Studio senese (poi Università di Siena)

Le premier document connu concernant le Studio senese est un décret du Podestat datant de 1240. Son originalité réside dans son modèle juridique particulier, non pas basé sur l’initiative des étudiants comme à Bologne, ni sur l’administration par les enseignants comme à Paris, mais sur une organisation gérée directement par la Commune. Les premières disciplines dispensées étaient le droit, la grammaire et la médecine. Les citoyens qui louaient un logement à des écoliers devaient payer une taxe, grâce à laquelle la Commune assurait le paiement des enseignants, choisis parmi les meilleurs.

La première grande expansion du Studio a eu lieu en 1321, lorsque de nombreux étudiants sont venus de l’Université de Bologne. La Comune approuva immédiatement l’allocation de sommes importantes pour accueillir au mieux ces étudiants qui bénéficièrent de nombreux privilèges, exonérations fiscales et franchises.  

En 1357, grâce au travail diplomatique du Consistoire, le Studio senese est référencé par l’empereur Charles IV parmi les Universités du Saint Empire romain germanique.  Cette reconnaissance permit à l’Université de développer un grand nombre de disciplines (à l’exception de la théologie) et d’accorder de larges privilèges aux enseignants et aux étudiants.

En 1416, un collège a été créé pour accueillir les étudiants étrangers à la République de Sienne, sur la base de la suppression de la Maison de la Miséricorde, transformée en Maison de la Sagesse. Elle a immédiatement attiré de nombreux étudiants venant de toute l’Europe.

Après la chute de la République, en 1555, les autorités de la ville ont obtenu de Cosimo dei Medici de conserver l’Université « avec tous ses revenus, privilèges et immunités, comme avant la guerre et dans les bons temps ».

En 1808, les Français, occupant la Toscane, fermèrent le Studio senese, ne gardant qu’une école de médecine, mais après la restauration, l’Université se développa de nouveau rapidement.

Le XXe siècle a vu la croissance constante de l’Université de Sienne, qui est passée de quatre cents étudiants inscrits dans les années vingt à plus de vingt mille ces dernières années. Aux facultés historiques de médecine, de chirurgie et de droit viennent s’ajouter celles de pharmacie, mathématiques, sciences physiques et naturelles, économie, littérature et philosophie, ingénierie et sciences politiques.

Pour en savoir plus et accéder au site de UNISI : https://www.unisi.it/ateneo/storia-dellateneo

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