Lippo Memmi, « Maestà »

Lippo Memmi (Sienne, 1291 – 1356)

Maestà

Fresque

Inscriptions :

  • (dans la partie basse de l’encadrement) : « AL TEMPO DI MESSER NELLO DI MESSER MINO DE TALOMEI DA SIENA, ONOREVOLE PODESTÀ E CHAPITANO DEL CHOMUNE E DE POPOLO DELLA TERRA DI SAN GIMIGNANO » [1]
  • (dans la partie basse la plus à droite de l’encadrement) : « BENOZIUS FLORENTINUS PICTOR RESTAURAVIT ANNO DOMINI MCCCCLXVII »
  • (dans le bas de l’œuvre, les noms des saints figurés) : « S . ANTONIVS » ; « 
  • (dans le rouleau tenu par l’Enfant-Jésus) : « DILIGITE
  • (dans le rouleau tenu par saint ,) : « SALVE REGINA MUNDI, MATER DEI, QUAE SINE PENA PEPERISTI CHRISTUM, VOBIS COMMENDO DEVOTUM INFRA SCRIPTUM, NELLUM DOMINI MINI TOLOMEI IN ULNIS VESTRIS, ROGO AMORE MEI, UT PLACEAT VOBIS SUSCIPERE ISTUM, ET INTER SANCTOS VESTROS ESSE MIXTUM, ANGELOS PATRIARCAS VIVI DEI »

Provenance : In situ.

Sienne, Palazzo Comunale, Sala di Dante.

Rappelons, comme le fit Vasari, l’une des dernières interventions de Benozzo Gozzoli, qui a porté sur cette « image-manifeste » de la communauté de San Gimignano, déjà retouchée et agrandie dans la seconde moitié du XIVe siècle par Bartolo di Fredi.

Cette intervention atteste le statut de peintre civique incarné par Benozzo, la confiance dont il jouissait parmi les habitants de San Gimignano : le peintre, toujours fier de mettre sa signature au bas de ses œuvres, a laissé la marque cette intervention dans l’inscription : « BENOZIUS FLORENTINUS PICTOR RESTAURAVIT ANNO DOMINI MCCCCLXVII », effectuée sur les deux saints situés à l’extrême droite (Bartolo Buonpedoni et Luigi IX) dont il repeignit les visages et

[1] « Au temps de messire Nello de messire Mino Tolomei de Sienne, honorable podestat et capitaine du peuple de la commune et du peuple de la terre de San Gimignano »

[2] « Benozzo Gozzoli, peintre florentin, restaura [cette œuvre] en l’an de grâce 1467 »

[2] « Salut Reine du monde, Mère de Dieu, vous avez sans douleur mis au monde le Christ. Je confie le dévot Nello di Mino Tolomei, dont le nom figure ci-dessous, à vos bras. Je vous demande, par amour pour vous, qu’il vous plaise de le recevoir et qu’il soit uni aux saints, aux anges, et aux patriarches du Dieu incarné. »