Il s’agit d’un épisode des guerres d’Italie, opposant la France à l’empire de Charles Quint. Après la chute de la Seigneurie des Petrucci en 1525, la classe dirigeante siennoise était répartie en deux factions : les Libertini [1]Les Libertini (littéralement Libertins) constituèrent une faction politique ultra-démocratique et farouchement indépendantiste qui opérait à Sienne au XVIe siècle, notamment dans les années 1520. Ils furent l’une des principales forces de la vie politique tumultueuse de l’époque, caractérisée par de violentes luttes intestines et la tentative de maintenir … Poursuivre, en position dominante et qui décidèrent de s’allier à l’Empire de Charles Quint) et les anciens Noveschi (minoritaires et alliés historiques du pape). Sienne se trouvait encerclée par la famille Médicis : au nord, Alessandro de’ Medici, seigneur de Florence, et aux frontières méridionales, le pape Clément VII, Giulio de’ Medici.
Le pape, allié de la France et voulant réduire l’influence de Charles Quint, cherchait à conquérir la République de Sienne dans le but de créer en Italie centrale une vaste zone contiguë sous contrôle des Médicis.
L’attaque contre la République de Sienne (qui ne put bénéficier de l’apport des troupes impériales, engagées dans la lutte contre les luthériens et contre les ottomans) eut lieu le 25 juillet 1526. Les forces en présence étaient fortement déséquilibrées : 1100 cavaliers et 9000 fantassins pour les armées pontificale et florentine, contre 150 cavaliers et 500 fantassins du côté siennois. Malgré cela, la victoire des siennois fut sans appel, rappelant l’épopée de Montaperti, advenue en 1260, et confirmant, dans l’esprit des Siennois, la conviction d’être protégés par la Vierge Marie.
Notes
| 1↑ | Les Libertini (littéralement Libertins) constituèrent une faction politique ultra-démocratique et farouchement indépendantiste qui opérait à Sienne au XVIe siècle, notamment dans les années 1520. Ils furent l’une des principales forces de la vie politique tumultueuse de l’époque, caractérisée par de violentes luttes intestines et la tentative de maintenir l’indépendance républicaine face aux ingérences extérieures, en particulier celles des Médicis et de la papauté. |
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