Jacob

Personnage de la Genèse, Jacob est l’un des patriarches de l’Ancien Testament. Il est le fils cadet d’Isaac et de Rébecca, le petit-fils d’Abraham et le frère d’Esaü. Il épouse successivement les deux filles de Laban, son oncle : en première noce, il prend pour femme Léa, l’aînée des deux sœurs, puis la belle Rachel, qu’il préfère à cette dernière.
Dans la Bible, il apparaît également sous le nom d’Israël, qui lui a été donné par Dieu après sa lutte avec l’ange [1]« Dieu apparut encore à Jacob après son retour de Paddan-Aram, et il le bénit. Dieu lui dit : Ton nom est Jacob. Tu ne seras plus appelé Jacob, mais ton nom sera Israël. Il lui donna ainsi le nom d’Israël. » (Gn 35, 9-10).. Jacob (Israël) est le père de douze fils appelés à devenir les fondateurs légendaires des douze tribus d’Israël, et d’une fille, prénommée Dinah.

Iconographie

Scènes de la vie de Jacob :

  • Naissance d’Esaü et de Jacob ; l’un des deux jumeaux, Esaü, est roux et velu comme un ours, son frère, Jacob, suivi aussitôt le premier né en s’accrochant à son talon [2]« Isaac implora le Seigneur en faveur de sa femme, car elle était stérile. Et le Seigneur l’exauça : sa femme Rébecca devint enceinte. Comme ses fils se heurtaient dans son sein, elle dit : « Pourquoi faut-il que cela se passe ainsi pour moi ? » et elle alla consulter le Seigneur. Le Seigneur lui dit : « Deux nations sont dans ton ventre. Deux peuples … Poursuivre.
  • Esaü vend à Jacob son droit d’ainesse pour un plat de lentilles [3]« Les garçons grandirent. Ésaü devint un chasseur habile, un homme des champs ; Jacob était un homme délicat demeurant sous les tentes. Isaac préférait Ésaü, car il appréciait le gibier, mais Rébecca préférait Jacob. Un jour, Jacob préparait un plat, quand Ésaü revint des champs, épuisé. Ésaü dit à Jacob : « Laisse-moi donc avaler cette sauce, le roux qui est là, car je … Poursuivre.
  • Jacob usurpe par tricherie, et avec la complicité de sa mère Rébecca, la bénédiction de son père Isaac [4]« Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici ! Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. … Poursuivre.
  • Esaü demande la bénédiction de son père qui le repousse [5]« Isaac avait fini de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté son père Isaac, qu’Ésaü, son frère, revint de la chasse. Il fit aussi un mets, qu’il porta à son père; et il dit à son père : Que mon père se lève et mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse ! Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il répondit: Je suis ton fils aîné, Ésaü. … Poursuivre.
  • L’échelle céleste ou le Songe de Jacob. Jacob voit en songe une échelle reliant la terre et le ciel : des anges montent et descendent le long de cette échelle mystique [6]« Il arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle … Poursuivre.
  • La lutte de Jacob contre l’ange. Alors qu’il arrive au gué d’un affluent du Jourdain, Jacob se voit interdire le passage par un ange [7]« Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point … Poursuivre.
  • Réconciliation de Jacob avec Esaü [8]« Jacob leva les yeux, et regarda ; et voici, Ésaü arrivait, avec quatre cents hommes. Il répartit les enfants entre Léa, Rachel, et les deux servantes. Il plaça en tête les servantes avec leurs enfants, puis Léa avec ses enfants, et enfin Rachel avec Joseph. Lui-même passa devant eux ; et il se prosterna en terre sept fois, jusqu’à ce qu’il fût près de son frère. Ésaü … Poursuivre.

