Python, fils de Gaïa (la Terre) ou d’Héra, selon les traditions, est un dragon chargé de veiller sur l’oracle de Delphes, consacré primitivement à Thémis. Apollon le tua, se rendant ainsi maître de l’oracle, depuis nommé « Pythie ». Ce mythe est relaté en détail dans les Hymnes homériques. [1]« Les jours et les mois s’étant écoulés et les heures dans leur cours ayant amené le terme de l’année, cette divinité [Junon] enfanta un fils différent des dieux et des hommes, l’horrible et funeste Typhon la terreur des mortels. Junon prenant ce monstre dans ses bras le porte à l’hydre épouvantable ; celle-ci le reçut. Cette hydre causait des maux innombrables … Poursuivre
Notes
| 1↑ | « Les jours et les mois s’étant écoulés et les heures dans leur cours ayant amené le terme de l’année, cette divinité [Junon] enfanta un fils différent des dieux et des hommes, l’horrible et funeste Typhon la terreur des mortels. Junon prenant ce monstre dans ses bras le porte à l’hydre épouvantable ; celle-ci le reçut. Cette hydre causait des maux innombrables aux humains ; quiconque s’offrait à sa vue trouvait la mort, jusqu’au moment où le puissant Apollon la frappa d’une flèche terrible. Alors l’hydre en proie aux plus vives douleurs, respirant à peine, se roule sur le sable, pousse d’affreux sifflements, se tord en tous sens, se précipite au milieu de la forêt ; et dans son souffle empesté exhale sa sanglante vie. Cependant Apollon s’écriait dans la joie de son triomphe : « Que ton corps desséché pourrisse sur ce sol fertile ; tu ne seras plus le fléau des mortels qui se nourrissent des fruits de la terre féconde et ils viendront m’immoler ici de magnifiques hécatombes ; ni Typhée, ni l’odieuse Chimère ne pourront t’arracher à la mort, mais la terre et le soleil dans sa carrière céleste feront pourrir ici ton cadavre. » Ainsi dit Apollon fier de sa victoire. Une ombre épaisse couvre les yeux du serpent ; échauffé par les rayons du soleil il tombe en pourriture. Voilà comment cette contrée prit le nom de Pytho : les habitants donnèrent au dieu le nom de Pythien, parce qu’en ces lieux le soleil de ses rayons dévorants a pourri ce monstre terrible. Apollon s’apercevant alors que la brillante fontaine l’a trompé, plein de courroux, se rend près de Telphouse et lui adresse ces paroles : « Telphouse, tu ne devais point me tromper pour régner seule sur cette charmante contrée où s’écoulent tes ondes limpides ; je veux que ma gloire brille en ces lieux et non la tienne seulement. » » Homère, Hymnes, I, « À Apollon ». |
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