Luigi di Tolosa

Louis d’Anjou, connu sous le nom de saint Louis d’Anjou ou saint Louis de Toulouse (Brignoles, 1274 – Brignoles, 1297). Issus de la dynastie d’Anjou, est le fils de Charles II, roi de Naples et de Sicile, et de Marie de Hongrie, ainsi que le petit-neveu de Louis IX, roi de France (saint Louis). Il est mort à l’âge de 23 ans.

Lippo Memmi, San Luigi di Tolosa, Sienne, Pinacoteca Nazionale.
Iconographie

Saint Louis de Toulouse est toujours représenté sous les traits d’un jeune homme

  • portant
    • la mitre, la crosse et l’habit d’évêque
    • la bure franciscaine visible sous sa cape épiscopale fleurdelisée (mais rarement portée seule)
    • un livre
  • la couronne royale à laquelle il a renoncé est posée à ses pieds [1]

Scènes de la vie du saint :

  • A la suite de son vœu d’entrer chez les Frères mineurs, effectué lors de sa captivité [2], il refuse l’évêché de Lyon que lui propose le pape Célestin V.
  • Il quitte le monastère d’Ara Cœli, à Rome.
  • Au nom de la sainte obéissance, il accepte la mitre épiscopale que le pape Boniface VIII lui propose une seconde fois. Il est officiellement intronisé évêque de Toulouse.
  • Parvenu à Toulouse, il sert les pauvres et les malades.
  • Ses funérailles.

Épisodes posthumes.

  • Il ramène à la vie un enfant tombé d’un balcon.
  • A Marseille, un jeune homme tiré une flèche sur son frère et le tue. Il est arrêté et décapité. Alors que les corps des deux frères sont exposés dans l’église de Saint-Louis, leur mère invoque le saint. Celui-ci apparaît : les deux corps sont ramenés à la vie sans qu’aucune trace de leurs blessures ne soient visibles.

[1] Le décès de son frère ainé Charles Martel faisant de Louis d’Anjou l’héritier de la couronne de Naples, celui-ci s’est désisté au profit de son frère Robert afin d’assumer sa vocation religieuse.

[2] A la suite du traité d’Oloron signé après des Vêpres siciliennes (révolte populaire des siciliens contre la domination du roi français Charles d’Anjou, survenue à Palerme et Corleone, le mardi de Pâques 31 mars 1282, Louis et deux de ses frères, Robert et Raymond Bérenger, sont livrés en otage au roi d’Aragon. Il est retenu prisonnier en Catalogne pendant sept ans (de l’âge de quatorze à vingt-et-un ans).