Andrea della Robbia (Florence, 1435 – 1525) : neveu de Luca della Robbia, céramiste florentin spécialiste, lui aussi, de la terracotta invetriata [1]Terracotta invetriata : Terre cuite émaillée.. Devenu patron de l’atelier familial à la mort de son oncle, il y forme cinq de ses fils. Contrairement à ses célèbres prédécesseurs, il n’est pas à proprement un sculpteur et il s’inspire plus de la peinture contemporaine que de la sculpture. Ses œuvres, souvent en bichromie blanche et bleue, sont répandues dans les églises et les palais à travers toute la Toscane.
ŒUVRES VISIBLES À SIENNE ET DANS LE PAYS SIENNOIS
- Retable des Lys. Montepulciano, Duomo.
- San Sebastiano. Montalcino, Museo Civico e d’Arte Sacra.
- Vierge couronnée. Radicofani, église San Pietro.
- Christ en croix. Radicofani, église San Pietro.
- Vierge couronnée. Radicofani, église Santa Agata.
LA FAMILLE DELLA ROBBIA
À l’origine de la lignée se trouve Simone di Marco di Vanni della Robbia [2]Robbia (terme toscan) : garance. La garance des teinturiers (lat. : Rubia tinctorum) est une plante vivace originaire du sud-est de l’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du nord. Elle était utilisée par les teinturiers comme colorant rouge. (1343 – ??), teinturier de profession. Ses deux fils sont :
- Marco della Robbia (1385 – 1448)
- Simone della Robbia (1394 – entre 1446 et 1451)
- Luca della Robbia (1400 – 1482)
Le frère ainé de Luca, Marco, a un fils :
- Andrea della Robbia (1435 – 1525). Andrea, fils de Marco, est donc également le neveu de Luca. Il a lui-même cinq fils :
- Marco della Robbia ‘le Jeune’ (1468 – 1534) devenu moine (Fra’ Mattia della Robbia) à partir de 1496
- Giovanni della Robbia (1469 – 1529)
- Luca della Robbia ‘le Jeune’ (1475 – 1548 ?)
- Francesco della Robbia (1477 – 1527) dit Fra’ Ambrogio della Robbia (actif à Sienne en 1504 et Montelupone en 1526)
- Girolamo della Robbia (1488 – 1566), le cadet ; exerce sa carrière de sculpteur en France ; il est l’auteur du transi de Catherine de Médicis (vers 1565), actuellement au Musée du Louvre
À l’exception de Girolamo, appelé en France par le roi François Ier, tous les membres de la famille della Robbia sont demeurés sédentaires et ont travaillé dans l’atelier florentin créé par Luca. Ce ne sont donc pas les artistes qui se sont déplacés (aucun d’eux n’a travaillé à Sienne) mais leurs œuvres. Dans la Vita de Luca della Robbia, Vasari écrit : « La réputation de ce type d’œuvres s’étant répandue non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe, ceux qui voulaient en posséder devinrent si nombreux que les marchands florentins qui faisaient travailler continuellement Luca en envoyaient dans le monde entier. Et comme lui seul ne pouvait suppléer à tout, il fit abandonner le ciseau [de sculpteur] à Ottaviano et Agostino, ses frères, et leur fit faire ce type de travaux grâce auxquels tous gagnèrent beaucoup plus d’argent qu’il n’en avaient jamais gagné auparavant ; c’est pourquoi, outre leurs œuvres, ils furent envoyés en France et en Espagne […] [3]« La fama delle quali opere spargendosi non pure per Italia, ma per tutta l’Europa, erano tanti coloro che ne volevano, che i mercatanti fiorentini, facendo continuamente lavorare a Luca con suo molto utile, ne mandavano per tutto il mondo. E perchè egli solo non poteva al tutto suplire, levò dallo scarpello Ottaviano e Agostino suoi fratelli e gli mise a fare di questi lavori, nei quali … Poursuivre ».
Notes
| 1↑ | Terracotta invetriata : Terre cuite émaillée. |
|---|---|
| 2↑ | Robbia (terme toscan) : garance. La garance des teinturiers (lat. : Rubia tinctorum) est une plante vivace originaire du sud-est de l’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du nord. Elle était utilisée par les teinturiers comme colorant rouge. |
| 3↑ | « La fama delle quali opere spargendosi non pure per Italia, ma per tutta l’Europa, erano tanti coloro che ne volevano, che i mercatanti fiorentini, facendo continuamente lavorare a Luca con suo molto utile, ne mandavano per tutto il mondo. E perchè egli solo non poteva al tutto suplire, levò dallo scarpello Ottaviano e Agostino suoi fratelli e gli mise a fare di questi lavori, nei quali egli insieme con esso loro guadagnavano molto più, che insino allora con lo scarpello fatto non avevano; perciò che, oltre all’opere che di loro furono in Francia et in Ispagna mandate […] » Giorgio Vasari, Le vite de’ piu eccellenti pittori, scultori, et architettori (« Vita di Luca della Robbia »), 1568. |
