Raffaello Sanzio

Raffaello di Giovanni Santi, Raffaello Sanzio ou Santi, généralement appelé de son seul prénom francisé [1]Cette pratique, héritée de l’Italie, vaut aux plus grands artistes de la péninsule d’être appelés par leur seul prénom celui-ci permettant à lui seul de les identifier. Il en va ainsi de Michel-Ange et Léonard, avec qui il forme le trio des génies de la Renaissance. Deux siècles auparavant, le même traitement valait également pour Duccio, qui fut et demeure considéré comme le … Poursuivre, Raphaël (Urbino, 1482 – Rome, 1520) : peintre, poète et architecte. D’abord formé auprès de son père, Giovanni Santi, peintre et poète officiel de la cour de Frédéric III de Montefeltro [2]Frédéric III de Montefeltro (Gubbio, 1422 – Ferrare, 1482) : duc d’Urbino, comte de Montefeltro de 1444 à sa mort, il est l’un des plus célèbres condottières de la Renaissance. Homme de grande culture, passionné d’architecture, il fit d’Urbino le centre d’une cour raffinée où il entretint de nombreux artistes. Il y attira de grands artistes qui … Poursuivre, à Urbino, il poursuit son parcours dans l’atelier du Pérugin avant d’être considéré comme un maître abouti en 1500, à l’âge de 18 ans. Sa carrière se décline alors en trois phases et trois styles différents décrits pour la première fois par Giorgio Vasari [3]Extrait des Vies : : les premières années en Ombrie, suivies d’une période d’environ quatre ans (1504-1508) pendant laquelle il s’imprègne des traditions et des innovations artistiques de Florence, avant ses douze dernières années triomphantes à Rome, où il travaille pour deux papes (Jules II et Léon X) et leurs proches collaborateurs, tous hauts prélats et dignitaires auprès du Siège Apostolique. Il est à l’apogée de sa gloire lorsque la mort l’emporte en 1520. Il a alors 38 ans.

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Son influence sur l’histoire de l’art occidental est immense et sans aucune commune mesure. Ainsi, contrairement à Michel-Ange et Léonard de Vinci, autres géants de l’art, Raphaël n’a jamais connu de périodes d’éclipse. Même Roger de Piles, en 1708, dans sa « balance des peintres », le classe encore (fig. 4), au début du XVIIIe siècle, premier de tous les plus grands artistes alors disparus, ex æquo avec Rubens, son peintre favori…

Fermement établi comme le modèle insurpassable du classicisme par toutes les académies des beaux-arts jusqu’à la première moitié, au moins, du XIXe siècle, le mythe de Raphaël a trouvé des prolongements jusque dans les avant-gardes du XXe siècle et au-delà, dans l’art contemporain du XXIe siècle, au point de toucher d’autres arts parmi lesquels le cinéma et la bande dessinée.

Notes

Notes
1 Cette pratique, héritée de l’Italie, vaut aux plus grands artistes de la péninsule d’être appelés par leur seul prénom celui-ci permettant à lui seul de les identifier. Il en va ainsi de Michel-Ange et Léonard, avec qui il forme le trio des génies de la Renaissance. Deux siècles auparavant, le même traitement valait également pour Duccio, qui fut et demeure considéré comme le chef de file de l’école de peinture siennoise.
2 Frédéric III de Montefeltro (Gubbio, 1422 – Ferrare, 1482) : duc d’Urbino, comte de Montefeltro de 1444 à sa mort, il est l’un des plus célèbres condottières de la Renaissance. Homme de grande culture, passionné d’architecture, il fit d’Urbino le centre d’une cour raffinée où il entretint de nombreux artistes. Il y attira de grands artistes qui chantèrent ses vertus et sa gloire, rédigeant des récits de sa carrière victorieuse et le célébrant à juste titre comme un grand mécène. Il chercha à faire de sa ville, qui n’avait que très peu de tradition culturelle, une académie capable de rivaliser avec celles des plus grands seigneurs.
3 Extrait des Vies :

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