Prédelle

Matteo di Giovanni et Giovanni di Pietro, prédelle du « Polittico di san Giovanni in Val d’Afra ». Sansepolcro, Museo civico.

Élément de support du retable, la prédelle a d’abord été une sorte de marche de bois dont la fonction était de surélever l’image religieuse figurée dans la partie centrale, afin, notamment, d’en améliorer la visibilité. A l’heure du polyptyque, sans perdre tout-à-fait sa fonction initiale, et grâce à son format oblong, la prédelle devient un support à part entière de l’iconographie : divisée en compartiments, elle reçoit alors des images peintes venues compléter la signification et/ou la narration de l’ensemble figuratif. Elle constitue dorénavant un élément à part entière du système de représentation mis en œuvre au sein du polyptyque.

Nécessairement de petite taille, les épisodes narratifs et autres scènes de nature évangélique figurés dans la prédelle sont peints avec un soin tout particulier, la plupart du temps par le maître en personne, et constituent de véritables bijoux picturaux.

Il existe des prédelles dont le décor continu occupe toute la surface disponible. 

Giovanni di Paolo, “Giudizio universale, Il Paradiso, L’Inferno” (Jugement universel, Le Paradis, L’Enfer), vers 1460. Sienne, Pinacoteca Nazionale .