Dans la légende grecque, les Hespérides sont les « Nymphes du Couchant », filles d’Atlas [1]Hygin, Astronomie, II, 3. et d’Hespéris [2]Selon les différentes versions de la légende, les Hespérides peuvent aussi être filles de Nyx (la Nuit) seule (Hésiode, Théogonie, 215), de Nyx et d’Érèbe (Hygin, Fables, Préface ; Cicéron, De natura deorum, III, 17), de Phorcys et Céto (Apollonios de Rhodes, Argonautiques, IV, 1399), d’Hespéros (Euripide, Hippolyte, 742) ou de Zeus et Thémis (Servius, Ad … Poursuivre. On en compte traditionnellement trois, soit quatre de moins que l’abbé Massieu [3]Voir note 1., dont les noms varient. Ceux qui reviennent le plus souvent sont Églé [4]Églé ou Aeglé, « la brillante », est une des trois Hespérides., Érythie [5]Érythie ou Erytheia ou Erythia (« la rouge ») est la seconde des trois sœurs. et Hesperaréthousa [6]Hesperaréthousa, « l’Aréthuse du Couchant ».. Elles résident dans un verger fabuleux, le jardin des Hespérides [7]Le jardin des Hespérides est un jardin d’immortalité réservé aux Dieux. Au cœur du jardin, un arbre fabuleux donne des pommes d’or. Gaia (la Terre) en offrit à Héra lors de ses noces avec Zeus car ces fruits étaient porteurs d’immortalité et de fécondité. Le jardin est gardé par les Hespérides. Aidées par un dragon à cent têtes, Ladon, elles interdisent quiconque de … Poursuivre, situé à la limite occidentale du monde, dans une « région fabuleuse, qui ne [peut] être accessible au commun des mortels » [8]Jean-Pierre Sanchez, Mythes et légendes de la conquête de l’Amérique, « Chapitre I. D’antiques présages », pp. 27-40.. Héra les a préposées, ainsi qu’un dragon immortel à cent têtes, à la garde des fameuses pommes d’or qu’elle avait reçues de Gaïa (la Terre) à l’occasion de son mariage avec Zeus.
« Il n’y a guère de sujet, sur lequel les Poëtes anciens ayent plus donné carriére à leur imagination [9]La liste de ces auteurs comporte notamment : APOLLODORE, Bibliothèque (II, 5, 11). Mise en ligne : https://remacle.org/bloodwolf/erudits/apollodorebiblio/livre1a.htm APOLLONIOS DE RHODES, Argonautiques (IV). Mise en ligne : https://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/apollonius/livre1.htm DIODORE DE SICILE, Bibliothèque historique (IV, 27 et … Poursuivre, que sur celuy des Hespéride », écrivait, en 1723, l’abbé Massieu dans un mémoire présenté à l’Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres [10]Abbé Banier, La mythologie et les fables expliquées par l’Histoire (…), A Paris, Chez Briasson, Libraire, rue S. Jacques, à la Science, 1738, t. 3, ch. 5, p. 453-454., qui poursuit : « Le même Auteur [Diodore de Sicile] ajoute dans le livre IV ‘Que les Mythologues disoient que dans le pays appellé Hesperitis, vivoient autrefois Atlas & Hesperus, tous deux freres, & tous deux très-fameux : qu’Hesperus étant devenu pere d’une fille nommée Hesperis, la donna en mariage à son frere Atlas, & que ce fut de cette fille que le pays Hesperitis avoit pris son nom. Atlas eut d’Hesperis sept filles, qui furent appelées Atlantides, du nom de leur pere, ou Hesperides, de celui de leur mere. »
Notes
| 1↑ | Hygin, Astronomie, II, 3. |
|---|---|
| 2↑ | Selon les différentes versions de la légende, les Hespérides peuvent aussi être filles de Nyx (la Nuit) seule (Hésiode, Théogonie, 215), de Nyx et d’Érèbe (Hygin, Fables, Préface ; Cicéron, De natura deorum, III, 17), de Phorcys et Céto (Apollonios de Rhodes, Argonautiques, IV, 1399), d’Hespéros (Euripide, Hippolyte, 742) ou de Zeus et Thémis (Servius, Ad Aen. IV, 484). |
| 3↑ | Voir note 1. |
| 4↑ | Églé ou Aeglé, « la brillante », est une des trois Hespérides. |
| 5↑ | Érythie ou Erytheia ou Erythia (« la rouge ») est la seconde des trois sœurs. |
| 6↑ | Hesperaréthousa, « l’Aréthuse du Couchant ». |
| 7↑ | Le jardin des Hespérides est un jardin d’immortalité réservé aux Dieux. Au cœur du jardin, un arbre fabuleux donne des pommes d’or. Gaia (la Terre) en offrit à Héra lors de ses noces avec Zeus car ces fruits étaient porteurs d’immortalité et de fécondité. Le jardin est gardé par les Hespérides. Aidées par un dragon à cent têtes, Ladon, elles interdisent quiconque de pénétrer les lieux. Dérober des pommes d’or au jardin des Hespérides est le onzième des douze Travaux d’Héraclès (Hercule). Après mille péripéties, Héraclès trouve enfin le jardin, et réussit à convaincre le titan Atlas, qui soutenait toute la voûte céleste sur ses épaules, de le remplacer pendant qu’il irait chercher les fruits. Atlas, étant le père des Hespérides, n’eut aucun mal à cueillir les pommes d’or, mais, trop heureux de se voir débarrassé de sa lourde tâche, il revint dire à Héraclès qu’il les rapporterait lui-même à Eurysthée. Héraclès dut encore ruser, proposant à Atlas de le soulager quelques instant pour qu’il puisse mieux se positionner. Évidemment, dès qu’Atlas reprit son fardeau, Héraclès s’enfuit avec les pommes d’or. On raconte que par la suite, Athéna fit rapporter les fruits aux Hespérides. |
| 8↑ | Jean-Pierre Sanchez, Mythes et légendes de la conquête de l’Amérique, « Chapitre I. D’antiques présages », pp. 27-40. |
| 9↑ | La liste de ces auteurs comporte notamment :
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| 10↑ | Abbé Banier, La mythologie et les fables expliquées par l’Histoire (…), A Paris, Chez Briasson, Libraire, rue S. Jacques, à la Science, 1738, t. 3, ch. 5, p. 453-454. |
