Le Paradis [1]Le mot paradis, d’origine perse (pairi daesa), repris en hébreu (pardès) et en grec (paradeisos), désigne un « verger entouré de murs » et correspond au jardin décrit dans la Genèse. terrestre, également nommé Jardin d’Eden ou Jardin des délices, est le jardin merveilleux dans lequel, selon l’Ancien Testament, Adam et Ève auraient vécu quelques jours avant la Chute. On lit dans la Genèse qu’après avoir créé la terre et l’avoir rendue fertile, l’ « Éternel Dieu » installa l’homme « qu’il avait formé » dans le jardin d’Eden situé « du côté de l’orient ». Ce jardin délicieux était planté d’« arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger », parmi lesquels « l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. » On y trouve aussi un fleuve qui se divise en quatre bras nommés Pishôn et Gihôn (longtemps pris pour le Gange et le Nil), Tigre et Euphrate. Ce verger toujours verdoyant sous un éternel printemps, bruissant de chants d’oiseaux, abonde en fleurs et en fruits multicolores et parfumés ; là vive des animaux pacifiques et se trouvent à profusion l’or et les pierres précieuses. Un mur le sépare du reste du monde (mur de feu ou « mur » d’eau). On en trouve la description détaillée dans la Genèse [2]« Lorsque l’Eternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. … Poursuivre.
Comme il n’est dit nulle part dans la Bible que le jardin d’Eden a disparu, sa localisation terrestre a fait l’objet de recherches depuis l’Antiquité. Dante le situe au sommet de la montagne du Purgatoire. « Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’on voit dans le paradis terrestre une forme du mythe antique de l’âge d’or, et qu’est abandonnée l’idée d’en retrouver le lieu sur la Terre. Il avait été un stimulant pour les voyages de découvertes. Désormais « céleste » et abstrait, le paradis devient pour la plupart des chrétiens un lieu immatériel sans rapport physique avec le firmament. » [3]« Où se trouve le paradis ? », BnF, Les Essentiels, mise en ligne : https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/e07a7e72-2f0b-44dd-bda3-176d81af6627-ou-se-trouve-paradis.
Iconographie
À l’intérieur d’un manuscrit des Antiquités judaïques de Flavius Josèphe conservé à la Bibliothèque nationale de France, une enluminure attribuée au ‘Maître du Hannibal de Harvard offre une vue très précise de l’aspect du jardin d’Eden [4]Voir : ‘Maître du Hannibal de Harvard’, Dieu unit Adam et Ève..
Notes
| 1↑ | Le mot paradis, d’origine perse (pairi daesa), repris en hébreu (pardès) et en grec (paradeisos), désigne un « verger entouré de murs » et correspond au jardin décrit dans la Genèse. |
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| 2↑ | « Lorsque l’Eternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n’était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore : car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait point d’homme pour cultiver le sol. Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium (*) et la pierre d’onyx. Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. Le nom du troisième est Hiddékel ; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate. L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. » (Ge 2, 4-15). (*) « On s’est fort tourmenté pour savoir ce que c’est que ce bdellium qu’on trouvait au bord du Phison, fleuve du paradis terrestre, qui tourne dans le pays d’Hévilath où il vient de l’or. » Voltaire, « Bdellium », Dictionnaire Philosophique [1764], Christiane Mervaud (dir.), Oxford, Voltaire foundation, 1994-1995. |
| 3↑ | « Où se trouve le paradis ? », BnF, Les Essentiels, mise en ligne : https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/e07a7e72-2f0b-44dd-bda3-176d81af6627-ou-se-trouve-paradis. |
| 4↑ | Voir : ‘Maître du Hannibal de Harvard’, Dieu unit Adam et Ève. |

