La Compagnia di San Giovanni Battista della Morte

La compagnie de Saint-Jean-Baptiste de la mort

La Compagnie a été fondée en 1425 pour assister les prisonniers et les condamnés à mort, et pour offrir aux pauvres une sépulture dans un endroit consacré. Son premier siège était localisé dans une salle située sous les voûtes de la cathédrale, à laquelle on accédait en empruntant l’escalier qui monte depuis le baptistère de San Giovanni vers la cathédrale.  

En 1445, l’Hôpital Santa Maria della Scala fit don à la Compagnie, pour construire son oratoire, d’une maison située via Mona Agnese et appelée encore aujourd’hui « Piaggia della Morte ». En 1464, la Compagnie apparaît comme débitrice d’une somme d’argent dépensée pour consoler les nécessiteux et enterrer les morts lors de l’épidémie de peste. En 1466, le chapitre de Santa Maria della Scala révoque la concession de la maison donnée en 1445, obligeant la Compagnie à recourir à la bienveillance de la Commune et à la charité des riches siennois pour soutenir la dépense.  

La Compagnie est supprimée avec les lois Léopoldines de 1786 [1]La réforme de la « Législation Criminelle Toscane » est décrétée le 30 novembre 1786 par le Grand-duc Pietro Leopoldo., conséquence de l’abolition de la peine de mort et de la torture dans tout le grand-duché de Toscane. [2]Dans le sillage de la Révolution française, la peine de mort, cependant, est rétablie par Pietro Leopoldo lui-même dès 1790, pour les coupables de soulèvement politique. En 1795, Ferdinand III, son successeur sur le trône de Toscane, la réintroduit également pour les crimes de trahison et les crimes contre la religion, ainsi que pour les meurtres avec préméditation. L’abolition … Poursuivre

Notes

Notes
1 La réforme de la « Législation Criminelle Toscane » est décrétée le 30 novembre 1786 par le Grand-duc Pietro Leopoldo.
2 Dans le sillage de la Révolution française, la peine de mort, cependant, est rétablie par Pietro Leopoldo lui-même dès 1790, pour les coupables de soulèvement politique. En 1795, Ferdinand III, son successeur sur le trône de Toscane, la réintroduit également pour les crimes de trahison et les crimes contre la religion, ainsi que pour les meurtres avec préméditation. L’abolition définitive survient en 1859, sous le gouvernement provisoire.

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