Giovanni di Paolo, « Madonna col Bambino e i santi Domenico, Pietro, Paolo e Tommaso d’Aquino »

Giovanni di Paolo (Sienne, vers 1400 – 1482)

Madonna col Bambino e i santi Domenico, Pietro, Paolo e Tommaso d’Aquino. Polittico Guelfi (Vierge à l’Enfant et les saints Dominique, Pierre, Paul et Thomas d’Aquin. Polyptyque Guelfi), 1445.

Tempéra et or sur panneau, 247 x 212 cm.

Inscriptions :

  • (sur les cahiers tenus par Paul) : « AD COLOS(S)IOS » ; « AD CORINTIOS » ; « AD ROMANOS »
  • (sur le livre tenu ouvert par Thomas d’Aquin) : « VERITATE(M) MEDITABITUR GUTTUR MEUM ET LABIA MEA DETESTABUNTU(R) IMPIUM » [1]« […] veritatem meditabitur guttur meum et labia mea detestabuntur impium » ([…] Car ma bouche proclame la vérité, Et mes lèvres ont en horreur le mensonge. ») Livre des Proverbes (Pr 8, 7.

Provenance : Sienne, Basilique de San Domenico. [2]Acquis en 1904 du collectionneur Niccolò Giaccone.

Firenze, Gallerie degli Uffizi.

John Pope-Hennessy [3]John Pope-Hennessy, Giovanni di Paolo. 1403-1483, London, Chatto & Windus, 1937. a identifié le polyptyque comme étant celui peint pour la famille Guelfi dans l’église de San Domenico (Sienne), où l’œuvre est peut-être demeurée jusqu’aux suppressions de la fin du XVIIIe et du début du XIXe s.

Autour de la Vierge à l’Enfant, de gauche à droite, apparaissent quatre saints parli lesquels, aux deux extrémités, deux dominicains [4]Ce nombre s’explique par la commande destinés à l’un des autels de la basilique siennoise de San Domenico. :

  • Dominique : chef d’ordre, il porte l’habit noir et blanc des Dominicains aisément reconnaissable, ainsi qu’une tige de fleur de lys, son attribut spécifique.
  • Pierre : immuablement, il arbore les deux clé, l’une d’or et l’autre d’argent.
  • Paul : tient une épée entre ses deux mains ainsi qu’une liasse de lettres.
  • Thomas d’Aquin : selon une iconographie fixée depuis le XIVe siècle, le saint présente un livre ouvert duquel émane un faisceau de rayons de lumière. Le texte lisible sur les pages du volume ouvert est extrait du livre des Proverbes. C’est par ce même texte que Thomas d’Aquin introduit la Summa contra gentiles.
Éléments de la prédelle du PolyptYque Guelfi

Un document du XVIe s. rappelle que la prédelle du polyptyque comportait des Épisodes de la Genèse et du Jugement Dernier. Deux compartiments de cette même prédelle (La Création, et Adam et Ève chassés du Paradis et Le Paradis), sont conservés de nos jours au Metropolitan Museum de New-York (Robert Lehman Collection). Du fait que le panneau sur lequel est peint le Paradis a été a été scié et amputé de sa partie droite, il est probable qu’il ne formait qu’un seul compartiment central avec les scènes du Jugement Dernier, et de l’Enfer à l’autre extrémité, à l’instar d’un autre panneau célèbre, également de la main de Giovanni di Paolo (Il Giudizio universale, il Paradiso, l’Inferno, Sienne, Pinacoteca Nazionale). Il est possible que le compartiment situé à l’extrémité droite de la prédelle, faisant pendant à la Création, ait représenté une scène du Déluge. [5]Carl Strehlke, « Polittico Guelfi »  Keith Christiansen, Laurence B. Kanter, Carl Brandon Strehlke, Painting in Renaissance Siena. 1420–1500 (cat. d’exp.), New York, The Metropolitan Museum of Art, 1988.

Notes

Notes
1 « […] veritatem meditabitur guttur meum et labia mea detestabuntur impium » ([…] Car ma bouche proclame la vérité, Et mes lèvres ont en horreur le mensonge. ») Livre des Proverbes (Pr 8, 7.
2 Acquis en 1904 du collectionneur Niccolò Giaccone.
3 John Pope-Hennessy, Giovanni di Paolo. 1403-1483, London, Chatto & Windus, 1937.
4 Ce nombre s’explique par la commande destinés à l’un des autels de la basilique siennoise de San Domenico.
5 Carl Strehlke, « Polittico Guelfi »  Keith Christiansen, Laurence B. Kanter, Carl Brandon Strehlke, Painting in Renaissance Siena. 1420–1500 (cat. d’exp.), New York, The Metropolitan Museum of Art, 1988.
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