Badia Ardenga

La Badia dell’Ardenga, située dans le Val d’Ombrone, entre Montalcino et Buonconvento, a été fondée au XIe s. par Ardingo di Ranieri, comte Ardengheschi de la famille Ranieri, d’origine française. Initialement bénédictine, l’abbaye a ensuite été reprise par des moines de la Congrégation des Vallombrosains, communauté créée en 1039 par San Giovanni Gualberto. Le monastère fut partiellement détruit lors des guerres entre cités qui marquèrent la période médiévale dans cette région du sud de la Toscane. L’abbaye fut supprimée en 1464 par le pape Pie II, pour des raisons encore inconnues, suite à la publication d’une bulle émanée de Petriolo, où ce dernier devait se faire soigner dans un site dont les eaux thermales demeurent réputées. [1]La légende raconte que les frères, avant d’être dépossédés de leurs biens par Pie II, cachèrent une cloche entièrement en or. Les biens de l’abbaye supprimée furent divisés en trois parts : l’une fut attribuée à la nouvelle Abbadia Ardenga, offerte en recommandation à la famille Tuti de Sienne ; les deux autres servirent à la construction de la cathédrale de Montalcino et au financement d’une croisade.

Église de Sant’Andrea

Dans l’église romane de Sant’Andrea, intégrée au complexe abbatial, certains éléments architecturaux de l’époque ont été mis au jour, et la découverte d’une ancienne crypte quasi complète a permis de confirmer sa datation. Cette crypte comporte sept nefs, dont deux occupent toute la largeur de l’église.

Les voûtes présentent des traces d’un décor composé d’anciens motifs floraux, peut-être les seuls existants dans la région siennoise. On notera également le clocher-fronton du XIVe siècle et les colonnes courbées vers l’extérieur de l’église.

Témoignages encore plus anciens sont les étagères ornées de têtes d’animaux, placées pour décorer le portail en travertin et celles qui soutiennent les armoiries sur la façade de l’église.

Œuvres provenant de la Badia Ardenga

Deux œuvres importantes en provenance de la Badia Ardenga sont conservées à la Pinacothèque de Sienne : un antependium roman, premier tableau daté (1215) de l’école siennoise, et les tablettes représentant des Récits de la Passion du Christ, attribuées à Guido da Siena (1275-1280), probables éléments d’un dossale plus important.

Notes

Notes
1 La légende raconte que les frères, avant d’être dépossédés de leurs biens par Pie II, cachèrent une cloche entièrement en or.

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