cuivre [1]La surface lisse du cuivre rend possible l’exactitude du dessin et la douceur des modelés., 95 x 75 cm.

Provenance : Dépôt du Musée du Louvre en 1892 [2]Le tableau a appartenu aux collections d’André Le Nôtre, qui l’offrit à Louis XIV en 1693..

Grenoble, Musée des Beaux-arts.

Le sujet tiré de la Bible illustre l’intervention de Dieu dans le jardin d’Eden après le péché originel.

La clarté de la composition met très efficacement en valeur la complémentarité des figures, ainsi que leur articulation comme autant de syntagmes au sein d’un discours visuel parfaitement lisible. Le peintre a disposé les personnages selon une diagonale qui va des anges de l’angle supérieur droit au serpent blotti en bas à gauche, permettant ainsi une narration fondée sur un enchaînement en cascade des attitudes, des regards, des jeux de mains et des index pointés. En haut à droite, deux anges ont pressenti la colère imminente de l’Éternel ; l’un d’eux en désigne la cause, le second lui impose prudemment le silence. De fait, immédiatement au-dessous, porté par une nuée d’anges, apparaît brusquement Dieu dans une attitude menaçante, l’index pointé vers le haut [3]La figure provient directement de la Création de l’homme peinte par Michel-Ange à la voûte de la chapelle Sixtine. Dans le modèle exploité par le Dominicain, l’index divin pointé vers Adam est source de création et non signe de colère., exprimant ainsi colère et sans doute l’imminence de la punition des coupables. Visé le premier, Adam, déjà honteux de sa nudité, adopte l’attitude humble des lâches, la tête penchée dans les épaules, et tend mollement deux bras impuissants mais accusateurs en direction de sa compagne. Laquelle se défausse à son tour sur celui qu’elle désigne d’autorité comme le plus coupable de tous, le serpent qui se tortille lamentablement au pied de l’arbre de la connaissance dont il vient de chuter. En face, les animaux eux-mêmes ont compris la gravité de la situation qu’ils observent tous, excepté le lion qui prend à témoin le spectateur.

Notes

Notes
1 La surface lisse du cuivre rend possible l’exactitude du dessin et la douceur des modelés.
2 Le tableau a appartenu aux collections d’André Le Nôtre, qui l’offrit à Louis XIV en 1693.
3 La figure provient directement de la Création de l’homme peinte par Michel-Ange à la voûte de la chapelle Sixtine. Dans le modèle exploité par le Dominicain, l’index divin pointé vers Adam est source de création et non signe de colère.

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