Luca della Robbia

Luca della Robbia ou Luca di Simone di Marco della Robbia (Florence, v. 1399 – 1482) : sculpteur et céramiste florentin, oncle du céramiste Andrea della Robbia. Luca commence sa carrière comme sculpteur aux côtés de Donatello avant de découvrir la technique permettant de réaliser des sculptures en terre cuite émaillée polychrome [1]La polychromie des œuvres de Luca se limite, en réalité, au bleu et au blanc (ou ivoire).. Il développe cette technique avec succès et pour pouvoir s’y dédier exclusivement, abandonne la sculpture et développe un atelier (bottega) très actif avant de transmettre son art à ses proches parents, assurant à la fois le succès et la prospérité de la famille pour plusieurs générations.

Dans la Vita de Luca della Robbia, Vasari, admiratif, évoque l’une des premières œuvres exécutées par Luca : « […] le Magnifique Piero di Cosimo de’ Médici [2]Piero di Cosimo de’ Médici ou Pierre Ier de Médicis (Florence, 1416 – 1469), surnommé Pierre le Goutteux (Piero il Gottoso) à cause de l’arthrite déformante dont il souffrait : fils de Cosimo et héritier de la banque Médicis, il dirige les affaires de la République de Florence de 1464 à sa mort. qui fut parmi les premiers à faire travailler des objets de terre cuite colorée par Luca, lui fit faire toute la voûte en berceau d’un scriptorium (bureau) dans le palais édifié […] par Cosimo, son père, avec des fantaisies décoratives variées, et le pavement à l’identique, qui fut chose singulière et très utile pour l’été. Et il s’agit sans aucun doute d’une merveille, qui était alors une chose très difficile à réaliser et exigeait d’avoir une maîtrise parfaite dans la cuisson de la terre. Luca conduisit ces travaux à une telle perfection que, aussi bien la voûte que le pavement apparaissent, non pas séparément, mais comme s’il s’agissait d’un seul ensemble [3]“[…] il Magnifico Piero di Cosimo de’ Medici, fra i primi che facessero lavorar a Luca cose di terra colorite, gli fece fare tutta la volta in mezzo tondo d’uno scrittoio, nel palazzo edificato […] da Cosimo suo padre, con varie fantasie, et il pavimento similmente, che fu cosa singolare e molto utile per la state. Et è certo una maraviglia, che essendo la cosa allora molto difficile … Poursuivre ».

ŒUVRES VISIBLES À SIENNE ET DANS LE PAYS SIENNOIS
LA FAMILLE DELLA ROBBIA

À l’origine de la lignée se trouve Simone di Marco di Vanni della Robbia [4]Robbia (terme toscan) : garance. La garance des teinturiers (lat. : Rubia tinctorum) est une plante vivace originaire du sud-est de l’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du nord. Elle était utilisée par les teinturiers comme colorant rouge. (1343 – ??), teinturier de profession. Ses deux fils sont :

  • Luca della Robbia (1400 – 1481)
  • Marco della Robbia (1385 – 1448). Marco, frère de Luca. Marco à un fils :
    • Andrea della Robbia (1435 – 1525). Andrea est donc également le neveu de Luca. Il a lui-même cinq fils :
      • Marco della Robbia ‘le Jeune’ (1468 – 1534) devenu Fra’ Mattia della Robbia à partir de 1496
      • Giovanni della Robbia (1469 – 1529)
      • Luca della Robbia ‘le Jeune’ (1475 – 1548 ?)
      • Francesco della Robbia (1477 – 1527) dit Fra’ Ambrogio della Robbia (actif à Sienne en 1504 et Montelupone en 1526)
      • Girolamo della Robbia (1488 – 1566), le cadet ; exerce sa carrière de sculpteur en France ; il est l’auteur du transi de Catherine de Médicis (vers 1565), actuellement au Musée du Louvre

À l’exception de Girolamo, appelé en France par François Ier, tous les membres de la famille della Robbia sont demeurés sédentaires et ont travaillé dans l’atelier florentin créé par Luca. Ce ne sont donc pas les artistes qui se sont déplacés (aucun d’eux n’a travaillé à Sienne) mais leurs œuvres. Dans la Vita de Luca della Robbia, Vasari écrit : [5]“La fama delle quali opere spargendosi non pure per Italia, ma per tutta l’Europa, erano tanti coloro che ne volevano, che i mercatanti fiorentini, facendo continuamente lavorare a Luca con suo molto utile, ne mandavano per tutto il mondo. E perchè egli solo non poteva al tutto suplire, levò dallo scarpello Ottaviano et Agostino suoi fratelli e gli mise a fare di questi lavori, nei quali … Poursuivre

Notes

Notes
1 La polychromie des œuvres de Luca se limite, en réalité, au bleu et au blanc (ou ivoire).
2 Piero di Cosimo de’ Médici ou Pierre Ier de Médicis (Florence, 1416 – 1469), surnommé Pierre le Goutteux (Piero il Gottoso) à cause de l’arthrite déformante dont il souffrait : fils de Cosimo et héritier de la banque Médicis, il dirige les affaires de la République de Florence de 1464 à sa mort.
3 “[…] il Magnifico Piero di Cosimo de’ Medici, fra i primi che facessero lavorar a Luca cose di terra colorite, gli fece fare tutta la volta in mezzo tondo d’uno scrittoio, nel palazzo edificato […] da Cosimo suo padre, con varie fantasie, et il pavimento similmente, che fu cosa singolare e molto utile per la state. Et è certo una maraviglia, che essendo la cosa allora molto difficile e bisognando avere molti avvertimenti nel cuocere la terra, che Luca conducesse questi lavori a tanta perfezzione, che così la volta come il pavimento paiono, non di molti, ma d’un pezzo solo.”. Giorgio Vasari, Le vite de’ piu eccellenti pittori, scultori, et architettori (“Vita di Luca della Robbia”), 1568.
4 Robbia (terme toscan) : garance. La garance des teinturiers (lat. : Rubia tinctorum) est une plante vivace originaire du sud-est de l’Europe, d’Asie occidentale et d’Afrique du nord. Elle était utilisée par les teinturiers comme colorant rouge.
5 “La fama delle quali opere spargendosi non pure per Italia, ma per tutta l’Europa, erano tanti coloro che ne volevano, che i mercatanti fiorentini, facendo continuamente lavorare a Luca con suo molto utile, ne mandavano per tutto il mondo. E perchè egli solo non poteva al tutto suplire, levò dallo scarpello Ottaviano et Agostino suoi fratelli e gli mise a fare di questi lavori, nei quali egli insieme con esso loro guadagnavano molto più, che insino allora con lo scarpello fatto non avevano; perciò che, oltre all’opere che di loro furono in Francia et in Ispagna mandate […]”. Giorgio Vasari, Op. cit.
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