Stefano di Giovanni, dit ‘Il Sassetta’, « Croix peinte de San Martino » (reconstruction)

Stefano di Giovanni, dit ‘Il Sassetta’ (Sienne ou Cortone, 1392 [?], documenté à Sienne à partir de 1426 – 1450 ou 1451)

Reconstruction de la Croce di San Martino (Croix de San Martino), 1433.

Tempéra et or sur panneau. 

Provenance : église de San Martino, Sienne.

Comme le note Tommaso Fecini (1431-1479, 1931-1939 ; d’après Tizio, vers 1506 – 1528, 1998), Sassetta peignit en 1433 une grande croix pour l’église de San Martino à Sienne, qui fut signée et datée (Chigi, 1625-1626, 1939, p. 316) et a été soigneusement décrite par Guglielmo della Valle (1786), avant d’être détruite pour fabriquer des portes en 1820 (Romagnoli, avant 1835, 1976, pp. 421, 430). Trois fragments ont été conservés, aujourd’hui dans la collection Chigi Saracini à Sienne : la Vierge et le saint Jean triste initialement positionnés aux extrémités du bras horizontal [1]Le patibulum., et le suppedaneum avec l’Elemosina di s. Martino (l’Aumône de Saint Martin[2]Machtelt Israëls, dans Da Jacopo della Quercia a Donatello, 2010, pp. 234 s. n. C.19.. Dans ce panneau, la figure du pauvre dépend de « l’ignudo che triema » du baptême masaccesque des néophytes de la chapelle Brancacci de Florence (Longhi, 1940, 1975, p. 16).

Le sauvetage de trois fragments du Crucifix peint en 1433 par Sassetta pour l’église de San Martino de Sienne est très probablement dû à Galgano Saracini [3]Galgano Lucarini Saracini (Sienne, 1752 – 1824) : membre d’une famille de patriciens siennois et grand collectionneur, il est l’un des pionniers de la redécouverte de la culture artistique de Sienne. Dès 1806, il ouvre sa collection privée aux chercheurs et aux étudiants dans l’actuel Palazzo Chigi Saracini.. Il s’agit bel et bien d’un sauvetage puisque, comme le rappelle Ettore Romagnoli, les moines du couvent de San Martino, dans le réfectoire duquel se trouvait alors la croix, avaient scié cette dernière « […] pour en récupérer le bois afin d’en faire des portes [4]Giancarlo Gentilini, Carlo SISI (dir.), La scultura. Bozzetti in terracotta, piccoli marmi e altre sculture dal XIV al XX secolo : collezione Chigi Saracini, Florence, SPES, 1989. ». Les trois fragments parvenus jusqu’à nous sont visibles dans la Collection Chigi Saracini :

Notes

Notes
1 Le patibulum.
2 Machtelt Israëls, dans Da Jacopo della Quercia a Donatello, 2010, pp. 234 s. n. C.19.
3 Galgano Lucarini Saracini (Sienne, 1752 – 1824) : membre d’une famille de patriciens siennois et grand collectionneur, il est l’un des pionniers de la redécouverte de la culture artistique de Sienne. Dès 1806, il ouvre sa collection privée aux chercheurs et aux étudiants dans l’actuel Palazzo Chigi Saracini.
4 Giancarlo Gentilini, Carlo SISI (dir.), La scultura. Bozzetti in terracotta, piccoli marmi e altre sculture dal XIV al XX secolo : collezione Chigi Saracini, Florence, SPES, 1989.

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