Guido da Siena e Dietisalvi di Speme, « Dossale di Badia Ardenga »

Hypothèse de reconstitution du Dossale (retable) di Badia Ardenga (1270-1280) sans la « Madonna col Bambino », in Nicolas Sainte Fare Garnot (sous la direction de), « De Sienne à Florence. Les Primitifs Italiens. La collection du Musée d’Altenburg »(catalogue d’exposition [du 11 mars au 21 juin 2009], Paris, Musée Jacquemard André). Bruxelles, Fond Mercator, 2009.
Hypothèse de reconstitution du Dossale (retable) di Badia Ardenga (1270-1280) parue dans « Claritas : Das Hauptaltarbild in Dom zu Siena nach 1260. Die Rekonstruktion », catalogue d’exposition, Staatlichen Lindenau-Museum, Berlin 2001.

Guido da Siena (Sienne, seconde moitié du XIIIe siècle) et Dietisalvi di Speme (Sienne, documenté de 1250 à 1291)

Retable de Badia Ardenga, 1270-1280.

Tempera et or sur panneaux.

Provenance : Cathédrale de Santa Maria Assunta, Sienne (?).

Hypothèse(s) de reconstitution

Le retable ou dossale, aujourd’hui démembré, est documenté au XVIIIe s. à Badia Ardenga, près de Montalcino. Il n’est pas exclu qu’il ait pu initialement faire partie des ornements liturgiques présents dans l’abside de la Cathédrale de Sienne à la fin du XIIIe s. Vers 1842, le peintre et collectionneur allemand J. A. Ramboux se rend à Badia Ardenga où il achète les trois panneaux conservés aujourd’hui au Louvre et à Utrecht. Les dessins [1] qu’il a réalisés à cette occasion montrent que neuf autres panneaux ainsi qu’un Couronnement de la Vierge (Londres, Courtauld Institute of Art) se trouvaient encore sur place. Selon la critique la plus récente, la structure de l’œuvre comportait bien un total de douze compartiments de format identique, encadrant vraisemblablement un panneau central de dimensions plus importantes, et sommé du Couronnement de la Vierge de Londres.

Présence d’un panneau central (?)

Il existe actuellement deux hypothèses de reconstitution selon que le panneau central est considéré comme étant la Madonna del Voto appartenant à la Cathédrale de Sienne, ou non :

Compartiments latéraux

Si la structure et la provenance initiales du dossale demeurent problématiques, les douze scènes de la vie du Christ (six Épisodes de l’enfance du Christ et six Épisodes de la Passion du Christ) partagées aujourd’hui entre les musées de Sienne, Paris, Altenburg, Utrecht et Princeton faisaient certainement partie quant à eux d’un même ensemble. Tous datent des années 1270-1280 :

Le pinacle

[1] Ces dessins sont conservés au Städel Museum de Francfort.