Notes

Notes
1 « Dieu apparut encore à Jacob après son retour de Paddan-Aram, et il le bénit. Dieu lui dit : Ton nom est Jacob. Tu ne seras plus appelé Jacob, mais ton nom sera Israël. Il lui donna ainsi le nom d’Israël. » (Gn 35, 9-10).
2 « Isaac implora le Seigneur en faveur de sa femme, car elle était stérile. Et le Seigneur l’exauça : sa femme Rébecca devint enceinte. Comme ses fils se heurtaient dans son sein, elle dit : « Pourquoi faut-il que cela se passe ainsi pour moi ? » et elle alla consulter le Seigneur. Le Seigneur lui dit : « Deux nations sont dans ton ventre. Deux peuples différents sortiront de tes entrailles : l’un sera plus fort que l’autre, et l’aîné servira le cadet. » Quand arriva le jour où elle devait enfanter, voici qu’il y avait des jumeaux dans son ventre ! Le premier qui sortit était roux, tout couvert de poils comme d’une fourrure. On lui donna le nom d’Ésaü. Après quoi sortit son frère, la main agrippée au talon d’Ésaü. On lui donna le nom de Jacob (c’est-à-dire : Il talonne). À leur naissance, Isaac avait soixante ans. »  (Gn 25, 21-26).
3 « Les garçons grandirent. Ésaü devint un chasseur habile, un homme des champs ; Jacob était un homme délicat demeurant sous les tentes. Isaac préférait Ésaü, car il appréciait le gibier, mais Rébecca préférait Jacob. Un jour, Jacob préparait un plat, quand Ésaü revint des champs, épuisé. Ésaü dit à Jacob : « Laisse-moi donc avaler cette sauce, le roux qui est là, car je suis épuisé ! » C’est pour cela qu’on a donné à Ésaü le nom d’Édom (c’est-à-dire : le Roux). Jacob lui dit : « Vends-moi maintenant ton droit d’aînesse ! » Ésaü répondit : « Je suis en train de mourir ! À quoi bon mon droit d’aînesse ? » Jacob reprit : « Jure-le moi, maintenant ! » Et Ésaü le jura, il vendit son droit d’aînesse à Jacob. Alors Jacob donna à Ésaü du pain et un plat de lentilles. Celui-ci mangea et but, puis il se leva et s’en alla. C’est ainsi qu’Ésaü montra du mépris pour le droit d’aînesse. » (Gn 25, 27-34).
4 « Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici ! Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère : Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai ; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. Maintenant, mon fils, écoute ma voix à l’égard de ce que je te commande. Va me prendre au troupeau deux bons chevreaux ; j’en ferai pour ton père un mets comme il aime ; et tu le porteras à manger à ton père, afin qu’il te bénisse avant sa mort. Jacob répondit à sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est velu, et je n’ai point de poil. Peut-être mon père me touchera-t-il, et je passerai à ses yeux pour un menteur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non la bénédiction. Sa mère lui dit : Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi ! Écoute seulement ma voix, et va me les prendre. Jacob alla les prendre, et les apporta à sa mère, qui fit un mets comme son père aimait. Ensuite, Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu’elle avait préparés. Il vint vers son père, et dit : Mon père! Et Isaac dit : Me voici ! qui es-tu, mon fils ? Jacob répondit à son père : Je suis Ésaü, ton fils aîné; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils : Eh quoi! tu en as déjà trouvé, mon fils ! Et Jacob répondit : C’est que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. Isaac dit à Jacob : Approche donc, et que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Ésaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha, et dit : La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü. Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Ésaü, son frère; et il le bénit. Il dit : C’est toi qui es mon fils Ésaü ? Et Jacob répondit: C’est moi. Isaac dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea ; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors Isaac, son père, lui dit: Approche donc, et baise-moi, mon fils. Jacob s’approcha, et le baisa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements ; puis il le bénit, et dit : Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance ! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénir. » (Gn 27, 2-29).
5 « Isaac avait fini de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté son père Isaac, qu’Ésaü, son frère, revint de la chasse. Il fit aussi un mets, qu’il porta à son père; et il dit à son père : Que mon père se lève et mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse ! Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il répondit: Je suis ton fils aîné, Ésaü. Isaac fut saisi d’une grande, d’une violente émotion, et il dit : Qui est donc celui qui a chassé du gibier, et me l’a apporté ? J’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni. Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il poussa de forts cris, pleins d’amertume, et il dit à son père : Bénis-moi aussi, mon père ! Isaac dit : Ton frère est venu avec ruse, et il a enlevé ta bénédiction. Ésaü dit : Est-ce parce qu’on l’a appelé du nom de Jacob qu’il m’a supplanté deux fois ? Il a enlevé mon droit d’aînesse, et voici maintenant qu’il vient d’enlever ma bénédiction. Et il dit : N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi ? Isaac répondit, et dit à Ésaü : Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin : que puis-je donc faire pour toi, mon fils ? Ésaü dit à son père : N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi aussi, mon père ! Et Ésaü éleva la voix, et pleura. Isaac, son père, répondit, et lui dit : Voici ! Ta demeure sera privée de la graisse de la terre Et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, Et tu seras asservi à ton frère ; Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou. Ésaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Ésaü disait en son coeur : Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère. Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou. Ésaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni; et Ésaü disait en son coeur: Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère. » (Gn 27, 30-41).
6 « Il arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle ; et il dit : Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis. Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! Il eut peur, et dit : Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux ! Et Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet. Il donna à ce lieu le nom de Béthel; mais la ville s’appelait auparavant Luz. Jacob fit un voeu, en disant : Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon Dieu ; cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. (Gn 28, 11-22).
7 « Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche ; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. Jacob l’interrogea, en disant : Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. Jacob appela ce lieu du nom de Peniel : car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche. C’est pourquoi jusqu’à ce jour, les enfants d’Israël ne mangent point le tendon qui est à l’emboîture de la hanche ; car Dieu frappa Jacob à l’emboîture de la hanche, au tendon. » (Gn 32, 24-32).
8 « Jacob leva les yeux, et regarda ; et voici, Ésaü arrivait, avec quatre cents hommes. Il répartit les enfants entre Léa, Rachel, et les deux servantes. Il plaça en tête les servantes avec leurs enfants, puis Léa avec ses enfants, et enfin Rachel avec Joseph. Lui-même passa devant eux ; et il se prosterna en terre sept fois, jusqu’à ce qu’il fût près de son frère. Ésaü courut à sa rencontre ; il l’embrassa, se jeta à son cou, et le baisa. Et ils pleurèrent. » (Gn 33, 1-4).

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Guide artistique de la Province de Sienne

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture